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 L'Algérie était elle une Nation

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Briard
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MessageSujet: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty15/2/2010, 23:11

C'est effectivement la question qu'on est en droit de se poser lorsqu'on lit les manuels d'Histoire de nos chères têtes blondes ou les revues de banalisation "historiques" distribuées à profusion par les "Maisons de la Presse" de la pensée unique.
Il apparait donc nécessaire, lorsqu'on veut parler de la "Guerre d'Algérie", de rechercher dans le passé tout ce qui permettrait d'y trouver trace de cette "Nation", et qui justifierait la rébellion, plus ou moins tardive, de ses "Nationaux". Or, aussi loin que remontent nos connaissances sur le passé historique de ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui l'Algérie, et C.A. JULIEN l'a fort bien étudié, on ne trouve nulle trace d'une "Nation" constituée, aux frontières délimitées, qui réponde au nom d'Algérie.
Il est donc faux de prétendre comme le font nos historiens auto-proclamés, qu'en 1954 un peuple "Algérien" se soit soulevé contre le colonialisme français pour "libérer" un pays, une nation, qui lui appartenait avant la conquête française de 1830.C'est cette conquête française qui, partant du nom de la ville d'Alger (El Djezaïr francisé) allait lui donner ce nom et ces frontières, constituant ainsi une "Province" du royaume de France, l'Algérie.
Mais l'Histoire du Maghreb, car il s'agit plutôt de celà, est beaucoup plus complexe. En fait les Turcs ont été les derniers colonisateurs du Maghreb avant l'arrivée des Français qui en ont fait administrativement et géographiquement les trois pays que nous connaissons aujourd'hui: Tunisie, Algérie, Maroc. On peut répondre à celà que ces trois "Nations" seraient, un jour ou l'autre, arrivées à s'identifier. Mais au bout de combien de guerres ? Y aurait-il eu place pour cette Algérie entre Tunisie et Maroc ?
Les peintures rupestres du Tassili témoignent d'une première "civilisation" de ce paradis végétal qu'était le Sahara, où des girafes, des zébus et des antilopes paissaient dans la savane et où des chevaux étaient attelés à des chars... Avant que le désert ne sépare l'Afrique en deux parties bien distinctes, il y avait donc des peuples présents, certains remontés du Sud et isolés dans ce Maghreb méditerranéen où ils se mélangèrent aux peuples de la mer, venus du proche orient. Tout celà donna probablement naissance à ce peuple Berbère qui essaima de l'Atlantique à la Tripolitaine, qui ne put jamais trouver d'unité, partagé entre nomades et sédentaires, villes et campagnes, tribus de la côte et tribus des montagnes. Bousculé par toutes les invasions d'Est en Ouest, les Phéniciens venus de Tyr étant sans doute aux origines. Suivis des sémites de ce qui n'était pas encore la Palestine (on pense que la viticulture fut importée de Chanaan).
En nous arrêtant au III° siècle avant JC, on trouvait grosso modo, deux grandes confédération tribales qui se partageaient le Nord du pays: celle des Masaesyles, depuis la Moulouya jusqu'à Cirta sur laquelle régnait Syphax, et celle des Massyles, entre Cirta et le territoire carthaginois.
Sous la tutelle romaine, le pays fut divisé en Numidie, gardant Cirta pour capitale et Maurétanie* césarienne gouvernée par les descendants de Micipsa en particulier Juba II, Berbère trés représentatif de cette époque: élevé à Rome, épris de culture grecque, ayant beaucoup voyagé, lu, écrit, marié à la fille de la grande Cléopatre et de Marc-Antoine, il fit de sa capitale Iol-Césarée une trés belle ville.
Sans entrer dans les détails, ce qui serait fastidieux sur ce forum, on peut donc affirmer sans trop de risques que les Berbères furent les premiers et légitimes "propriétaires" de ce Maghreb qui allait connaître encore et bien avant l'arrivée des Français d'autres "colonisations"

* Maurétanie, qui n'a rien à voir avec la Mauritanie actuelle.
Première constatation: ce peuple "Berbère" n'était pas un peuple "Arabe" et bien entendu pas du tout islamisé et loin de l'être ! Il était probablement païen à l'origine et quelques tribus s'étaient converties au judaïsme avant l'arrivée des premiers chrétiens et des Romains...
Bien avant la Gaule, toute une partie de l'AFN est entrée dans la "latinité", soumise pour une longue période à une suprématie européenne trés semblable aux rives d'en face. D'abord occupation réduite au littoral méditerranéen puis étendue au-delà de l'Aurès vers le sud et l'ouest. le fossé fortifié du limes romanus englobait donc l'Aurès et se rapprochait de la côte dont il n'était séparé que d'une centaine de kilomètres prés d'Arzew (région d'Oran), conformément au seuil des pluies nécessaires à la culture des céréales. Au-delà du limes les territoires des tribus demeuraient inchangés.
C'est au II° siècle aprés J.C. que le Christianisme fut introduit par les Juifs convertis des ports, en même temps qu'en Gaule et en Espagne, et il connut la son apogée avec les basiliques de Tébessa, de Tipasa, de Djémila et de Tigzirt. Sans oublier le plus grand de tous les Berbères: Saint Augustin !
Les Romains enrolèrent énormément de Berbères dans leurs "légions", et on est quasiment certains aujourd'hui, que les troupes "romaines" qui allèrent jusqu'en Ecosse (mais oui) étaient essentiellement composées de Berbères. D'où certaines similitudes dans les sons musicaux.
Puis vinrent les Vandales
Les grandes invasions se poussant les unes les autres, les Vandales germaniques venus d'au-delà du Rhin et du Danube et fixés vers 415 dans la Bétique (l'Andalousie d'aujourd'hui) refoulés par les Wisigoths passèrent d'Espagne en Afrique vers 429, avec femmes et enfants au nombre de 80.000 et conduits par Genséric. Ces "Chrétiens" pillèrent Ténès, demantelèrent Cherchell et Tipasa, s'installèrent à Hippone et quelques années plus tard à Carthage où ils inaugurèrent la piraterie maritime et d'où ils partiront piller Rome en 455. Des tribus se joignirent aux envahisseurs pour attaquer domaines et villes, comme Timgad, razziée par les montagnards descendus des Aurès. En 533 leur chef Gélimer fut vaincu par Bélisaire que Justinien empereur d'Orient avait envoyé reconquérir le Maghreb.
Mais tandis que la Gaule allait devenir la France parceque les rois francs Childeric et Clovis y perpétueront leur lignée, les Numides, eux, vont passer sous la domination de l'Empire d'Orient, soumis à un exarque, vice-roi parlant grec.
Abandonnant la Maurétanie aux tribus, sauf quelques points de la côte, les Byzantins se retranchent dans la Numidie, relevant les villes plus fortifiées que jadis, protégées par des murailles (qu'on voit encore à Tébessa), de solides citadelles comme Timgad. les populations s'insurgent contre la domination étrangère, notamment dans l'Aurès où les guérilla entretiennent une semi-anarchie...
Mahomet meurt en 632, 22 ans aprés sa première révélation. l'Arabie, qu'il avait unifiée fut soulevée par une foi conquérante. Mais alors que l'armée byzantine fut défaite en 637, l'empire perse des Sassanides écrasé, la Palestine conquise en 638, et l'Egypte en 640, le Maghreb résista plus qu'aux Vandales. les Arabes ne l'abordèrent qu'en 647 et bien que victorieux devant Sbeitla, se retirèrent. Sidi Okba, neveu du Prophète, revint en 666, fonda Kairouan en 670, repartit lui aussi et ne revint qu'en 682 pour sa chevauchée légendaire jusqu'à l'Atlantique. Au retour de celle-ci, il fut tué près de Biskra, par Kossayla, chef de la tribu berbère des Aiurâba, qui resta maître de Kairouan avant d'être tué à son tour... S'étant emparé de Carthage, un nouveau conquêrant arabe, Hassan, se heurta douze ans plus tard à la résistance de l'Aurès où les tribus berbères enfin fédérées lui infligèrent défaites sur défaites sous l'impulsion d'une princesse Berbère juive, la Kahéna, qui fut trahie et tuée aprés sa capture en 698. Il ne fallut pas moins de quatre expéditions encore pour soumettre la Berbérie et convertir les principales villes du Maghreb à l'Islam. mais jusqu'au XI° siècle, il restera ça et là des communautés chrétiennes, en Kabylie notamment.
Et c'est une armée "Arabe", composée dans sa grande majorité par des Berbères convertis, qui part à la conquête de l'Espagne. C'est en 712 que le détroit de Gibraltar fut franchi par 12.000 cavaliers Berbères conduits, delon la légende par...12 Arabes !
Celà dit, l'Islam n'a pas apporté de paix au Maghreb. Au contraire ! du VIII° et X° siècles, celui-ci a été déchiré par autant de guerres intestines que de dissenssions religieuses, que vint aggraver l'invasion au XI° et XII° siècles de 200.000 bédouins indésirables en Arabie et en Haute-Egypte. Ces "Vandales" venus de l'est détruisent tout sur leur passage. Ils seront arrêtés par les Berbères marocains qui réussiront une tentative d'unification sous l'égide des Almohades. Mais, c'est tout de même encore une grande "pitié" de constater qu'unification ne signifie pas "paix" et que les tribus consacrent l'essentiel de leur temps à se battre.
Lorsque Maures et Juifs furent contraints d'émigrer devant la "Reconquista" espagnole, beaucoup se réfugièrent au Maghreb. Aprés les "Tagarins" d'Aragon, arrivèrent les Sévillans, terrorisés par l'Inquisition (1481), puis les Morisques andalous à la chute de Grenade, transférant leurs coutumes, leur culture et leur art, et aussi une passion de vengeance. Ne pouvant continuer la lutte contre les Chrétiens que par la Course en mer, ils multiplièrent les coups de main à partir de Mers zl Kebir sur Elche, Alicante, Malaga, de Bougie sur la Sicile, les Baléares, élargissant leurs expéditions et leurs razzias jusqu'à la Corse, et même Fréjus jusqu'au Luc (1475)...
Les petits ports de la rive africaine s'animèrent et certains même se développèrent. Sait-on ainsi que quelques uns de ces émigrés arrivèrent un jour au pied d'un contrefort rocheux du mont Bouzaréa, où se trouvait un petit mouillage précaire situé au bas d'une falaise et à l'abri relatif de quatre ou cinq îlots rocheux, que les autochtones appelaient el djezaîr !
On sait que ces autochtones étaient des Berbères, les Beni Mezrana, qui furent sous la domination d'une tribu d'origine hilâlienne, les Thaliba, et que dès 1300, des Chrétiens y furent captifs.
Dans l'élan de la reconquête et pour lutter contre la Course, les Espagnols débarquèrent en force sur divers points de la côte nord-africaine, en 1497 à Mellila. Huit ans plus tard, sous l'impulsion du terrible Cardinal Ximénès, la flotte de Pedro Navarro s'empara de Mers el Kébir, puis occupa Oran en 1509, Mostaganem, soumit Ténès, Dellys, Bône et Bougie, détruisant de fond en comble l'admirable ville et restant sur ses ruines jusqu'en 1555. Devant Argel (nom que les Espagnols donnèrent à El Djezaïr) fut construite une forteresse sur les îlots: le Peñon, défendue par une garnison maigrement ravitaillée...
Mais l'occupation espagnole ne fut jamais que restreinte. Ce ne fut qu'à Oran qu'elle se maintiendra plus de 250 ans, chassés par... une épidémie de choléra qui suivit un grave tremblement de terre qui détruisit toute la ville (1790).

A ce stade de mon récit, permettez moi de faire une petite pause, simplement pour vous faire remarquer que nous sommes en... 1790, c'est à dire à 40 ans de l'arrivée des Français, et qu'il n'y a nulle trace d'une "nation algérienne" et que le mot d'Algérie est toujours ignoré de l'Histoire... A 40 ans de l'arrivée des Français !

Cette parenthèse étant... sur le point d'être close vous allez me dire: "1790" ? Mais alors, et les Turcs ? Ils étaient déjà là, mais à El Djezaïr où par une extraordinaire et scandaleuse fortune, le port allait être promu métropole de la piraterie méditerranéenne, et de là la capitale artificielle et tard venue du Maghreb central, partiellement unifiée sous une occupation militaire turque qui devait durer prés de trois siècles ! Ce fut l'oeuvre de deux aventuriers les frères Barberousse, Aroudj et Kheir ed Dine.
Mais laissons le regretté Professeur Pierre Goinard nous conter leur aventure:
" Leur vie a été un invraisemblable roman. On les disait Grecs, fils d'un potier renégat de Mytilène, l'antique Lesbos. En août 1512 Aroudj est à Djerba, chef d'un millier de Levantins que lui a fournis le sultan de Tunis pour reprendre Bougie aux Espagnols; il échoue et y perd un bras, mais s'empare de Gigel (Djidjelli), aide les Beni-Abbès des Babors à triompher de leurs riveaux de Kouko en Grande Kabylie et marche avec 5.000 montagnards, ses alliés, sur El Djezaïr, où le Cheikh Selim el Teumi l'appelle pour venir à bout des Espagnols du Peñon. Aroudj supprime Selim et prend sa place en 1516... Une tempête opportune le préserve de la flotte de Diego de Vera, dont la moitié est détruite et il part conquérir Ténès, Blida, Médéa, Miliana, entreprend de couronner sa campagne en prenant Tlemcen. Mais combattu par les Espagnols d'Oran et les gens du pays, il est tué sur le Rio Salado. Son frère Kheir Ed Dîne fait alors offre de vassalité au sultan de Stamboul et en obtient 5.000 janissaires venant d'occuper l'Egypte. Basé à Gigel d'où ses galères commencent la guerre de Course de 1520 à 1525, il occupe Bône, puis Collo, puis Constantine, les Kabylies et s'empare le 27 mai 1529 du Peñon où résistaient encore 53 survivants dont trois femmes: leur chef, le vieux Don Martin de Vargas, griévement blessé, est emprisonné pendant trois mois, puis Kheir Ed Dîne le condamne à périr sous le baton et son corps est jeté à la mer.
Avec les matériaux de la forteresse démantelée, il fait construire des îlots à la terre, en deux ans, par dix mille esclaves chrétiens, la jetée qui devait conserver son nom, grâce à laquelle le port, désormais abrité du Nord-Ouest, pourra recevoir cent bateaux de l'époque.

A noter que Kheir ed Dîne, allié de François 1er alors en guerre avec Charles-Quint, s'installa pendant six mois à Marseille, où il fit transformer une vaste demeure en mosquée et d'où il alla, par mer, piller Nice qu'assiégeait le Duc d'Enghien. Aprés maint épisode aventureux, le vieux corsaire heureux, promu par le sultan Soliman grand amiral de sa flotte et berlerbey d'Afrique, mourut à Constantinople en 1546, âgé de soixante-seize ans, recru de gloire, et dit-on, de plaisirs.
Quelques années plus tôt, les Espagnols avaint tenté pour la troisième fois de s'emparer d'Alger; leur immense armada, réputée invincible (516 navires, 12.000 marins, 24.000 soldats) dirigée par Charles-Quint lui-même et commandée par Doria, sombra dans un effroyable désastre fin octobre 1541. Une tempête détruisit dans la baie la plus grande partie de sa flotte et l'empereur, dont le camp avait été installé au-dessus de la ville dut s'en retirer précipitamment, abandonnant la presque totalité des troupes au massacre.
Ainsi protégée par le sort, la ville des corsaires acquit un prestigieux renom d'inexpugnabilité: la puissance divisée de la chrétienté sera tenue en échec par ce port minuscule."
Il faut savoir que dans la période qui couvre un "gros" siècle, de 1530 à 1640, plus d'un million de Chrétiens furent mis dans les chaînes de l'esclavage par les pirates barbaresques ! C'est une constatation qui fut faite en ...1649 par Pierre Dan dans son "Histoire de la Barbarie et de ses corsaires"... Repentance ? Vous avez dit repentance ?
Mais on aurait tort de croire que les exactions des pirates barbaresques cessèrent en 1640 ! Pierre Dan en avait fait la constatation dés 1649, mais aprés lui, les attaques des rivages méditerranéens et des navires de commerce occidentaux continuèrent de plus belle, mettant cette activité au rang de première "source de revenus" du Maghreb... Alors lorsqu'on vient me parler de richesse "culturelle" de l'Algérie d'avant la conquête... permettez moi de sourire !

Ferat Abbas lui même le reconnaît quand il dit :

<< j'ai interrogé les pierres et les cimetières et je n'ai pas trouvé de "nation" algérienne, je l'ai cherché en vain !! >>
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Quantat

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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty16/2/2010, 07:48

"Algérie" vient de l'arabe "al jazaa'ir" , pluriel de "al jazira" qui signifie "l'île" (comme "Lille" d'ailleurs)... "LES îleS" parceque la région était un véritable patchwork... J'ignore le nombre de langues qu'on y parle, mais il existe plusieurs dialectes berbères et arabes (ce n'est pas le même arabe à Constantine et à Oran).
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roltanguy



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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty16/2/2010, 10:50

çà me semble redondant avec l'autre post puisque c'est le fondement de la guerre d'algérie.

nation ou pas nation ? . à qui ? pour qui?

je trouve enfin ce serait mieux que tu en parles sur l'autre car tu fortifies tes convictions avec çà et c'est très bien .beaucoup ignore complètement ce que tu décris . combien savent qu'actuellement outre le français leur gouvernement interdit la pratique du kabyle?de quel droit l'arabe les a envahit.Eux étaient là avant les berbères et les chaouis ...

maintenant si tu préfères disperser tu fais comme tu veux.
salut

ROL
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Briard
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty16/2/2010, 11:19

La République française acheta du blé algérien (employé ici par simplification) par l'intermédiaire de la maison israëlite Bacri mais ne le paya pas. Napoléon régla cette dette mais estima usuraires les inter^ts réclamés par Bacri, et les réduisit. Louix XVIII accorda un supplément pour régler ce litige. Bacri fit faillite et ses avoirs furent bloqués par ses créanciers. Le dey d'Alger réclama une partie des sommes bloquées en se déclarant créancier de Bacri mais sa créance souleva des contestations juridiques; il s'irrita contre le consul français. Charles X fit bloquer Alger par la voie maritime. Il tenta de négocier mais des canonniers turcs tirérent sur le navire qui transportait ses plénipotentiaires. Il fit alors occupé Alger par un corps de 37 000 soldats au début de juillet 1830. Louix Pilippe, arrivé au pouvoir, hésita à évacuer Alger pour ne pas reculer et laisser les pirates reprendre cette ville comme base d'attaque contre les navires et côtes d'Europe. Il y réduisit ses troupes à 25 000 hommes. La Légion en forma le quart. Les tribus arabes environnantes bloquèrent Alger. Des colonnes françaises les repoussèrent pour permettre le ravitaillement de la ville, s'efforcèrent de les soumettre et durent ensuite les défendre contre les tribus hostiles. Elles soumirent ces dernières par des razzias de bétail qui les affamèrent en partie. De fil en aiguille, elles occupèrent une partie de l'Algérois et débarquèrent à Bône et Oran sur le même mode opératoire. Le bey turco-algérien Ahmed dans le Constantinois et l'émir Abd el-Kader dans l'Oranie s'efforcèrent de soumettre les tribus et procédèrent à des atrocités contre celles qui restistaient. Elles réclamèrent la protection française. La France se trouva engagée dans un processus qui était par certains côtés une brutale guerre de conquête, et par d'autres côtés, une intervention humanitaire pour mettre fin à des guerres tribales et des massacres. Les Arabes avaient conquis au Moyen Age l'Espagne et le Portugal, ou ils s'étaient maintenus plusieurs siécles, ils avaient silloné la moitié méridionale de la France, l'auraient colonisée s'ils n'avaient pas été repoussés, s'étaient maintenus pendant des dizaines d'années dans le Roussillon et deux siécles dans une partie de la Provence. Leurs réclamations contre le colonialisme français ne saurait faire oublier qu'ils ont colonisé une bonne partie de l'Asie et de l'Afrique, dont l'Algérie, et ont longtemps colonisé une partie de l'Europe, de façon moins tolérante que l'intervention française en Algérie.

Louis Philippe estima que l'Algérie pouvait être le Far West américain avant l'heure de la France et absorber une partie des chômeurs français. Mais il n'envisagea pas l'extermination des Algériens, contrairement à ce qui allait se produire dans le Far West avec les Indiens autochtones. Le nombre d'Arabo-Berbéres d'Algérie, stagnant depuis le Moyen-Age, sera miltiplié par quatre pendant la présence française (ce qui dément formellement ce que nous disait Coco VB dans un autre post) qui mit fin aux guerres tribales et aux épidémies, en développant les ressources. Pendant ce temps, les peuplades autochtones d'Amérique du Nord furent réduites à hauteur de 90 %, et, dans d'autres contrées des chrétiens, sous domination musulmane, victimes de massacres sporadiques, eurent un sort plus dur que les musulmans algériens sous domination française. Cela ne signifie pas que la domination française ait été parfaite et bienfaisante en tous points. Mais ces constatations la replacent dans le contexte de l'époque.
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty16/2/2010, 13:52

Pardonnez moi de m'immiscer mais pour répondre à Roltanguy je referais une compilation de tous les éléments directs du sujet et une annexe avec tou les compléments.
Tels que le sujet est parti et des conclusions on peut aboutir? Je proposerai ultérieurement une réflexion identique pour la France L'Algérie était elle une Nation Icon_wink

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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty16/2/2010, 14:35

ben j'ai juste demandé amicalement à Briard de rester groupir si j'ose dire mais bon je peux pas le forcer ici c'est les mains c'est démocratie enfin c'est ma façon de voir .

pareil si çà se disperse je me casse le sujet est de taille j'ose m^me pas dire qu'il est incontournable .
compile mais je pense qu'il ne voudra pas.

sinon salut djeunzz gibet et salut ;hombre! BRIARD (;hombre! c'est MAN en espagnol et pareil c'est du respect L'Algérie était elle une Nation Lol ) on se comprendra
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty16/2/2010, 22:17

merci BRIARD A+

ROL
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty19/2/2010, 14:57

Sétif 1945


Sétif, entre Kabylie et frontière tunisienne... 8 mai 1945. La "Victoire" ! En Algérie, on a l'intention de fêter la capitulation de l'Allemagne nazie avec faste. Normal, les populations européennes et musulmanes ont donné beaucoup pour l'obtenir cette capitulation et l'Armée d'Afrique est encore dans sa quasi totalité là-bas, de l'autre côté de la mer...

Mais la fête va être tragiquement gâchée... Des morts, beaucoup de morts ! Mais aussi tout et n'importe quoi ! La propagande politique a pris largement le pas sur la vérité historique. Alors, cette vérité ? Nous, nous avons notre version des choses, appuyée sur des témoignages d'acteurs directement impliqués dans ces événements, mais aussi sur des archives officielles incontestables.


La France venait donc à peine de sortir de la guerre et en Algérie, les mouvements nationalistes commençaient à s'agitter. Ils avaient d'ailleurs profité des manifestations syndicales du 1er mai pour faire entendre leur voix. Le Sous-Préfet de Guelma, Achiary, avait prévenu ses supèrieurs hiérarchiques que des mouvements suspects, des allées et venues entre Alger et Constantine de leaders nationalistes algériens notamment, laissaient prévoir des troubles pour les jours prochains mais personne ne semblait vouloir réagir. Tous les défilés populaires accompagnant les manifestations officielles du 8 mai étaient autorisés. Seule réserve: l'interdiction de déployer tout drapeau ou pancarte nationalistes.
Quels sont ces mouvements ? Le PPA (Parti Populaire Algérien), les Oulémas (parti religieux islamiste) et les Amis du Manifeste de la Liberté (AML). Le PCA (Parti Communiste algérien) n'est pas solidaire puisqu'il est encore à ce moment là tout à fait opposé à une indépendance de l'Algérie. Et nous devons ajouter à ces partis politiques qui ne représentent, il faut le souligner qu'une faible partie de la population indigène, les Scouts Musulmans, fortement manipulés par les Oulémas.

Certains Musulmans, employés chez des Européens de Sétif et des environs de la petite ville du nord-constantinois, ont prévenu leur patrons de ne pas sortir le jour du 8 mai parceque, disent-ils, ce serait dangereux pour eux. Or le 8 mai c'est aussi le grand jour de marché hebdomadaire à Sérif, marché aux bestiaux principalement, et de nombreux indigènes venus des douars environnants sont "descendus" à Sétif.

Tandis que les cérémonies officielles ont commencé normalement, une colonne de 5 à 10.000 manifestants précédés d'une section de Scouts Musulmans, s'ébranle vers le centre de la ville, en criant des slogans nationalistes, mais aussi :"N'Ketlou Nassaara !" qui signifie 'Tuez les Européens", " A bas le colonialisme", "Libérez Messali" ! Arrivé en plein centre ville, Avenue Georges Clémenceau à hauteur du Café de France, un drapeau indépendantiste est déployé aux premiers rangs du cortège. Conformément aux ordres reçu, un commissaire de police, et deux inspecteurs s'avancent vers les manifestants et leur demandent de replier le drapeau. Le scout musulman qui le brandit refuse. Alors le commissaire essaie de le lui enlever des mains. Il est pris à partie, jeter à terre. Ses collègues sortent alors leurs armes et tirent en l'air pour le dégager. C'est alors que d'autres coups de feu claquent en provenance des rangs des manifestants, et une petite fille israëlite qui se là trouvait avec ses parents est tuée. ce sera la première victime "européenne" des émeutiers qui dès cet instant vont se ruer sur tous les "Roumis" qu'ils rencontrent, les abattant à coups de haches, de serpettes, de bâtons garnis de lames de rasoirs...
Simultanément, ce qui démontre la préméditation des émeutes; des incidents graves éclatent dans tout le département.

Les fermes des "colons" sont encerclées par des bandes armées, et ceux qui le peuvent se barricadent et ripostent avec leurs armes de chasse. Les villages subissent le même sort et tout ce qui représente "l'administration française" est incendié et saccagé. Mais tout celà est concentré sur la région Sétif-Guelma. Contrairement à ce qu'on a dit plus tard, l'Algérie ne s'est pas "soulevée" d'est en ouest ! Il y a quelques incidents en Kabylie, mais trés limités et marginaux.

Dans un premier temps c'est la gendarmerie mobile qui essaie de secourir les centres menacés, avec peu de moyens et quelques véhicules blindés (Half-tracks et AMM8 - c'est à dire camions semi-chenillés et auto-mitrailleuses sur pneus armées d'un canon de 20mm) le préfet du département et le sous-préfet de Guelma mettent en place des "milices" d'auto-défense, composées d'anciens combattants, de syndicalistes (et la CGT en fait partie!) de fonctionnaires européens et même de... Scouts Musulmans, encadrées par des gendarmes. Ces "milices" sont faiblement armées et toutes les armes mises à leur disposition par la gendarmerie seront rendues à leur dissolution (fusils de chasse et fusils "Lebel" de la guerre 14/18 Elles sont chargées de patrouiller en ville et de protéger les point sensibles) En aucun cas, elles ne seront chargées d'actions de représailles contre la population indigène. Il y a eu des cas de ce type. Isolés, et leurs auteurs ont été arrêtés et punis.

Quoi qu'il en soit, tous ces groupements d'auto-défense ont été dissous aprés quelques jours, lorsque l'arrivée des renforts militaires a été effective.
Quels sont ces "renforts militaires" ? Je rappelle que le 8 mai 1945, la quasi totalité de l'Armée d'Afrique est encore en Allemagne ou en Métropole. Ne restent en Algérie que des unités d'instruction ou de dépôt, composées surtout de troupes coloniales (Tirailleurs algériens ou africains). S'ajoutent bien sur la Gendarmerie Mobile et les pelotons d'instruction de la Légion étrangère à Sidi-Bel-Abbès (région d'Oran). Pas d'aviation, pas d'artillerie, pas de chars. Les transports de troupes disponibles sera effectué par des "Dakotas" US (qui ne peuvent transporter que 30 hommes et leurs équipements à la fois.) et par le train et la route.
En face, environ 50.000 émeutiers déchaînés et armés. Ils détiennent des armes de guerre (fusils Mauser ou Stati en provenance des stocks de l'armée allemande saisis en Tunisie) et comme je l'ai dit, menacent dangereusement les petits centres de colonisation, les fe'rmes isolées, les maisons forestières...
La "répression" était terminée, le calme étant revenu, le 22 mai 1945. Donc 14 jours d'insurrection, et 10 jours de riposte effective de l'armée. Et on voudrait nous faire croire que cette riposte aurait fait 45.000 victimes ! Soit 4.500 morts par jour !






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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty19/2/2010, 14:59

D'ailleurs, d'où vient de chiffre ? Il a été prononcé pour la première fois les 10 et 11 mai 1945 sur les ondes de la "Voix des Arabes", une radio "privée" qui émet à... Damas en Syrie et au Caire en Egypte... 48 heures aprés le début des événements la propagande arabe au Moyen-Orient établi ce chiffre totalement fantaisiste, mais qui sera repris des années plus tard et qu'un ambassadeur de France avalisera en 2003 au cours de cérémonies de commémoration par l'état algérien !

Ce chiffre qui est repris dès l'origine par la presse... anglo-saxonne dont des "représentants" se trouvent sur place...Nos services de renseignement ont également signalé que ces étranges journalistes, circulant en jeeps militaires et sur les lieux avant le déclanchement des troubles étaient appointés par l'OSS et l'IS, services secrets US et britanniques... Mais "libération" exige, personne n'en fera évidement cas.En ce mois de mai 1945, il n'y a en Algérie qu'un seul organisme fiable et dont les rapports minitieux ne peuvent être mis en cause, c'est ... la gendarmerie nationale. Elle va établir, trés minutieusement je l'ai dit, le bilan des victimes, de part et d'autre; 102 européens, et environ 1500 indigènes tués. je dis "environ 1500, parceque certains, considérés comme "morts" n'étaient en réalité qu'au maquis, et réapparaitront dans les semaines qui suivent.
Pour les européens, le bilan est facile à faire. Il suffit de compter les corps. Pour les indigènes c'est plus difficile, parceque certains ont été tués loin de leurs douars d'origine et d'autres ont été enterrés sans être signalés aux autorités. Mais tous, je dis bien tous, possèdent cette fameuse "carte de ravitaillement" sans laquelle il est impossible à l'époque, d'avoir accès à l'alimentation de base qui est, comme en Métropole, rationnée. Même en admettant une "marge d'erreur" importante, due comme je l'ai dit aux difficultés de comptage, on est fort loin des 45.000 morts de la propagande. Certains historiens honnêtes ont établi une "fourchette" ne dépassant pas les 3.000, ce qui est déjà considérable, bien sur !
J'ajouterai que en ce qui concerne la Marine nationale, venue appuyer les forces terrestre, on dispose, là encore des rapports minutieux établis à partir du nombre de coups de canons tirés, des munitions employées, et là aussi, on est obligé de constater que la plupart de ces coups etaient des coups de semonce exécutés avec des obus d'exercie ! Pour "encager" les bandes rebelles.

Le 23 mai, de grandes cérémonies d'Aman (de pardon) se déroulent sur les lieux en présence de toutes les autorités militaires, civiles et religieuses, et le général Duval, qu'on a appelé plus tard le "Boucher" de Sétif, est invité à une prière "oecuménique" à la mosquée de Constantine !

Voilà la vérité sur ces événements qui auraient du susciter immédiatement de la part du gouvernement français* un changement radical de la politique suivie jusqu'à présent, pour éviter ce que le général Duval avait prédit: "La paix pour dix ans"... Il s'était trompé de peu. 9 ans plus tard, en 1954, c'était le déclenchement de la "guerre d'Algérie" !

*Le gouvernement était présidé par le général De Gaulle et comptait 5 ministres communistes dont Maurice Thorez, et Charles Tillon (Ministre de l'Air)

On peut s'étonner de l'attitude du PCA par rapport à ces émeutes, sachant que 10 ans plus tard, il prendra fait et cause pour les indépendantistes. Elle est effectivement tout à fait contradictoire !
Bon, certes on sait que parfois et en fonction des ordres reçus de... Moscou, le parti français nous a habitué à des virages à 180°... Mais là...
C'est pourtant simple à comprendre. A cette époque le PCA s'appuie surtout sur les "petits-blancs", ce prolétariat européen des ouvriers, employés, fonctionnaires modestes, qui constitue la grande majorité de son électorat et sa base militante. Il n'est pas trés introduit chez les indigènes qui lui opposent leur religiosité. Et il est difficile pour un communiste de faire passer son message avant celui du Coran ! Ces "petits-blancs" ne sont bien entendu pas pour une indépendance qui ne verrait certainement pas l'amélioration de leur statut... Et le PCA veut donc d'abord "soviétiser" l'Algérie avant toute indépendance, qui risque de l'exclure de la future vie politique algérienne...
Alors on voit bien dans les défilés du 1er Mai à Alger et ailleurs, les cortèges de la CGT et du PCA, composés en majorité d'Européens, auxquels se mêlent les ouvriers et employés musulmans, mais jamais les "nationalistes" algériens. D'ailleurs ce 1er mai 1945, à Alger, ils formeront un cortège séparé qui provoquera des incidents faisant deux morts.

D'ailleurs pour vous donner une idée de la position du PCA à la fin du mois de mai 1945, voici la copie du tract qui était distribué par ses soins, je cite:

" IL N'Y A PAS DE "REVOLTE ARABE" - MAIS UN COMPLOT FASCISTE: VOILA LA VERITE !

Les Vichyssois du Gouvernement Général (de l'Algérie: NDLR) et autres agents de la 5° Colonne pour masquer leur crime disent partout: "Les Arabes se sont révoltés ! Ils ont massacré des Européens à Sétif !" et ils ajoutent: "On leur a donné trop de libertés: un seul moyen convient: la matraque."

Des gens de bonne foi, trompés et effrayés, le croient et le répètent.

IL N'YA PAS EU DE REVOLTE ARABE !

Depuis des mois les services du Gouvernement Général avec BERQUE et BALENSI se sont efforcés de créer des troubles en affamant les populations rurales, en couvrant les caïds voleurs et les Administrateurs corrompus et en se servant de leurs instruments, les mouchards et provocateurs pseudo-nationalistes. Les Musulmans dans leur ensemble, comme les Européens ont souffert sans rien dire.
Le 1er Mais, puis à l'occasion de la prise de Berlin par l'Armée Rouge et à celle de la capitulation des armées hitlériennes c'est par centaines de milliers qu'ils ont manifesté en parfaite communauté d'esprit avec les démocrates européens.
Mais il fallait que le sang coule: ON A DONC ORGANISE UNE TUERIE.

A Sétif, profitant des manifestations populaires du 8 mai, une poignée de provocateurs, de tueurs armés, recrutés parmi les éléments tarés du P.P.A. (les chefs sont restés à l'abri évidemment) ont froidement assassiné avec des méthodes hitlériennes. Ils se sont répandu ensuite dans les campagnes avec des autos, circulant librement, pouvant ainsi et à loisir, brûler, piller et tuer.

La grande masse des Musulmans est restée absolument étrangère aux pillages et aux assassinats. Elle en est la principale victime, puisque des milliers d'indigènes sont tombés sous les coups de la plus bestiale répression !

La presse a par ailleurs cité de multiples exemples de Musulmans sauvant la vie et la propriété d'Européens. En vérité:

IL Y EU UNE MONSTRUEUSE PROVOCATION A CARACTERE FASCISTE !

On a fait couler le sang en Algérie pour pouvoir prétexter une "révolte Arabe", et créer ainsi les conditions favorables à l'établissement d'une dictature fasciste dont les premières manifestations sont ce qu'ont eu l'audace de réclamer les gros "colons" vichyssois des Délégations financières, seigneurs de la terre, de la banque et des mines, a savoir:
1° L'organisation de la guerre civile par la création d'une milice fasciste sous le couvert de "garde civile";
2° La suppression des libertés démocratiques élémentaires (droit de pressen de réunion, de vote, etc..etc...);
3° Le discrédit sur le peuple de France dont les sentiments démocratiques se sont nettement affirmés lors des récentes élections, par l'inapplication de l'Ordonnance du 7 mars 1944 et le retour à l'odieux code de l'indigénat.
Voilà ce que représente le "maintien de l'ordre" pour les cent seigneurs de la colonisation et leurs agents du Gouvernement Général.
Personne ne sera dupe de cette criminelle manoeuvre.

L'ORDRE EN ALGERIE EXIGE :

1° Donner du pain et non des bombes.
2° Arrêter sans plus attendre la poignée de traîtres hier ravitailleurs de Rommel, aujourd'hui affameurs des populations algériennes.
3° Relever immédiatement de leurs postes, les hauts fonctionnaires vichyssois qui organisent ou couvrent le complot fasciste et en premier lieu BESQUE, BALENSI et LESTRADE-CARBONEL, préfet de Constantine.
4° Arrêter les délégués financiers européens qui ont rédigé et fait voter la motion de guerre civile du 15 mai 1945.
5° Annoncer sans nouveau délai la date des élections municipales et cantonnales en Algérie.

Telles sont les mesures qui nécessitent l'union totale des populations algériennes sans distinction de race, car, seules, elles permettront en union avec le peuple de France, de faire un pas décisif dans la voie du progrés et de la démocratie.

Là, et là seulement, est la voie du salut.

LE PARTI COMMUNISTE ALGERIEN. "

Fin de citation
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty19/2/2010, 15:02

Nous n'oublions pas non plus que l'Algérie, depuis le 8 novembre 42, comme toute l'Afrique du Nord, est placée sous administration "gaulliste". Darlan a été assassiné, Giraud mis à l'écart, et à Alger les "patrons" sont gaullistes et communistes et même si il reste quelques fonctionnaires nommés par Vichy, ils sont d'abord des fonctionnaires et obéissent aux ordres de la "Capitale de la France en guerre". Donc on voit mal comment en mai 1945, les "gens de Vichy" auraient pu y commanditer des événements révolutionnaires !

Qui a intérêt à grossir les événements ?

D'abord les Frères Musulmans, qui depuis le Caire, prêchent la "Guerre Sainte" contre l'Occident "judéo-chrétien". Ils manipulent en Algérie la confrérie des Oulémas qui sont les "savants musulmans" du Maghreb.
Ensuite les Américains. N'oublions pas qu'ils sont à l'époque profondément anti-colonialistes et qu'ils tiennent à profiter de l'avantage que leur donne la "victoire" sur l'Allemagne pour faire leur police sur les vieilles nations européennes "coloniales" en essayant, si possible, de prendre leur place en Afrique et en Extrême-Orient "sous d'autres formes" (sic)
Et bien sur, les soviétiques qui n'ont pas abandonné leur lutte contre les nations européennes "capitalistes" et qui pensent qu'en suscitant des troubles dans leurs colonies, ils les affaibliront économiquement et pourront ainsi favoriser la prise du pouvoir par les partis communistes locaux.
Ensuite il faut remettre des "événements de Sétif" à leur échelle. Il y eut en tout et pour tout 50.000 émeutiers au grand maximum et localisés dans cette région de Sétif-Guelma qui ne constitute pas toute l'Algérie. Les deux gros massifs Berbères, Aurès et Kabylie, n'ont pas bougé. L'émeute n'a pas gagné les grandes villes d'Algérie, Alger, Constantine, Oran. S'il y avait eu un véritable soulèvement "anti-français", il aurait pu faire de gros dégats, compte tenu justement de l'absence de cette "Armée d'Afrique" qui n'était pas encore rentrée d'Europe...

Mais, comme l'a dit le général Duval, la paix était rétablie pour "dix ans". Cet avertissement concernait surtout le gouvernement "de Paris" qui se trouvait alors devant des décisions à prendre; ou bien l'Algérie était une "province française" à part entière et tous ses habitants étaient considérés comme des citoyens de la République française. Ou bien, l'Algérie, ce n'était pas la France, et il fallait en revoir les statuts "coloniaux"... Mais au lieu de celà, l'état français choisit l'immobilisme en remettant aux calendes grecques la moindre réforme... La braise couvait sous la cendre... La guerre d'Indochine avait commencé et la IV° République y envoyait ses troupes... coloniales ! Tirailleurs algériens, tunisiens et marocains.
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty19/2/2010, 15:02

Le Mythe des 45 000 musulmans victimes de la répréssion.

Un mythe consiste à grossir démesurément un fait réel - ou un noyau de faits réels - , à l'enrichir de détails propres à encourager la fraternité, ou à exciter les haines. Comme la langue d'Esope, c'est la meilleure ou la pire des choses.


Le mythe des représailles massives qui, en 1945, autour de Sétif et de Guelma, auraient été exercées par des colons ou des fonctionnaires survivants (aprés le massacre initial d'une centaine d'Européens) ainsi que par les troupes chargéesde rétablir l'ordre, à été soigneusement entetenu par les partisans de l'indépendance algérienne. Il a développé chez les musulmans d'Algérie, surtout parmi les jeunes, un désir de veangeance.
Et en 1954, les "Fils de la Toussaint" comme les nomme Yves COURRIERE, y trouvérent un bon motif pour abattre, à Kenchela et dans l'Aurés, sans aucune provocation, un officier, un caïd et unjeune ménage d'instituteurs.
Ala base de ce mythe, précisons les faits de 1945 :

8 MAI 1945. A Sétif et dans un rayon de cent kilométres, explosion d'une sorte de guerre sainte, aux cris de Djihad !
Attaque des Européens rencontrés non seulement dans les rues de Sétif, mais sur les routes, dans les villages, les fermes isolées, les maisons forestières. Dés le lendemain, extension du soulévement autour de Guelma.
Le Gouverneur Général, Yves CHATAIGNEAU, responsable de la sécurité intérieure et extérieure de l'Algérie, requiert l'intervention des forces armées de terre, de mer et de l'air dans le cadre du plan établi en 1944, pour le cas de troubles par le Général CATROUX, Ministre Délégué pour l'Afrique du Nord. Dans la zone insurgée, il rend les pouvoirs de l'état de siège à l'armée, qui en avait été dessaisie en 1944.
Affrontement armés entre les troupes et les insurgés au cours d'opérations de dégagement tant des agglomérations comme Guelma que des villages comme Chevreul et Kerranta, des fermes , des maisons forestières (notamment des Babors). Les troupes étant essentiellement musulmanes (tirailleurs, spahis, goumiers) aucun motif raciste dans ce rétablissement de l'ordre ni dans la recherche des meneurs qui a suivi. Quelques réactions regrettables de la part d'Eropéens bouleversés en retrouvant, autour de Guelma, des parents ou des amis sauvagement éventrés Ce furent des cas isolés, non des réprésailles massivement organisées. Mais pour soutenir, de l'extérieur, le soulévement , les "Fréres Musulmans" lancent sur les ondes de la radio du Caire, la fable de 45 000 musulmans sustématiquement massacrés dans le Constantinois, procédé de guerre psychologique propre à donner mauvaise consience aux Français non musulmans d'Algérie, comme à ceux de la Métropole.
Le ministre de l('interieur du gouvernement provisoire, TIXIER, vient personnellement enquêter en Algérie. Le Gouverneur Général Yves CHATAIGNEAU fait comparer le nombre de cartes d'alimentation présentées aprés les événements avec le nombre des cartes distribuées auparavant. On aboutit à une différence d'environ un millier, calcul assurément approximatif, mais qui donne un ordre de grandeur bien éloigné des 35 000 musulmans prétendument massacrés, chiffre lancé par le Radio du Caire. Cependant, l'escalade se poursuit dans la radio, dans la presse, dans les livres; on parle de 45 000 et jusqu'à 60 000 ! Le mythe était lancé !
Or les affrontements ont duré deux semaines. Pendant les huit mois que le Corps Expéditionnaire Français du futur Maréchal JUIN a combattu en ITALIE, face aux mitrailleuses, aux obus, aux chars, aux bombardiers nazis, il a perdu seulement 1300 hommes. Comment en quelques jours, dans le Constantinois, eut il été possible même à des massacreurs systématiques d'abattre des dizaines de milliers de musulmans ?
Affirmer, répéter, c'est la méthode efficace des publicitaires ou des propagandistes. C'est ainsi que l'on crée les mythes. Et ils ont la vie dure ! Faut il comme beaucoup d'historiens de seconde main, les accepter passivement ? Ne faut il pas chercher sans cesse la vérité ou, tout au moins s'en approcher ?
Je reste reconnaissant à la mémoire du Général DUVAL qui, alors à la tête de la Division de Constantine, a su rétablir l'ordre avec rapidité et un souci constant d'amitié pour la masse musulmane. A la fin des "événements", il a bien mérité d'être invité à la mosquée de Constantine, au milieu des croyans coraniques, pour remercier avec eux le Tout-Puissant d'avoir rendu la paix ...au moins provisoirement.

Général Henry MARTIN
Commandant le 19e Corps
en Algérie (1944-1946)

in Historia Magazine "La Guerre d'Algérie" N° 196
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 09:47

très intéressant Briard .
en comparaison voici la position de la L D H :

"
mai 1945 : les massacres de Sétif et Guelma
L'Algérie était elle une Nation Rubon50-9d78c



article de la rubrique les deux rives de la Méditerranée > la guerre d’Algérie
date de publication : samedi 12 juin 2004




La situation politique de l’Algérie en 1945 est exposée dans l’article aux origines de la guerre d’Algérie.



Le 8 mai 1945, à Sétif, les nationalistes algériens du PPA (Parti du peuple algérien, interdit) de Messali Hadj (en résidence surveillée) et des AML (Amis du Manifeste et de la liberté) de Ferhat Abbas organisent un défilé pour célébrer la chute de l’Allemagne nazie. Les drapeaux alliés sont en tête. Soudain, pancartes et drapeau algérien sont déployés. Les pancartes portent les slogans « Libérez Messali », « Vive l’Algérie libre et indépendante », « A bas le fascisme et le colonialisme ». Bouzid Saal refuse de baisser le drapeau algérien qu’il porte ; il est abattu par un policier. Cela déclenche l’émeute.
Les Algériens qui fuient sous les coups de feu des policiers agressent à leur tour les Européens qu’ils rencontrent. Partout résonne l’appel à la révolte. A 13 heures le couvre-feu est instauré et l’état de siège décrété à 20 heures. L’armée, la police et la gendarmerie sillonnent les quartiers arabes. La loi martiale est proclamée, et des armes sont distribuées aux Européens. La répression sera terrible.
Le même jour, à Guelma (est de Constantine), la manifestation pacifique organisée par les militants nationalistes, drapeaux algériens et alliés en tête, est arrêtée par le sous-préfet Achiary. La police tire sur le cortège : quatre morts algériens (aucun européen). Achiary décrète le couvre-feu, et fait armer la milice des colons. Cette milice se livre à un véritable pogrom contre la population musulmane. « Je voyais des camions qui sortaient de la ville et, après les intervalles de dix à quinze minutes, j’entendais des coups de feu. Cela a duré deux mois ; les miliciens ramassaient les gens partout pour les tuer. Les exécutions se faisaient surtout à Kef-El-Boumba et à la carrière de Hadj M’Barak ». [1] Des centaines de musulmans de Guelma furent fusillés sans jugement.
L’écrivain Kateb Yacine était collégien à l’époque ; témoin oculaire des événements de Sétif, il écrit :

“Je témoigne que la manifestation du 8 mai était pacifique. En organisant une manifestation qui se voulait pacifique, on a été pris par surprise. Les dirigeants n’avaient pas prévu de réactions. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de victimes. A Guelma, ma mère a perdu la mémoire (...) On voyait des cadavres partout, dans toutes les rues. La répression était aveugle ; c’était un grand massacre.”
L’insurrection va se propager avec la nouvelle de la répression dans toute la région de Sétif, Guelma, Kherrata, Djidjelli.
La répression a été impitoyable et souvent aveugle
La répression, conduite par l’armée française, mais aussi par des milices européennes déchaînées, sera d’une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas en bordure de mer par des bâtiments de guerre ... Le bilan ne pourra jamais être établi.
Le comble de l’horreur est atteint lorsque les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et qu’elles tirent à distance sur les populations qui fuient vers les montagnes. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux.
De nombreux corps n’ont pu être enterrés ; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata. Des miliciens utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d’Héliopolis, décrit l’insupportable odeur de chair brûlée et l’incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre. [2]
À Kef-El-Boumba, « j’ai vu des Français faire descendre d’un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d’essence avant de les brûler vivants . » [3]
L’armée organise des cérémonies de soumission où tous les hommes doivent se prosterner devant le drapeau français et répéter en choeur : « Nous sommes des chiens et Ferhat Abbas est un chien ». Certains, après ces cérémonies, étaient embarqués et assassinés. [4]

Dans son rapport sur les massacres de Sétif, le général Tubert écrit :
« La raison d’Etat, la commodité d’une répression aveugle et massive parmettant de châtier quelques coupables parmi les milliers d’innocents massacrés, l’immunité administrative de “fait” couvrant par exemple, le sous-préfet de Guelma, fit délibérément et sans excuse arrêter et fusiller, sans autre forme de procès, des musulmans de la ville dont les familles réclament encore en vain une enquête, un jugement ou même une simple explication. »
Le nombre de victimes
Le nombre de victimes algériennes reste encore aujourd’hui impossible à établir mais on peut l’évaluer à plusieurs dizaines de milliers de morts. Le consul général américain à Alger parlera de 40 000 morts. Les Oulémas plus proches du terrain, avanceront le chiffre de 80 000 morts.
Selon l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer, « la seule affirmation possible, c’est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d’un massacre qui a marqué cette génération ».
Après les massacres
La barbarie qui s’est déployée à la suite des manifestations du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma marque un tournant dans l’histoire de la lutte nationaliste. Le fossé entre Algériens et Européens ne sera plus jamais comblé. Dans l’immédiat la répression s’abat encore un peu plus sur la direction du mouvement nationaliste. Pour les militants du PPA, le colonialisme a montré son vrai visage. Le temps de la « Révolution par la loi » est révolue et doit faire place à la « Révolution par les armes ».
Pour de nombreux militants nationalistes comme Lakhdar Bentobbal, futur cadre du FLN, le 8 mai 1945 symbolise la prise de conscience que l’engagement dans la lutte armée reste la seule planche de salut. C’est à la suite des événements du 8 mai que Krim Belkacem, l’un des six fondateurs « historiques » du FLN, décide de partir au maquis.

Des extraits du rapport du général Tubert, après les massacres de mai 1945 [5]
Alors que la fraternité régnait sur les champs de bataille de l’Europe, en Algérie le fossé se creusait de plus en plus entre les deux communautés. Déjà les provocations fusent. Les indigènes menacent les Français. Beaucoup n’osent plus se promener avec des Européens. Les pierres volent, les injures pleuvent. Les Européens répliquent par des termes de mépris. "Sale race" résonnait trop fréquemment. Les indigènes n’étaient pas toujours traités, quel que fût leur rang, avec le minimum d’égards. Ils sont l’objet de moqueries, de vexations.
Trois faits nous ont été racontés, prouvant l’état d’esprit de la population musulmane :
- Un instituteur de la région de Bougie donne à ses élèves un modèle d’écriture : " Je suis français, la France est ma patrie." Les enfants musulmans écrivent : "Je suis algérien, l’Algérie est ma patrie."
- Un autre instituteur fait un cours sur l’Empire romain. Il parle des esclaves. "Comme nous", crie un gosse.
- A Bône enfin, une partie de football opposant une équipe entièrement européenne à un "onze" musulman doit être arrêtée par crainte d’émeute...
La multiplicité des renseignements qui nous sont parvenus permet d’affirmer que les démonstrations de cet état d’esprit couvraient tout le territoire algérien.
[...] Les musulmans ayant séjourné en métropole comme soldats ou travailleurs ont porté leur attention sur des faits sociaux qui passaient inaperçus aux yeux de leurs parents. Ils font des comparaisons entre leur situation et celle des Européens, qu’ils jugent privilégiés. [...] Ils jalousent les colons propriétaires de grands domaines. Un seul colon règne en maître sur des milliers d’hectares et ils comparent sa richesse à leur misère
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 09:52

là un autre général est cité ??

bon la ligue des droits de l'Homme va pas non plus être pour la non reconnaissance des peuples à disposer d'eux m^mes .
où est le vrai constat ?

en tous cas il va servir à la préparation de la guerre subversive par l'utilisation d'une propagande effrénée de ces évenements. là se situe sans doute l'origine de la guerre d'Algérie que les événements soient démesurement grossis ou démésurement occultés.
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 10:41

Le premier constat que l'on puisse faire c'est que l'algérie actuellement est une nation.L'hypothèse donc qui nie que ce pays n'en était pas une ne peut que prétendre qu'elle l'est devenue que parce que la majorité du peuple avait comme conviction,qu'il devait devenir indépendant,cela avant le conflit avec la france..Dans le même temps dans beaucoup de pays ,plusieurs rejetaient la colonisation simultanément et en 1960,la france admettait leur indépendance..
je n'ai pas tout à fait le même avis que toi ,rol,sur la ligue des droits de l'homme,car je l'a considère corrompue et je m'insurge à chaque fois que les représentants français utilisent cette ligue,pour donner l'impression que ce sont des humanistes.Cette ligue est financée par les capitalistes et n'a aucune autonomie.En france déjà les injustices dans ce domaine sont nombreuses,mais que dire en afrique..Mai rarement ils en parlent sinon pour des pays qui collent à l'actualité...Les exactions ,viols etc etc du niger c'est un domaine qui leur est étranger et pourtant..
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 11:43

Là, c'est la LDH Toulon connue pour sa position pro FLN.

Manifeste des 521 officiers généraux ayant servi en Algérie.


Officiers ayant servi en Algérie de 1954 à 1962, en notre nom et au nom de tous les hommes que nous avons commandés, morts et vivants, nous voulons apporter notre témoignage sur le rôle de l'armée à cette époque. Cela dans le double but de dépassionner les débats et de rétablir la vérité historique, masquée aussi bien par les provocations que par leurs exploitations médiatiques.


Nous tenons d'abord à affirmer que ce qui a caractérisé l'action de l'armée en Algérie ce fut d'abord sa lutte contre toutes les formes de torture, d'assassinat, de crimes idéologiquement voulus et méthodiquement organisés.

C'est cela la vérité et non le contraire. Le minimum de justice que l'on doit à tous les innocents massacrés, c'est de ne pas confondre l'ordre des victimes et des bourreaux.


En moins de 25 ans, notre génération de soldats a été engagée, au cours des guerres de 39-45 et d'Indochine puis dans le conflit algérien, dans la lutte armée contre les deux plus abominables et meurtrières idéologies que l'homme ait connues: le nazisme et le marxisme.

A travers cet engagement payé du sang ou de la vie de beaucoup des nôtres, notre idéal d'officier a été de défendre la personne humaine, ses libertés, sa totale dignité, son absolue sacralité et cela d'abord chez les plus faibles et les plus démunis: les enfants, les femmes, les populations civiles, innocentes, sans armes et sans défense, cibles toujours désignées de nos adversaires.

Il a fallu l'ouverture des camps d'extermination et des goulags, les génocides du Cambodge et les boat-people, les massacres toujours actuels opérés par les terroristes algériens, ceux des maquis comme ceux au pouvoir, pour que se déchire le voile des propagandes et que se révèle à nos contemporains la malfaisance de ces idéologies.

C'est notre fierté et notre honneur de soldats d'avoir lutté contre elles; et rien n'est plus opposé à notre engagement que leurs crimes: tortures, viols, égorgements, massacres collectifs, horreurs sans nom et destructions systématiques.

En Algérie, autant que par ses opérations militaires, l'armée a caractérisé d'abord son action par un considérable et original travail de pacification, assuré directement par elle ou garanti par sa présence: enseignement dans les écoles et formation des cadres, soins et prévention des maladies, constructions et travaux publics, exercice des droits civiques et des libertés fondamentales. ..


En Algérie, l'armée française s'est trouvée aussi confrontée à une forme de guerre radicalement nouvelle, directement issue de la pratique marxiste-léniniste. Celle-ci consiste en particulier à prendre en otage la population civile et à la mettre en première ligne. Non seulement elle ne distingue plus les combattants des civils, mais elle contraint par la terreur les civils à dissimuler, protéger, assister les combattants et à les faire adhérer à la cause de leurs bourreaux.

Face à cette menace mortelle, les autorités politiques ont confié à l'armée la charge de réduire l'adversaire et de protéger la population par tous les moyens et dans les délais les plus brefs. Sans aucune autre directive, l'armée française a mené son combat avec une totale efficacité dans l'honneur et la dignité. Certains, pendant la bataille d'Alger en particulier, ont été confrontés à un dilemme: se salir les mains en interrogeant durement de vrais coupables ou accepter la mort certaine d'innocents. S'il y eut des dérives, elles furent marginales et en contradiction même avec les méthodes voulues et les objectifs poursuivis par la France et son armée; alors que c'est au nom de leurs principes de guerre que les terroristes et même les combattants du FLN mutilaient et massacraient par l'attentat et l'assassinat femmes, enfants, population civile tant algérienne qu'européenne.


Les enjeux du débat d'aujourd'hui dépassent largement ceux d'une simple page controversée de notre histoire.

La question en effet demeure au-delà des polémiques: face au terrorisme, au chantage, aux mafias de toutes sortes, quelles armes la démocratie veut-elle employer pour défendre ses citoyens? Quelles solutions pour ne pas laisser grandir sans fin le nombre des victimes? Qu'est-ce que garantir les droits de l'homme, si c'est l'innocent désarmé qu'on laisse détruire et le coupable que l'on préserve. C'est de notre avenir qu'il s'agit. Celui-ci ne peut se construire ni en reniant l'exemple des aînés, ni en refusant les leçons de l'expérience, ni en laissant le prisme de l'idéologie déformer notre passé et donc notre jugement.


Tel est le message que nous adressons à tous nos compagnons d'armes qui à ce titre ont tous droit à notre considération et par-delà à tous nos concitoyens. La paix, la sécurité et la liberté sont des biens rares et précieux; ce sera demain comme hier le rôle de l'armée de les garantir. ..


Généraux d'armée - anciens chefs d'état-major des armées (CR)

- Jean SAULNIER - Maurice SCHMITT

Général d'armée - ancien chef d'état-major de l'armée de terre (CR) :

- Jean DELAUNAY

Général d'armée - ancien chef d'état-major de l'armée de l'air (CR) :

- Vincent LANATA

Amiral - ancien chef d'état-major de la marine nationale (CR) :

- Alain COATANEA

Amiral - ancien inspecteur général de la marine nationale (CR) :

- Christian BRAC de LA PERRIERE


Généraux d'armée - armée de terre (CR)

- Jean COT- Bernard de DINECHIN - Michel FENNEBRESQUE- François GERIN-ROZE- Michel GUIGNON - Bertrand de LA PRESLE - Philippe MORILLON - Pierre de PERCIN


Général d'armée - gendarmerie nationale (CR) :

- Gérard CHARLOT


Généraux d'armée - armée de l'air (CR) :

- Philippe ARCHAMBEAUD - Théodore MAHLBERG - François MERMET - Roger PESSIDOUS


Généraux de corps d'armée - armée de terre (CR) :

Marc ANGLARD - Paul ARNAUD de FoïARD - Eugène AUDREN - Pierre AUMONIER -Georges BAFFELEUF- Guy BARASCUD - Marcel BIGEARD - Albert BILLARD - Daniel BILLOT - Alain BIZARD - Jacques BLEY- Raymond BOISSAU - François BOSSHARDT- Jean-Louis BRETTE - François CANN - Dominique CHAVANAT- Noël CHAZARAIN - Jacques CODET - Michel de COURREGES - Pierre CROUSILLAC - Michel FRANCESCHI - Yves GABON - Robert GASTALDI - Jacques GENEST - Bernard GILLIS - Jacques GUICHARD - Paul HANRION - Louis d'HARCOURT - Jacques JULIEN de ZELICOURT- Guy LE COZ - Guy LEBORGNE - Jacques LECLERC - Jean-Marie LEMOINE - Georges LONGERET - Robert MOLINIER - Michel NOEL du PAYRAT- Georges PORMENTE- Jehan-René POUDELET - Henri PREAUD - Etienne RENARD - Robert RENIER - Albert REUL - Xavier de REVIERS - Jean REVILLON - Jean ROBERT - Guy de ROCHEGONDE - Yann ROUSSEAU-DUMARCET - Jean-Louis ROVE- Jean SALVAN - Jean-Pierre SENGEISEN - André SUBRA - Jean VAUJOUR - Jacques VIDAL


Généraux de corps d'armée - gendarmerie nationale (CR) :

- Jean-François SARDET


Généraux de corps d'armée - armée de l'air (CR) :

- Pierre BIRDEN - Jean-Pierre DUVIVIER - Nicolas FEVRE- Michel FORGET - Jean GRENET - Louis GROUILLER - Elie HUMBERT - Jean MAFFRE - Bernard NICOLAS - André ORTOLO


Vice-amiraux d'Escadre (CR) :

- Jean ACCARY - Bernard KLOTZ


Généraux de division - armée de terre (CR) :

- Yves ANDRE- Bertrand de BAILLENX - Jean-François BARTHE- Michel BOILEAU -Robert BOULE- Jacques BRESSON -J.-C. de BRESSY de GUAST- Alain BROSSEAU - Mathieu CECCALDI- Bruno CHAIX - Bernard CHEVALLEREAU - Daniel CLEDIERE

- Bernard COLCOMB - Michel COTTEREAU - Alain CURE- Pierre DAVID - Pierre DEPOILLY- Serge DOUCERET- Henri DUBOUCHET - Jacques DUQUENOY- Pierre FAYARD -André FAYETTE- Jean-Claude GAUTIER - Daniel GAZEAU - Pierre HAINAULT de LA REGONTAIS - Guy JOUSLIN de NORAY- Clément de LA RUELLE- Alain LACAPELLE -Théodoly LANNES - Eugène LE BARS - Arthur LE LIEVRE de la MORINIERE- Michel LORIDON - Edouard LOUSTALOT-FOREST - Bernard MAIRAL - Yves MENARD - Jean-Marie MOREA - Gérard MOREL - Claude MOUTON - Claude PERROT - Emile PHILIP - Max ROBERT - Daniel ROUDEILLAC - Bernard SCHLAGDENHAUFFEN - Claude SOLANET - Dominique SROMBONI


Généraux de division - gendarmerie nationale (CR) :

- Pierre DEVEMY- Michel DROUARDHARDY - Arnaud IMBERT de BALORRE- Michel JAUQUET - Antonio JEROME - Alain JOUSLIN de NORAY - Michel-André ROUET


Généraux de division - armée de l'air (CR) :

- Jean ANQUETIL - Roger ANTIPHON - Henri de COINTET - Antoine DUMAS - Gilbert GAGNEUX - Jacques GAUDART - Jacques GUIN - Georges LACAZE- Denis LETTY - Jean-Claude PARIZE - Jean-Pierre PIRONNEAU - René ROUAULT - Jacques SOLLEAU - Michel de TOUCHOT - Roger UHRIG - Jean VEDRINE


Vice-amiraux (CR) :

- Louis RlZEAU - Cyrll HERBOUT- Marcel LE CICLE - Michel MOLLAT du JOURDIN


Généraux de brigade - armée de terre (CR) :

- Maurice de ACCARY - Alain d'ALANçON - Gilbert ALLOUIS - Michel AMBLARD -Jacques AULAGNE - André AUROUSSEAU - Serge AUZANNE - Georges AYMARD - René BACHELARD - Arnaud de BAILLENX - François BALDACCHINO - Paul BARIETY- Jean-Pierre BARTHELEMY - Robert BASSAC - Robert BASSET - Jean-Antoine BATTISTELLI -René BAULAIN - Jean-Marie de BAZELAIRE de LESSEUX - Louis BEAUDONNE - Marc BEAUMONT - Franck BEAUPIED - Yves de BELLOY - Gérard BERGE - Max BERTHIER - Henri BERTRAND - Robert BESSON - Claude BICHON- Bernard BIGOTTE - René de BIRE - Jean-Claude BIZET- Roland BOCK - Hervé de BODIN du GALEMBERT- Guy BOUCAUD

- Jean-Jacques BOUGEROL - Michel BOURDIN - Yves BOURGUIGNAT - Jean BOUSQUET- Jacques BOUTEILLE- Maurice BRENAC-Bernard de BRESSY de GUAST- Yves BRETEAU - Jean BRUN - Jacques BUCHET- Raymond BURGY - Jean BUSSY - Jacques BUTEL - Joseph CANAL - Jean CARALP - Jacques CASSAGNE - André CAZEAUD - François CELLERIER- Paul CERBELLE - Raymond CHABANNE - René CHAMPANHET- Christian CHARLET- Marc CHARPY- Jean CHARTIER - André CHOFFEL - Jean-Marie CHOTIN - Gabriel CLAVIER

- Jean-Louis CLOUET des PESRUCHES - Hubert CLUSET - Hervé de COATPONT- Guy CODE - Pierre COLL/GNAN - Jean-Gabriel COLL/GNON - André COLOT- Romain COSSE- Paul COUILLAUD - René COULON - Bruno COURTOIS - Jean-Louis CRESPIN - Robert CRESSENVILLE - Bernard CROLY-LABOURDETTE - Freddy DAMLAIMCOURT - Michel DANET -Emmanuel DAUFRESNE - Jean DAVID - Jacques DEBARGE - Pierre DECORSE- Bernard DEGENNE - Jean-Claude DELABIT - Jean DELARBRE - Georges DELCLEVE- Remi DELPIT -Jacques DERRIEN - Pierre DEWATRE - Michel DIDIER - Pierre DORLENCOURT - Claude DOTTE- Guy DOTTE-CHARVY - Claude DOUSSINEAU - Roland DUBOIS - Yvan DUJON - Albert DUPONT- Bertrand DUPONT de DINECHIN - Jean DUPUIS - René DUPUIS - Pierre DURAND - Jacques DURRANDE - Yves DUVAL - Gildas DYEVRE - René ERNOULD - Pierre EYRAUD - Maurice FAIVRE- Guislain FAIVRE- André FAURE - Jean Louis FAVEROT

- Pierre FAYOLLE- Pierre FISCHER - Emmanuel de FOLL/N - Louis FONDVILLE - Raoul FORCIN - Bernard FORRER - Jacques FOUILLAND - Pierre-Marie FOUILLAND - Antoine FOUQUE5-DUPARC - Jean-Louis de FRANCE - Jean FREDON - Robert GAGET - Camille GAMACHE - Bruno GARDEY de S00S - Pierre GARY - Henri de GATELL/ER- Yves GAUQUEL/N - Alain GAUTIER - Bernard GENESTIER - Paul GERMAIN - Antonin GILBERT -Claude GIRARD - Jean-Joseph GIRARD - Robert GOESTER - Philippe GOMART- Roger GOSSET - Martin GOT - Hubert GOUTTENOIRE - Pierre GRAFF- Germain GRAFF- Robert GRANGER - Jean-Claude GROL/ER - Philippe GUILBAUD - Pascal GUILLEMET - Jean-Claude HAMEL - Guy HAUTEFEUILLE - Roland HERVE - Serge HOUOT - Raymond HUMEAU -François JACQUOT - Edmond JEANCOLAS - Alain JUDDE de LARIVIERE- Max JULL/EN -Jacques KANDEL - Jean KIEFFER - Jean KIRSCHER - Alexis LA SATIE - Maurice de LA ROQUE - Philippe LAFONT - Jean LAIRE - Michel LAJOUANIE - Gérard de LAJUDIE- Hervé LALES - Alain LAMBALLE - Louis de LAMBILLY - Philippe LANDART - Jacques LANGLOIS - Jacques LAROCHE - Dominique de LAROUZIERE - Michel LAVEDRINE - Marc de LAVERNETTE - Jean LE THIEC - Bernard LEDRU - Jean LEGER - Jean LEMOINNE -Joseph LEONARDI - Claude LEPROUST- Pierre LEROMAIN - Michel de LESSAN - Marcel LETESTU - Jean L/EGE - Dominique de LONGEAUX - René LONGUEVAL - Jean LORMEAU -Joël MANIN - René MANIQUANT- Jacques MARCOUT- Jean-Marie MARTINOT- Pierre MARY -Fernand MASINI - Maurice MATHIOTE - Etienne MAURENCE - Gilles MEHU - André MENGELLE- Dominique MERLE- Jean-Claude METAYER - François MEYER- Maurice de MONTLEBERT- Jean MOREAU - Robert MOTTE - Michel MOUL/N - Jean-Louis de MOULINS-BEAUFORT - Georges MOURAUD - Gérard MOURET- Paul MOURIER - Jacques MUTIN - Jacques MUZI- René NABEC - Raymond NICAISE - Jean-François PACHABEYIAN - Jean-Paul PAGNI - Marcel PARTY - Philippe PATRICOT - Pierre PATUREL - Jean PECHINOT- Michel PERAUD - Guy PERET - Jacques PERRY - Jean-Pierre PETIT - Jacques PETIT

- Jean PICHOT-DUCLOS - Jack PICOT - Jacques PIGEAUD - Henri PILLOT - Christian PIPART - Marcel POIRIER - Bernard POIRIER - Jacques PONS - Eugène POSTIC - Antoine de POUILLY- Guy de PREMARE - Pierre PRESTAT- François PRIGENT- Jean PRUD'HOMME - Jean QUELENNEC - Jean-Michel RAYMOND - Pierre REGNAULT - Pierre REMY - Jean-Pierre RENEVIER - Jean RETAT- Pierre RICHARD - Jean-Roch RICHARD - Bernard RIGAL - Bertrand RIMAUD - Roger RITZ - Pierre RIVAYRAND - J.-Melchior de ROQUEFEUIL - Jean-Paul ROUVIER - Bruno ROUX - Max ROUX- Pierre ROYAL - Jean-Michel RUAULT - Hubert de RUFFRAY- Michel RUFIN - Jean de SAINT-GERMAIN

- Raymond de SAINT-GERMAIN - Christian de SAINT-JULIEN - Bruno de SAINTE-FOY - Alain de SAINT-SALVY - Alphonse SAUDER - Jacques SCHMITT- André SEBAN - Bernard SELOSSE - Bernard SERPOL - Patrick SIMON - René SIRVEN - Claude SOMMERVOGEL

- André SOUDON - Michel de SUREMAIN - Charles-Henri de SURY d'ASPREMONT - Dominique de TANOUARN- Bernard de TERNAY - Marc TERRASON - Joseph TESSOT- Pierre THEVENOU- Pierre TILLETTE de CLERMONT-TONNERRE - Christian TILLY- Michel TONNAIRE - Jean-François TROADEC - Jean TURCOT- Daniel VALERY- Marc VAL/CON - Jacques VAQUETTE - Jacques VAUTERIN- Bruno VENARD - Jean VENET- Jean VERDE de L/SLE- Guy-J. VEZIO - Jean-Paul VIDAL - Roger VILAIN - Roland VINCENT- Antoine de VIRIEU- François VORUZ - Michel VUIBLET- Jean WELLER - Bernard YOU


Généraux de brigade - Gendarmerie nationale (CR) :

- Jean BELLlEIL - Michel CHAPLAIS - Jean CONRIE - Jean CUSIN-GOGAT- Yves GOARANT- Guy JOURNAUX - Pierre LEMEE- Pierre de MAXIMY - Louis MOUILLE


Généraux de brigade - armée de i'air (CR) :

- Paul ARMAND - Michel AUTRET - Paul BELLURGEY - Gilles BERG - Gilbert BIOUSSE - Gérard BONNEVIE - Marcel BOURGNINAUD - Léon BRISSET - Guy BUREL - Guy CASSAGNE - Jacques de CHAMPEAUX - Joël CHOQUET - Pierre COLOMBET- Etienne COURJARET

- Xavier DEFLINE - Gérard DELATTRE - Pierre GILLES - Pierre GRANPERRET - Pierre GUILLERMIN - Jacques GUILLOU - Henri HEIMBURGER - Pierre HUBAC - René HUERRE - Lucien KLEIN - Henri de LATAILLADE - Michel LENAIN - Jacques LEPINE - Charles MAINGUY - Claude MALICHECQ - Etienne MAURENCE- Pierre MENANTEAU - André MEROLA - Claude MICHEL - Xavier MOREAU - Pierre PICHANCOURT - Claude PRONO - Jean RAYNAUD - Jacques RICHARD - Marc ROMARY - Philippe SANDER - Jacques de SOULTRAIT - Claude STENGEL - Jean THEPIN - Jean VUILLEMOT


Contre-amiraux (CR):

- Pierre BASTARD - Michel BERGER - Christian BONBON - Norbert BONNEAU - Michel BREM - Philippe CLOCHARD - Bertrand DESGREES du LOU - Bertrand DURANT de SAINT-ANDRE - Claude GOUVA - Jean KESSLER - Jean-Louis LE DEUFF- Louis LE HEGARAT

- Jean MOLENAT- Jean RAGUET - Jean VERDERY- Philippe VIDAL de La BLACHE


Pharmacien - chimiste général (CR) :

- Roger DUCOUSSO


Medecin général (CR) :

- Henrl-Claude GUENOUN



Liste de signataires arrêtée lundi 18 mars 2002



http://pagesperso-orange.fr/guerredalgerie/manifeste_des_521.htm
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roltanguy



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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 11:54

un artisan a écrit:
Le premier constat que l'on puisse faire c'est que l'algérie actuellement est une nation.L'hypothèse donc qui nie que ce pays n'en était pas une ne peut que prétendre qu'elle l'est devenue que parce que la majorité du peuple avait comme conviction,qu'il devait devenir indépendant,cela avant le conflit avec la france..Dans le même temps dans beaucoup de pays ,plusieurs rejetaient la colonisation simultanément et en 1960,la france admettait leur indépendance..
je n'ai pas tout à fait le même avis que toi ,rol,sur la ligue des droits de l'homme,car je l'a considère corrompue et je m'insurge à chaque fois que les représentants français utilisent cette ligue,pour donner l'impression que ce sont des humanistes.Cette ligue est financée par les capitalistes et n'a aucune autonomie.En france déjà les injustices dans ce domaine sont nombreuses,mais que dire en afrique..Mai rarement ils en parlent sinon pour des pays qui collent à l'actualité...Les exactions ,viols etc etc du niger c'est un domaine qui leur est étranger et pourtant..

salut artisan .
je n'ai pas d'avis sur la LDH .sauf que normalement c'est çà :

"Les militant(e)s de la LDH agissent en faveur de cas individuels, mais aussi pour défendre l’accès de tous à tous les droits. Elles et ils agissent pour que l’ensemble des droits tels qu’ils sont définis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) s’appliquent à tous. Les militants de la LDH luttent pour que les droits soient effectifs. A cette fin, ils exercent une fonction importante de contrôle de l’action publique et d’impulsion de débats et de propositions au niveau national. Indépendants des partis et des lieux de pouvoir, les militant(e)s de la LDH sont présent(e)s dans le débat public pour promouvoir les droits.


je l'ai cité pour montrer que la contradiction existe et que les versions sont radicalement opposées.

bon que la LDH Toulon soit pro fln comme le dit briard je ne sais pas mais elle est pas contre assurément.... et attaque l'armée et les populations d'origine européenne çà c'est inéniable .

a mon tour pas franchement d'accord sur le fait qu'actuellement L'Algérie soit une nation :
Rédigé le 3 décembre 2008 13:43 par Mohand HAROUZ
Ferhat Mehenni : "La nation algérienne n’a jamais existé !" Contrairement à certaines associatins culturelles berbères qui utilisent hélas tamazight à des fins commerciales, je suis quand même très heureux de remarquer combien l’association" TAMAZGHA " demeure et reste fidèle à ses principes cardinaux qui sont la défense de la langue berbère, le droit et l’appropriation de l’histoire des imazighènes où qu’ils soient.... En ce qui concerne la conférence de Ferhat M’henni qui disait à l’istar de feu Ferhat Abbès en 1943 que" la nation algérienne n’a jamais existé," je pense qu’il a amplement raison comme avaient aussi raison ceux qui l’ont précédé à l’instar de feu Mouloud Féraou qui aurait dit en 1956 que"L’ennemi de demain sera plus pire que celui d’hier, voire d’aujourd’hui"... Au lieu de discuter des sujets récurrents comme l’Autonomie de la Kabylie, la réappropriation de notre histoire berbère confisquée , voire même dénaturée et de notre chère langue qui peut-être risque de disparaître dans quelques décennies et nous avec elle, les kabyles qui sont envahis par une amnésie totale parlent du prochain mandat présidentiel algérien qui va consacrer Boutef comme un monarque ou un président omnipotent. Je ne vais pas faire un cours d’histoire car mes chers kabyles vous cnnaissez mieux que moi que les srutins n’ont jamais réglé les problèmes de la kabylie et je trouve vraiment indécent qu’on discute sur un pouvoir qui aurait me semble-t’il tourné constamment le dos aux kabyles., et depuis 1962. Souvenez-vous bien mes chers kabyles qu’en pleine révolte de 2OO1,où votre région a payé un lourd tribut(Une centaine de morts et plus d’un millier de blessés)l’namovible Boutéflika n’a d’autre discours que de traiter avec arrogance et cynisme les kabyles de nains, voire de pygmés de la forêt congolaise En revanche celui-ci aurait serré la main au terroriste et sanguinaire Hattab en le traitant de Monsieur Tout ceci m’amène à vous dire chers kabyles qu’il serait temps , voire urgent de cesser d’être les dindons de la farce Au sujet de l’autonomie, je voudrais aussi dire aux kabyles que c’est toujours l’mmigration qui fut et demeure encore le poumon financier de notre chère kabylie car vous n’aviez qu’à regarder si le gouvernement algérien investit dans cette région en pproie ces dernières années au banditisme, au terrorisme,rapine, pillage, etc... Pour conclure ce commentaire, je vais dire dire sans ambages et sans risque de me tromper que l’autonomie serait l’uniquee voie salutaire pour la kabylie qui subit aujourd’hui les affres d’un système arabo-islamique et d’un pouvoir qui tire sa rente de la manne pétrolière et tous ceux ou celles qui refusent et rejettent l’idée de"l’autonomie kabyle" sont , et je le dirai sans vergogne , des gens qui possèdent des intérêts exorbitants avec ce même pouvoir , et peut-être même qu’ils émargent au sein de celui-ci. A bon entendeur salut, disait l’adage.


moi le constat d'une Nation ? je le sens pas mais alors pas du tout .


Dernière édition par roltanguy le 20/2/2010, 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 12:02

Cela j'en suis convaincu,car dans une autre contrée que tu as connu,beaucoup viennent de toulon,beaucoup de nouveaux aussi et je suis effaré des idéaux de beaucoup,certain pour l'exemple prend un avatar de darnand et il se prétend ancien militaire.
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 13:43

J'en connais aussi qui se disent humaniste et qui prennent un avatar à l'effigie de Staline. Est ce mieux ?
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 13:50

Briard a écrit:
J'en connais aussi qui se disent humaniste et qui prennent un avatar à l'effigie de Staline. Est ce mieux ?

tu as totalement raison ..c'est du même tonneau
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 13:51

Voici par exemple ce que l'on trouve sur le site de la LDH Toulon : en rouge se sont mes réponses, qui elles ne s'y trouvent pas bien sur :

22/26 AVRIL 1961 ECHEC DES GENERAUX FACTIEUX EN ALGERIE 22 AU 26 AVRIL 1961 PUTSCH ET ECHEC DES GENERAUX FACTIEUX EN ALGERIE

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 à Alger, des éléments militaires de l'armée française sont entrés en dissidence et ont pris le pouvoir. Cette rébellion était dirigée par un quarteron de généraux à la retraite soutenus par les colonels activistes. Ces factieux tournèrent leurs armes contre la République qu'ils avaient pour mission de défendre. Ces mercenaires comptaient dans leurs rangs une majorité d'anciens SS et immigrés fascistes hongrois.

Si comme le prétend mensongérement l'auteur il y eut des SS au 1er B.E.P/R.E.P ceux ci ne pouvaient plus se trouver en Algérie le B.E.P ayant été anéanti par deux fois en Indochine, une fois sans les calcaires de Coc Xa sur la RC4 et une seconde fois à Diên Biên Phû.


Voici la source des élucubrations de l'auteur du post que je conteste.


Et ce n'est pas dans les états-majors militaires que la République trouva ses plus ardents défenseurs, mais chez les bidasses qui, dans leur majorité refusèrent spontanément de suivre les comploteurs étoilés et galonnés. Les appelés, arrivant dans un monde inconnu et isolé dans des villages perdus ont découvert le caractère horrible de la guerre.

Aux premières loges du drame qui se jouait dans les djebels, les fils de ceux et celles qui manifestaient et pétitionnaient pour la paix en Algérie ne pouvaient avoir de réactions bien différentes de leurs parents qui en métropole scandaient " le fascisme ne passera pas". Les putschistes découvrirent que les appelés refusaient de les suivre, qu'ils étaient prêts à utiliser leurs armes pour les combattre. Ils furent épaulés par certains cadres de l'armée, ils se mirent en grève, malgré l'instauration de la loi martiale et opposèrent une force d'inertie totale, aux ordres reçus, (refus d'aller en opérations, sabotages des messages). Enfin, malgré les interdictions, les surveillances et les censures, des jeunes plus conscients et plus politisés que d'autres firent avancer leurs idées et réfléchir autour d'eux. Ce fut la tâche de jeunes militants communistes, syndicalistes ou chrétiens progressistes. Leur lutte ardue et dangereuse est presque systématiquement passée sous silence par la plupart des auteurs. Après leur cuisante défaite, certains généraux insurgés s'enfuirent et devinrent les chefs de l'OAS, organisation terroriste qui n'hésita pas à tuer des jeunes du contingent. Ces tueurs bénéficiaient des hautes protections civiles et militaires.

Je n'avais pas 20 ans lorsque j'ai été incorporé direct en Algérie où j'ai effectué mes classes à Oued-Smar, annexe de la BA 149, à Maison-Blanche, près d'Alger.

Les classes se terminaient lorsque nous avons eu droit aux réjouissances. Le grand cirque avec clowns travaillant sans filet. De tous petits, petits, petits généraux hypers galonnés ont voulu faire la "révolution". A l'aide de leur fer de lance, le 1er REP (Régiment Etranger de Parachutistes de la légion étrangère), nos chefs "bien aimés" ont ourdi un complot contre la République en vue de garder l'Algérie française.

Les "grands stratèges" de l'armée française ont décidé de se retourner contre leur copain de Gaulle qu'ils ont pourtant porté au pouvoir en 1958. Nos grandissimes généraux sont à l'initiative, à la besogne. Ils omettent juste un "détail" : les gus du contingent. Patatras! Voilà que les petits soldats de l'an II, issus de l'armée de conscription, refusent d'obéir aux ordres de généraux renégats.

Les "monsieur Loyal" que furent les généraux Salan, Jouhaud, Challe et Zeller ont trahi la République qu'ils avaient pour mission de défendre. Seul le Peuple de gueux dont je suis peut prétendre revendiquer l'honneur de faire la Révolution. Ce mot sonne mal dans la gueule de ces généraux félons, officiers supérieurs et grands serviteurs des basses oeuvres d'un colonialisme agonisant.

Je veux rappeler ce qui s'est passé l'après-midi du 26 avril 1961 et que je relate dans mon second livre. Lorsqu'en compagnie d'une petite quinzaîne d'appelés, je suis muté dans la Mitidja et alors que nous sommes acheminés en camion GMC vers notre destination, nous stoppons pour laisser passer une importante colonne de véhicules militaires. Celle-ci est précédée d'une voiture civile noire transportant des officiers dont le commandant Helie Denoix de Saint Marc qui est à la tête des mercenaires du 1er REP, l'unité qui a servi de fer de lance aux généraux putschistes. Ces troupes d'élites sont en fuite! Les "bérêts verts" chantent : " non rien de rien, non, je ne regrette rien..." Edith Piaf se retourne dans sa tombe!

[b]TOURTAUX vous êtes un menteur, il est impossible que les Légionnaires du 1er REP vous est comme vous dites "rafalé", surtout en chantant "non je ne regrette rien", car cette chanson, fut bien entonnée lorsque le 1er REP quitta ZERALDA, mais les Légionnaires dans les camions étaient sans armes, car désarmés par les gendarmes qui étaient venus les chercher.
[b]De plus il n'étaient pas "en fuite", puisque en Unités constituée, accompagné de leurs Sous officiers et de certains de leurs officiers, mais surtout "encadrés" par les gendarmes!


Vous êtes un menteur TOURTAUX, je le clame haut et fort!

[b]Au passage du dernier véhicule, nous essuyons des rafales de pistolets-mitrailleurs MAT49. Les trois ou quatre pieds-noirs de notre détachement n'en reviennent pas. Se faire allumer par les "copains", c'est-y pas un comble!Lors d'un salon du livre, un jeune homme m'a acheté le livre anticolonialiste que j'ai écrit sur la Guerre d'Algérie, à titre posthume pour mon oncle, m'a-t-il dit. En effet, le 26 avril 1961, l'oncle était dans le secteur de Blida et l'unité à laquelle il appartenait a été agressée par les mercenaires du 1er REP qui étaient en fuite et ont délibérément tiré à l'arme automatique sur les bidasses. J'ai tout de suite pensé que ce soldat était dans notre camion. En fait, il était affecté dans une unité d'infanterie. J'avais déjà eu un témoignage d'un appelé, semblable au nôtre qui s'était également fait "rafaler"dans le même secteur. Il est donc clair que les parachutistes du 1er REP n'ont pas hésité à ouvrir le feu sur toute unité de soldats du contingent se trouvant malencontreusement sur leur chemin. L'oncle du jeune homme a été très affecté par cette lâche agression de militaires de l'armée française contre d'autres soldats français.
[/b][/b][/b]


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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 13:55

Pour mémoire un historique du 1er B.E.P/R.E.P :

1er Bataillon étranger de parachutistes

(1er B.E.P. / R.E.P.)






Legio Patria Nostra




- Le 1er Bataillon étranger de Parachutistes est créé le 1er juillet 1948 sous les ordres du CNE Segrétain.

- Fin 48, il est envoyé en Indochine.

- Mars 1949, le18, le 1er B.E.P. fait sa première opération aéroportée.

- Mai 1949, le 1er B.E.P. récupère Tuyen Quang des mains des viets.

- Fin 49, le 1er B.E.P. est engagé sur la RC4. Le périple durera jusqu'au 10 octobre 1950, date à laquelle les quelques rescapés arrivent avec les colonnes Charton et Lepage à That Khe. Le 1er B.E.P. aura perdu environ 500 hommes sur la RC4. Par manque d'effectif, le 1er B.E.P. est dissout le 31 décembre 1950.

- Le 1er mars 1951, le 1er B.E.P. est recréé avec pour chef, le CNR Darmuzai.

- Le mois de mai 1951 voit la création des Compagnies Indochinoises Parachutistes de la Légion étrangère (C.I.P.L.E.).

- Novembre 1951, le 1er B.E.P. participe à la reconquête de Hao-Binh qui sera évacué deux mois plus tard par la RC6.

- Le 21 juin 1952, le Commandant Brothier prend le commandement du 1er B.E.P.

- De juillet 1952 à début janvier 1953, le 1er B.E.P. participe à des opérations coup-de-poing sur les réserves viet (munitions, vivres, ...), à des appuis aux unités en difficulté, ... le long de la RC6. L'évacuation de cette dernière se finit par le siège de Na San pendant trois semaines au bout desquelles les viets lâchèrent prise.

- De janvier à avril, le 1er B.E.P. est en opération hors du Tonkin.

- Avril 1953, le 1er B.E.P. est à Que Son où Brothier est blessé ainsi que le lieutenant-médecin Ehrhart. Brothier sera remplacé par le CDT Guiraud le 10 avril 53.

- Jusqu'en septembre, le 1er B.E.P. est à nouveau en opération hors du Tonkin.

- Novembre 1953, il faut investir Dien Bien Phu. . Le 1er B.E.P. y saute le 21.

- Le 1er B.E.P. participe à beaucoup d'opérations " de reconnaissance " hors du camp retranché. Les combats occasionnés ne sont pas très long mais très intenses. Les pertes sont très lourdes. La pression des viets monte de jour en jour. Ils avancent, ils sont très nombreux, il fortifient leurs positions d'où ils bombardent les français. Les PA sont violemment attaqués par les viets. Les paras y vont en renfort. Fin mars 1954, l'offensive viet s'intensifie. Les PA commencent à tomber faute d'effectifs et de moyens. Malgré l'acharnement des paras, le recul français s'accentue. Suite aux nombreuses pertes, le 25 avril 1954, les 1er et 2ème B.E.P. sont fusionnés pour former le Bataillon de Marche de la Légion étrangère (B.M.L.E.). Début mai, encouragés par leurs victoires, les viets lance une grosse offensive. Les PA cèdent. Dien Bien Phu tombe le 7 mai 1954.

- Le 1er B.E.P. est reconstitué fin mai 1954 après avoir reçu des renforts. Il est alors confié au CNE Hélie Denoix de Saint Marc.

- 20 juillet 1954, fin de la Guerre d'Indochine.

- Le 1er novembre 1954, le chef de bataillon Jeanpierre prend le commandement du 1er B.E.P.

- Février 1955, le 1er B.E.P. part pour l'Algérie où une nouvelle guerre l'attend.

- 1er septembre 1955 : le Bataillon devient Régiment (1er Régiment étranger de Parachutistes - 1er R.E.P.), reçoit un drapeau au lieu de son fanion et incorpore la 10ème D.P. du Général Massu. Le 6 février 1956, le 1er R.E.P. reçoit son premier chef de corps, le LCL Brothier. Le CDT Jeanpierre devient son adjoint. En cette année 1956, le 1er R.E.P. s'installe à Zeralda, au camp " Gosselin ".

- 1956, l'affaire du canal de Suez éclate. Le 1er B.E.P., ainsi que d'autres unités de la 10ème D.P., est envoyé en Egypte. Deux mois plus tard, les militaires français sont relevés par les casques bleus. Le 1er R.E.P. rentre à Zéralda fin 56.

- De janvier à avril 1957, le 1er B.E.P. participe au maintien de l'ordre dans Alger. Il découvre les modes opératoires du FLN et peut " enfin " lutter contre lui.

- En mai, il intervient dans le Djebel pour traquer des rebelles qui ont fuit Alger.

- 14 juillet 1957, le 1er R.E.P. est sur les Champs Elysées.

- Septembre 1957, le 1er R.E.P. revient dans Alger. Le LCL Jeanpierre y est blessé le 23 septembre.

- Fin novembre 57, le 1er R.E.P. part protéger des installations pétrolières dans l'est Sahara. Il y démontera des réseaux rebelles.

- Le FLN s'est installé en Tunisie, à l'abri. De là, il forme, il arme et envoie des troupes vers l'Algérie. Début janvier 1958, le 1er R.E.P. part donc dans le Constantinois, à Guelma. Il participe avec une grande efficacité à la bataille des frontières. En mai, lors d'un accrochage avec une bande rebelle, l'hélicoptère du LCL Jeanpierre est abattu. Le LCL Jeanpierre meurt ce jour, le 29 mai 1958.

- Le commandement du 1er R.E.P. est (re)confié au Colonel Brothier le 17 juin 1958. Le 1er R.E.P. est alors de retour à Zeralda.

- Le 1er R.E.P. est à nouveau dans Alger de juillet à octobre 1958.

- Octobre 1958, le 1er R.E.P. est en Oranie pour sécuriser la région. Il revient à Zéralda en mars 1959.

- Le 1er mai 1959, le commandement du 1er R.E.P . est confié au COL Dufour.

- Le 22 mai 1959, suite à la mort au feu de 1 adjudant-chef et 2 adjudants (trois grands guerriers du 1er R.E.P., du 1er et 5ème R.E.I. : Tasnady, Vasko et Szuts), une cérémonie d'hommage est organisée avec le 1er R.E.P., la 10ème D .P. et les autorités civiles. Les décorations des trois soldats (tous les trois étaient médaillés militaire et légion d'honneur) sont exposées au musée du souvenir.

- Pendant le deuxième semestre 1959, le 1er R.E.P. participe à la sécurisation de la Kabylie.

- Janvier 1960 le 1er R.E.P. est à Alger ... face aux Pieds-noirs qui se révoltent sentant que le gouvernement français veut lâcher l'Algérie au FLN. Tout revient dans l'ordre après une semaine.

- De février à novembre 1960, le 1er R.E.P. est en opération dans toute l'Algérie.

- Début décembre, le 7, le 1er R.E.P. change de chef. Le Lieutenant-Colonel Guiraud prend le commandement, le Colonel Dufour étant muté de force en France comme d'autres officiers du 1er R.E.P. Ces mutations font suite aux libres expressions quant à la politique du gouvernement français. En janvier 1961, le Chef de Bataillon Hélie Denoix de Saint Marc rejoint le REP pour y seconder Guiraud très fatigué.

- De février à mars 1961, le 1er R.E.P. est dans le Djebel pour chasser les quelques petites bandes rebelles restantes.

- Le 18 avril 1961, le LCL Guiraud part en permission, le Chef de bataillon Hélie Denoix de Saint Marc assure l'interim.

- Le 21 avril, Chef de bataillon Hélie Denoix de Saint Marc est convoqué par le général Challe qui a décidé de se " révolter " contre de Gaulle. Il voudrait que de Saint Marc le suive dans sa volonté de garder l'Algérie française. Le Chef de bataillon Hélie Denoix de Saint Marc accepte. Le 1er R.E.P. suivra sous ses ordres.

- Avec les mouvements d'humeur qu'il y a eu quelques mois plus tôt, le régiment est sous bonne garde : le camp est entouré de gendarmes. En tout début de journée, le 22 avril 1961, le 1er R.E.P. se met en marche pour Alger ... avec l'intention de supporter le putsch que les généraux Challe, Salan, Jouhaud et Zeller ont lancé. La marche se passe bien, les gendarmes ne s'interposent pas. En quelques heures, le 1er R.E.P. tenait les points qui lui étaient confiés. Le putsch est réussi. L'espoir renaît chez la population européenne.

- Les forces de l'ordre (CRS et gendarmes) rentrent dans Alger. Malgré l'emprise du 1er R.E.P., le pouvoir veut reprendre le dessus. Les avions militaires sont envoyés en métropole. Le putsch est vacillant. Il manque globalement d'appui et d'organisation profonde. Le 25 avril 1961 au matin, le Général Challe décide finalement de se rendre. C'est la consternation.

- La journée du 25 avril est une journée de déception pour tous, civils et militaires. Le 1er R.E.P. rentre à Zeralda. Le Général Challe s'y rend aussi.

- Le 27 avril 1961, le camp du 1er R.E.P. est encerclé par des chars. Le LCL Guiraud est revenu. Le Général Challe est arrêté. Les hommes du 1er R.E.P. sont dirigé sur Thiersville et seront reversés dans les autres régiments de Légion. Dans les camions, ils chantent la célèbre chanson d'Edith Piaf : " Non, rien de rien, Non je ne regrette rien ! ".

- Le 30 avril 1961, le 1er R.E.P. est dissous.

source :

http://www.7flammes.com/legion-diss-1rep.htm

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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty20/2/2010, 22:08

tout çà c'est fort intéressant et en plus c'est du concret L'Algérie était elle une Nation Icon_rr mais çà ne permet pas de répondre à l'autre sujet
la guerre d'Algérie était elle évitable ou inévitable c'est pareil .


BRIARD c'est bien et c'est passionnant tu donnes de l'info que les jeunes classe ignorent et que les réacs veulent occulter .


je viens un peu car je me sens vraiment concerné .
j'aimerais bien que tu viennes sur l'autre post je pense tu es utile là avec tes connaissances .
deux fois je demande .
y aura pas de troisième.
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty22/2/2010, 09:21

roltanguy a écrit:
tout çà c'est fort intéressant et en plus c'est du concret L'Algérie était elle une Nation Icon_rr mais çà ne permet pas de répondre à l'autre sujet
la guerre d'Algérie était elle évitable ou inévitable c'est pareil .


BRIARD c'est bien et c'est passionnant tu donnes de l'info que les jeunes classe ignorent et que les réacs veulent occulter .


je viens un peu car je me sens vraiment concerné .
j'aimerais bien que tu viennes sur l'autre post je pense tu es utile là avec tes connaissances .
deux fois je demande .
y aura pas de troisième.
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Hé je fais ce que je peux, mais j'ai deux fora à gérer, et 3 autres ou je me dois de participer, sans parler de deux fora politiques, donc tu comprendras aisément que j'ai que 24h00 dans une journée et seulement deux mains, qui ont 9 doigts de trop vu que je tape d'un seul doigt L'Algérie était elle une Nation Icon_geek

Et quand en plus je suis accusé de faire du copié/collé par un guignol provocateur, tu comprendras aisément que j'ai pas trop envie de continuer à alimenter ses vomis plumititifs.
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty22/2/2010, 10:22

bon je t'absous L'Algérie était elle une Nation Lol
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty22/2/2010, 10:47

roltanguy a écrit:
bon je t'absous L'Algérie était elle une Nation Lol

Tu m'en vois ravi L'Algérie était elle une Nation 3d-respect-43-256f
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MessageSujet: Re: L'Algérie était elle une Nation   L'Algérie était elle une Nation Empty22/2/2010, 19:35

<< De nombreux corps n’ont pu être enterrés ; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata >>.

A quelle date ses corps furent ils retrouvés ?
Avant ou aprés "l'indépendance" ?
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