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 Souvenons-nous du 10 novembre 1920

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GIBET
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MessageSujet: Souvenons-nous du 10 novembre 1920   10/11/2014, 03:58

Non ce ne fut pas sur le champs que la bataille fut conduite...mais dans la rue pour faire plier le Palais Bourbon au nom de la glorification des soldats morts en 14/18
Rien n'est facile...même d'honorer nos héros quand la politique politicienne s'en mêle

Mais le pouvoir du peuple est redoutable quand lui s'en mêle "ensemble"

Souvenez-vous:


10 novembre 1920 : un soldat inconnu pour dire l'horreur d'une guerre



Le trajet du soldat inconnu jusqu'à la gare de Verdun, après le choix du corps par le caporal Thin.

L'idée de symboliser les morts de la guerre à travers le corps d'un soldat non identifié a germé dès 1916. Mais les débats politiques en retardent la réalisation après la fin de la guerre. Il faudra que les Britanniques décident de faire de même pour accélérer la procédure. Le choix du soldat inconnu marque d'une certaine façon la fin de la guerre.

A côté de la carrure de colosse du ministre André Maginot, le caporal Auguste Thin semble timide et fragile. Le militaire du 132ème régiment d'infanterie vient de désigner celui des huit cercueils choisis qui reposera sous l'Arc de Triomphe à Paris, pour symboliser le sacrifice, la souffrance de toute une nation et l'horreur d'une guerre sans précédent dans l'histoire de l'humanité.

Deux ans après l'armistice, il aura fallu du temps pour que la France réalise une idée qui a germé tôt. Dès le 18 juin 1915, la Chambre des députés, percevant le caractère dramatiquement inédit de cette guerre, se prononce en faveur de l'édification d'un monument aux soldats morts pour le pays. Le 20 novembre 1916, l'idée renaît à Rennes quand le président du Souvenir français, François Simon, lance : "Pourquoi la France n'ouvrirait-elle pas les portes du Panthéon à l'un de nos compatriotes oubliés, mort bravement pour la patrie ?"

Le Panthéon : le débat est lancé. Un chapelle, un livre d'or contenant l'énorme liste des Français tombés au combat plutôt que l'exposition du corps d'un soldat. Nous sommes en décembre 1918 et les discussions ne font que commencer. Elles vont durer un an. Pendant ce temps, sur le terrain, le travail d'identification des corps des disparus se poursuit, enquête minutieuse. Il faudra attendre le 12 septembre 1919 pour qu'un député, André Paisant, fédère 88 de ses collègues dont Maurice Manoury et André Maginot pour revenir au principe de l'inhumation d'un soldat au Panthéon. Mais le débat se poursuit, une commission des Beaux-Arts est mise en place pour la création d'un tombeau. Tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit l'idée qui soit enterrée.

La clé viendra de Londres. Les Britanniques constatent l'exceptionnelle ferveur populaire autour d'un cercueil symbolique, circulant dans les rues de la capitale en juillet 1920. Le peuple a besoin de pleurer collectivement la guerre pour se défaire de sa gangue. Les autorités décident donc d'inhumer un tommy inconnu à Westminster, à côté des souverains. L'évènement aura lieu le 11 novembre 1920.

La résolution britannique remobilise Paisant et ses confrères : la France, première à souffrir de la guerre sur son sol, ne peut faire moins bien que la Grande-Bretagne. Au Panthéon, donc. Mais il y a un problème : le 11 novembre 1920, le Panthéon est déjà retenu. Il doit accueillir le coeur de Gambetta, au cours d'une cérémonie couplant les 50 ans de la République et la commémoration de la victoire de 1918. Et les empoignades repartent de plus belle. Deux journalistes menacent publiquement d'aller déterrer un poilu et de placer le corps en travers du cortège de Gambetta. Le ministre Georges Leygue a tout de même accepté et la décision est prise de faire entrer en même temps un soldat inconnu et le coeur de Gambetta au Panthéon.

Le temps passe mais la question rebondit. Car la droite ne veut pas du Panthéon, ce temple républicain qu'elle n'apprécie pas vraiment. Elle préfère l'Arc de Triomphe, car le soldat inconnu n'est pas un grand homme comme les autres. Il est "le peuple tout entier". La gauche, elle, est contre : l'Arc de Triomphe est trop militaire à son goût.

Trois jours avant la date prévue pour la cérémonie, les députés hésitent encore. Ce 8 novembre, la séance à l'Assemblée est particulièrement houleuse. Des huées, une mer de paroles couvrent les discours. Mais l'Arc de Triomphe recueille finalement les voix.

Vingt ans plus tard, d'autres soldats défilent sur les Champs-Elysées. Au pas de l'oie. Ils sont allemands. Durant toute l'Occupation, les troupes nazies ne manqueront jamais de parcourir l'avenue-symbole de la puissance militaire française. Mais ils ne passeront jamais sous l'Arc de Triomphe. Pour ne pas piétiner le soldat inconnu.

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klary
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MessageSujet: le RMLE pendant la Grande Guerre   10/11/2014, 07:28

Du déclenchement du conflit  à 1914 -1918 avec le Régiment de Marche de la Légion Etrangère



https://sites.google.com/site/aaleducalvados/la-legion-etrangere-pendant-la-grande-guerre

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Briard
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MessageSujet: Re: Souvenons-nous du 10 novembre 1920   10/11/2014, 09:18

On peut alors songer au poème de la Légion Etrangère : "Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’Arche n’est pas fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé". (Pascal Bonetti, 1920, Le volontaire étranger)

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GIBET
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MessageSujet: Re: Souvenons-nous du 10 novembre 1920   11/11/2014, 00:23

Briard a écrit:
On peut alors songer au poème de la Légion Etrangère : "Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’Arche n’est pas fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé". (Pascal Bonetti, 1920, Le volontaire étranger)

Je n'ai pas retrouvé ce poème sur notre forum poésie des légionnaires
http://nos-mains.forumactif.org/t981-poesie-des-legionnaires

Je le mets ici mais tu pourras le déplacer


Le volontaire étranger

Le monde entier disait : la France est en danger ;

Les barbares demain, camperont dans ses plaines.

Alors, cet homme que nous nommions « l'étranger »

Issu des monts latins ou des rives hellènes


Ou des bords d'outre-mer, s'étant pris à songer

Au sort qui menaçait les libertés humaines,

Vint à nous, et, s'offrant d'un cœur libre et léger,

Dans nos rangs s'élança sur les hordes germaines.



Quatre ans, il a peiné, saigné, souffert.

Et puis un soir, il est tombé dans cet enfer...

Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense,

Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé

N'est pas cet étranger devenu fils de France

Non par le sang reçu mais par le sang versé ?


Pascal Bonetti, 1920

Et reçois celui-ci en sus:


Légionnaire Schumann
Extraits d'une saynète représentée pour la première fois au Casino municipal de Sousse, le 25 février 1937, avec la participation des légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie.

[...]
Dors, dors, mon enfant !
Toutes les fois qu'un légionnaire
Tombe sur la terre étrangère,
C'est un Français qui reste à toi,
France chérie ; c'est un enfant
De plus qui peut, en se berçant,
Rêver dans les bras de son père...
[...]
Soldats de la Légion,
La Légion étrangère,
N'ayant pas de Nation
La France est notre mère ;
Car nous avons là-bas
Conquis dans les combats
Toujours avec succès
Le Baptême français.

(Légionnaire inconnu)

Extraits de « Légion notre mère, anthologie de la poésie légionnaire 1885-2000 », Éditions Italiques, ministère de la Défense

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klary
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MessageSujet: Re: Souvenons-nous du 10 novembre 1920   11/11/2014, 01:21

POEME D'UN SOLDAT DE FRANCE

Sans hâte dans la nuit sombre, un soldat avance,

Seul le bruit de ses pas perce le long silence.

C’est la garde, et sous l’œil des étoiles amies,

L’ombre veille au repos du camp tout endormi.


En marchant dans le sable il songe à la bataille

Qui l’a fait ce matin enfant de la mitraille.

Ce baptême du feu, il l’a tant attendu!

A son intense appel la poudre a répondu.


Sous l’orage, en soldat, il a su se dresser

Et narguer de la Mort le présent empressé.

L’ennemi a ployé au vent de sa ferveur,

Et de la Faucheuse il a reçu les faveurs.


Lorsque le choc passé, il a levé la tête,

Il s’est vu seul debout, défiant la tempête;

A son côté, gisant, un cadavre endormi:

Comme en rêve il a vu le corps de son ami…


Il s’est précipité, refusant l’évidence,

Le cœur emballé dans une folle cadence;

Voyant son camarade étendu dans la plaine,

Il s’est soudain figé, abruti par la peine.



« La mort, c’était donc ça! » murmurait sa douleur,

« Un frère de combat tombé au Champ d’Honneur! »

Cruel enseignement pour un enfant du feu,

Qui quêtait sans y croire un destin plus heureux!


La révolte soudain prit corps en son esprit,

Vainqueur sans coup férir de son cœur tout épris;

La France était blessée par la mort d’un héros,

Pendant qu’en son pays on brûlait son drapeau!



Ce blason bien-aimé, brodé sur son treillis,

Sur son propre sol était tant souillé, haï!

Qui méritait la mort? Son frère ou bien le traître

Qui d’un pays d’accueil se prétendait le maître?


« Pourquoi fais-je la guerre en ces contrées lointaines

Quand la France en sa terre endure tant de haine?

Ce combat sans merci que je mène en errance,

Ce combat sans merci s’achèvera en France! »


Sans hâte dans la nuit, un soldat sombre avance,

Seul le bruit de ses pas perce le long silence;

Les yeux secs, un soldat serre fort son fusil,

Et continue sa ronde, le Coeur endurci...

SERGENT P.

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GIBET
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MessageSujet: Re: Souvenons-nous du 10 novembre 1920   12/11/2014, 02:54

Poèmes poignants!!

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MessageSujet: Re: Souvenons-nous du 10 novembre 1920   

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