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 Le FMI et les enjeux Mondiaux

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GIBET
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MessageSujet: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 1:33

Fiche Technique

Le FMI en un clin d’œil
le 21 septembre 2010

Le Fonds monétaire international (FMI) a pour mission de promouvoir la coopération monétaire internationale, de veiller à la stabilité financière, de faciliter le commerce international, de susciter des niveaux d’emploi et de croissance durable, et de faire reculer la pauvreté dans le monde. Créé en 1945, le FMI est gouverné par ses 187 États membres auxquels il rend compte de son action, ce qui lui confère une couverture quasi-planétaire.

Pourquoi le FMI a-t-il été créé et comment fonctionne-t-il?

Le FMI, appelé parfois le «Fonds», a été créé en juillet 1944, lors d’une conférence des Nations Unies tenue à Bretton Woods dans le New Hampshire (États–Unis). Les quarante-cinq gouvernements représentés à la conférence voulaient établir un cadre de coopération économique conçu pour éviter que ne se reproduise le cercle vicieux des dévaluations compétitives qui avaient contribué à la Grande Dépression des années 1930.

Le champ d’action du FMI:
l’objectif premier du FMI est de veiller à la stabilité du système monétaire international, en d’autres termes, le système international de paiements et de change qui permet aux pays (et à leurs citoyens) de procéder à des échanges entre eux. Ce système est essentiel pour promouvoir une croissance économique durable, accroître les niveaux de vie et réduire la pauvreté. À la suite de la récente crise mondiale, le FMI a entrepris de clarifier et de rénover son mandat pour l’étendre à l’ensemble des questions macroéconomiques et financières ayant une incidence sur la stabilité mondiale.


  • Le FMI en quelques chiffres:
  • Nombre de pays membres : 187 pays
  • Siège : Washington, D.C.
  • Conseil d’administration : 24 administrateurs représentant des pays et groupes de pays
  • Effectifs : environ 2.500, originaires de 158 pays
  • Total des quotes-parts : 328 milliards de dollars EU (au 31 août 2010)
  • Complément de ressources promis ou engagé : 600 milliards de dollars EU
  • Encours des prêts (au 31 août 2010) : 200 milliards de dollars EU, dont 146 milliards non encore tirés (voir tableau)
  • Principaux emprunteurs (encours au 31 août 2010): Roumanie, Ukraine, Hongrie
  • Consultations au titre de la surveillance :achevées au cours de l’exercice 2010 — 120 pays dont 111 ont consenti à la publication des documents y afférents (au 31 mai 2010)
  • Assistance technique : prestations dans les pays pour l’exercice 2009 = 181 pers.-année
  • Objectifs : l’article premier des Statuts du FMI énonce les objectifs fondamentaux suivants :

  1. promouvoir la coopération monétaire internationale;
  2. faciliter l’expansion et la croissance équilibrées du commerce mondial;
  3. promouvoir la stabilité des changes;
  4. aider à établir un système multilatéral de paiements;
  5. mettre ses ressources (moyennant des garanties adéquates) à la disposition des pays confrontés à des difficultés de balance des paiements.

La surveillance des économies :
Afin de maintenir la stabilité et de prévenir les crises du système monétaire international, le FMI examine les politiques des pays et procède à des revues de l’évolution économique et financière à l’échelle nationale, régionale et mondiale, dans le cadre formel de sa mission de surveillance.
Dans le contexte de cette surveillance, le FMI prodigue des conseils à ses 187 États membres, encourage des politiques visant à assurer leur stabilité économique, à réduire la vulnérabilité aux crises économiques et financières, et à accroître les niveaux de vie. Le FMI présente à intervalles réguliers, une évaluation des perspectives économiques dans les Perspectives de l’économie mondiale, un état des lieux des marchés financiers dans le Rapport sur la stabilité financière dans le monde et publie une série sur les perspectives économiques régionales. Le
Conseil d’administration du FMI envisage actuellement différentes possibilités pour renforcer et mieux coordonner les différents types desurveillance multilatérale, financière et bilatérale.

L’assistance financière:
Les financements du FMI donnent aux États membres l’appui qui leur est nécessaire pour remédier à leurs problèmes de balance des paiements. Un programme économique appuyé par le FMI est élaboré par les autorités nationales en étroite coopération avec les services du FMI,et les concours financiers restent subordonnés à la réalisation effective du programme. Le FMI, a rapidement réagi à la récente crise économique mondiale en renforçant sa capacité de prêt; il a approuvé en avril 2009 une refonte complète des modalités d’octroi de soutien financier et adopté de nouvelles réformes en août 2010.
Plus récemment, les instruments de prêt du FMI ont subi de nouvelles améliorations permettant d’offrir à un large éventail de pays membres dont les fondamentaux, les politiques et les cadres institutionnels sont solides des outils souples de prévention des crises. Le FMI a doublé les limites d’accès à ses financements dans les pays à faible revenu et accroît ses prêts aux pays les plus pauvres du monde, à des taux d’intérêt nuls jusqu’en 2012.

Le DTS :

Le FMI émet un avoir de réserve international appelé Droit de tirage spécial (DTS)qui peut compléter les réserves de change des pays membres. Les deux allocations de DTS effectuées en août et septembre 2009 ont presque décuplé l’encours des DTS, le portant à un total d’environ 204 milliards de DTS (308 milliards de dollars EU). Les pays membres peuvent aussi échanger entre eux, des DTS contre des devises.

L’assistance technique :
Le FMI mène des actions d’assistance technique et de formation pour aider les pays membres à renforcer leur capacité d’élaboration et de mise en œuvre effective des politiques.
L’assistance technique porte sur divers domaines, notamment la politique et l’administration fiscale, la gestion des dépenses, les politiques monétaire et de change, la supervision et la régulation du système bancaire et financier, les cadres législatifs et les statistiques.

Les ressources :
L
es ressources du FMI proviennent des États membres, principalement du versement des quotes-parts qui reflètent en gros le poids économique relatif de chaque pays. Les dirigeants des pays réunis au Sommet du G-20 en avril 2009, se sont engagés à tripler la capacité de prêts du FMI, qui passerait de 250 à 750 milliards de dollars EU. Pour donner suite à cet engagement, les parties actuelles et futures aux Nouveaux accords d’emprunt (NAE) ont décidé d’en porter le montant à environ 550 milliards de dollars EU, ce qui a été approuvé par le Conseil d’administration de
l’institution le 12 avril 2010. Les États membres examinent actuellement dans quelle mesure les quotes-parts devraient être relevées dans le cadre de la 14ème révision générale des quotes-parts qui doit se conclure en janvier 2011.
Historiquement, les dépenses annuelles de fonctionnement du FMI ont été essentiellement couvertes par les intérêts perçus sur l’encours des crédits, mais les États membres viennent de convenir d’un nouveau schéma de recettes basé sur diverses sources de revenus mieux adaptées aux différentes activités du FMI.

Gouvernance et organisation
: le FMI est comptable de son action devant les gouvernements des États membres. L’organe suprême de la structure de gouvernance est le Conseil des Gouverneurs qui se compose d’un Gouverneur et d’un Gouverneur suppléant par État membre. Le Conseil des Gouverneurs se réunit une fois par an, à
l’occasion de l’Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale.
Vingt-quatre Gouverneurs siègent au Comité monétaire et financier international (CMFI) qui se réunit au moins deux fois par an.
La gestion au quotidien du FMI est assurée par son Conseil d’administration composé de vingt-quatre administrateurs qui représentent la totalité des pays membres et dont le travail est orienté par le CMFI et appuyé
par les cadres du FMI. Le Directeur général dirige les services du FMI et préside le Conseil d’administration, assisté de trois Directeurs généraux adjoints

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GIBET
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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 1:45

Le FMI et la Banque mondiale
le 21 septembre 2010

Le FMI et la Banque mondiale sont des institutions du système des Nations Unies. Elles poursuivent un même but qui est de relever le niveau de vie des populations des pays membres. Leurs approches à cet égard sont complémentaires : l’action du FMI est centrée sur les questions macroéconomiques tandis que la Banque mondiale se consacre au développement économique à long terme et à la lutte contre la pauvreté.

Quelle est la finalité des «institutions de Bretton Woods»?
Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont été créés lors de la conférence internationale réunie à Bretton Woods dans le New Hampshire (États-Unis) en juillet 1944. Les participants à cette conférence avaient pour ambition d’établir un cadre de coopération et de développement économiques qui jetterait les bases d’une économie mondiale plus stable et plus prospère. Bien que cet objectif demeure fondamental pour les deux institutions, leurs
activités sont en constante évolution pour répondre aux mutations et auxnouveaux enjeux de l’économie mondiale.
Conseils de politique économique et une assistance technique pour les aider à bâtir et à maintenir des économies florissantes. Il leur consent également des prêts et les aide à élaborer des programmes d’action en vue de résoudre
leurs problèmes de balance des paiements — dans les cas où ils ne peuvent obtenir des financements suffisants à des conditions abordables pour régler leurs paiements internationaux. Les prêts du FMI sont assortis d’échéances courtes ou moyennes et sont surtout financés avec les ressources provenant de la souscription des quotes-parts des membres. Les services du FMI se composent essentiellement d’économistes dotés d’une vaste expérience en matière de politique macroéconomique et financière.

Le mandat de la Banque mondiale
. La Banque mondiale appuie le développement économique à long terme et la lutte contre la pauvreté en accordant une assistance technique et financière aux pays afin de les aider à mener des réformes sectorielles ou à réaliser des projets spécifiques — construction d’écoles et de centres de santé, adduction d’eau et fourniture d’électricité, lutte contre les maladies, protection de l’environnement, par exemple. Ses interventions s’inscrivent généralement dans la durée et sont financées à la fois par les contributions des pays membres et par émissions d’obligations. Les services de la Banque mondiale sont souvent spécialisés dans des
domaines, techniques ou secteurs déterminés.

Cadre de coopération
. Le FMI et la Banque mondiale collaborent régulièrement sur plusieurs dossiers d’assistance aux pays membres et ont lancé plusieurs initiatives conjointes. Les conditions qui régissent leur coopération ont été définies dans un concordat en 1989, pour assurer une coopération effective dans les domaines dont elles se partagent les responsabilités.

Coordination de haut niveau. À l’occasion de leur Assemblée annuelle, les gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale se concertent et présentent le point de vue de leurs pays respectifs sur la situation économique et financière internationale. Le Conseil des gouverneurs fixe les orientations de la marche à suivre pour aborder les
enjeux de politique économique et financière internationale et fixer les priorités d’action des deux institutions.
Un groupe de gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale se réunit également dans le cadre du Comité du développement dont les rencontres coïncident avec les réunions de Printemps et l’Assemblée annuelle du
FMI et de la Banque mondiale. Ce Comité a été créé en 1974 pour conseiller les deux institutions sur les enjeux cruciaux du développement et sur les moyens financiers nécessaires à la promotion du développement économique des pays à faible revenu.

Concertation entre les directions des deux institutions
. Le Directeur général du FMI et le Président de la Banque mondiale se concertent régulièrement sur les grandes questions. Ils publient aussi des communiqués conjoints et parfois des articles qu’ils cosignent; ilsse sont également rendus ensemble dans plusieurs régions et pays du monde.

Collaboration entre les services des deux institutions
. Les services du FMI et de la Banque mondiale collaborent étroitement dans le cadre de l’aide fournie aux pays et sur les questions qui intéressent les deux institutions. Celles-ci s’organisent aussi souvent pour faire coïncider leurs missions dans les pays ou envoient des représentants prendre part aux missions de l’autre institution. Les évaluations du FMI sur la situation et la politique économique d’un pays sont prises en compte dans l’évaluation des projets de développement ou de réforme que réalise la Banque mondiale. De même, les conseils de la Banque sur les réformes structurelles et sectorielles sont pris en considération dans les conseils de politique dispensés par le FMI. Les services des deux institutions coopèrent également à l’élaboration de la conditionnalité dont sont assortis leurs programmes de prêts respectifs.
L’évaluation externe de la collaboration entre la Banque mondiale et le FMI réalisée en 2007 a donné lieu au Plan d’action conjoint sur la collaboration entre la Banque mondiale et le FMI (JMAP) qui vise à renforcer les modalités de la collaboration entre les deux institutions. Dans le cadre de ce plan, les équipes du FMI et de la Banque qui travaillent sur les pays discutent de leur programme de travail respectif sur un pays donné, pour cerner les questions
sectorielles d’importance systémique, établir la répartition des tâches et définir le travail requis de chaque institution pour l’année à venir. Le JMAP permet aussi une meilleure circulation de l’information entre les deux institutions.

Réduction de la charge de la dette
. Le FMI et la Banque mondiale œuvrent aussi ensemble à la réduction de la
charge de la dette extérieure des pays pauvres les plus lourdement endettés, dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM).
Le but visé est d’aider les pays à faible revenu à atteindre leurs objectifs de développement sans retomber dans une situation de surendettement. Les services du FMI et de la Banque mondiale préparent ensemble les analyses de viabilité de la dette, guidés par le Cadre de viabilité de la dette (CVD) élaboré par les deux institutions.

Réduction de la pauvreté. En 1999, le FMI et la Banque mondiale ont lancé la formule du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) — selon laquelle les pays se dotent d’un plan reliant les politiques nationales, l’appui des bailleurs de fonds et les résultats requis en matière de développement pour faire reculer la pauvreté dans les pays à faible revenu. Les DSRP constituent le fondement de l’initiative PPTE et de la plupart des prêts concessionnels du FMI (en particulier ceux qui sont accordés au titre de la Facilité élargie de crédit, FEC) et de la Banque mondiale. Suivi de l’évolution vers les OMD. Depuis 2004, le FMI et la Banque mondiale collaborent à la rédaction du Rapport sur le suivi mondial qui évalue les progrès à accomplir pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (ODM).
Le rapport évalue aussi le degré de contribution des pays en développement, des pays développés et des institutions financières internationales au partenariat et à la stratégie de développement nécessaires à la réalisation des ODM.

Évaluation de la stabilité financière
. Le FMI et la Banque mondiale travaillent également ensemble au renforcement de la résistance des secteurs financiers des pays membres et à l’efficacité de leur régulation. Le Programme d’évaluation de la stabilité financière (PESF)a été lancé en 1999 afin d’identifier les forces et faiblesses des systèmes financiers des pays et de recommander les mesures requises pour remédier aux éventuelles lacunes décelées.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter les sites Internet des deux institutions : [url]www.imf.org/external/fra/index.asp[/url] et [url]www.worldbank.org[/url]

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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 1:55

Citation :
La manne d’aujourd’hui, promesse pour demain : de meilleures politiques pour gérer les ressources naturelles
de Leslie Lipschitz, Directeur, Institut du FMI

Affiché le 15 décembre 2010 par le blog du FMI — "iMFdirect Les pays riches en ressources naturelles sont souvent jalousés : ils ont peu de contraintes financières et cela est censé accélérer leur développement économique. Mais la réalité est moins idyllique.
Les pays dotés d’abondantes ressources naturelles – généralement du pétrole, du gaz ou des minéraux – obtiennent, en moyenne, de moins bons résultats économiques que les pays comparables qui en sont dépourvus.
D’où la question que se posent depuis toujours les responsables de la politique économique : comment gérer les défis économiques et sociaux qu’engendre la richesse en ressources naturelles?
Ou bien, pour reprendre les termes utilisés par le professeur Thorvaldur Gylfason (Université d’Islande) lors d’une conférence : comment éviter que la «manne donnée par la nature» ne «se transforme en malédiction pour les gens ordinaires»?
Élargir le dialogue entre les décideursCe problème n’est pas nouveau, mais il est particulièrement d’actualité pour un certain nombre de pays africains où l’exploitation de ressources naturelles découvertes récemment va bientôt commencer. C’est pourquoi l’Institut du FMI a organisé début novembre, en coopération avec la Banque d’Algérie, un Séminaire de haut niveau sur les ressources naturelles,
consacré aux défis que doivent affronter ces pays et aux leçons à tirer de l’expérience de ceux qui sont su gérer avec succès l’exploitation de leurs ressources naturelles.
En tant qu’organisation internationale dont sont membres presque tous les pays du monde, le FMI possède un avantage unique : il est la «mémoire» mondiale des bonnes et des mauvaises expériences et pratiques dont les décideurs peuvent tirer des leçons et bénéficier. Il est donc bien placé pour inviter les décideurs et les experts à réfléchir ensemble à ce qui a marché et ce qui n’a pas marché — autrement dit, à tirer les enseignements de l’expérience des uns et des autres, et de l’histoire. Les participants du Botswana, du Chili, de la Norvège et du Mexique ont décrit ce qui avait été le plus efficace dans leur pays et les représentants d’autres pays ont expliqué avec franchise ce qui, chez eux, avait échoué.
Des thèmes communs Sur place, les avantages de ce «remue-méninges» collectif ne se sont pas fait attendre. Les représentants de pays ayant récemment découvert des ressources naturelles ont ainsi eu l’occasion de poser directement des questions aux experts et autres décideurs au sujet de leur politique économique. Au cours de ces échanges, plusieurs thèmes sont apparus de façon récurrente :
Beaucoup de participants ont reconnu qu’il était difficile de négocier des contrats sur le partage des coûts d’exploration et la répartition des profits avec les grandes sociétés d’extraction multinationales.
• Bien sûr, les gouvernements tiennent à ce qu’une juste part des profits reste dans le pays, tandis que les sociétés veulent avoir la certitude d’obtenir un juste rendement pour leurs investissements initiaux dans l’exploration et la découverte des ressources naturelles.
• Les pays ont fait part de leur expérience dans ce domaine, mais ils ont aussi entendu le point de vue d’une grande compagnie pétrolière mondiale. Des experts techniques ont aussi contribué au débat en expliquant comment les contrats pouvaient être structurés de manière à prendre en compte diverses éventualités.
Une autre question d’intérêt universel est celle de la répartition des avantages tirés des ressources naturelles entre la génération actuelle et les générations futures.
• Cette question est en fait celle de l’équilibre délicat à trouver entre la nécessité urgente de lutter contre la pauvreté et les impératifs de la stratégie d’investissement à plus long terme; un courage politique considérable et des institutions solides sont souvent indispensables pour faire en sorte que les dépenses intérieures ne soient pas supérieures à ce que le pays peut effectivement absorber.
• Même s’il n’existe naturellement pas de solution idéale et universelle, nombre des stratégies nationales recèlent des éléments qui pourraient se révéler fort utiles à d’autres pays. Il apparaît clairement que le premier dénominateur commun de toutes les expériences réussies est la bonne gouvernance, soutenue par des institutions solides et transparentes.
Toutes ces questions touchant aux ressources naturelles sont indissociables d’un impératif sous-jacent : l’existence d’un environnement macroéconomique stable et prévisible pour que les pays puissent capitaliser sur leurs richesses naturelles. Dans ce domaine, l’avis du FMI a été sollicité sur diverses questions d’ordre macroéconomique, notamment l’élaboration des politiques budgétaires, monétaires et de taux de change de nature à atténuer l’effet des fluctuations des recettes tirées des ressources naturelles, et l’efficacité des «politiques industrielles» conçues pour avantager certains secteurs (par exemple, au moyen de politiques commerciales
avantageuses ou de subventions budgétaires).
La poursuite du dialogue entre décideurs La rencontre d’Alger a certes été l’occasion d’échanges riches et variés, mais il serait naïf de croire que l’on peut trouver une solution rapide à un problème avec lequel les pays sont aux prises depuis des années.
Cela dit, dans la mesure où ce séminaire — dont il est prévu de publier les actes sous forme de livre — aura stimulé la réflexion des décideurs sur les complexités de la gestion des ressources naturelles, il aura atteint les objectifs que nous nous étions fixés. Ce qu’il faut maintenant, c’est que ces consultations mutuelles se poursuivent, dans un esprit de collaboration, en y faisant participer la société civile.
Au FMI, nous sommes déterminés à prendre part à cette conversation.
Outre les discussions que nous menons avec les autorités nationales, nous continuerons d’agir sur deux grands fronts :
• Premièrement, en fournissant une assistance technique dans des domaines tels que la politique fiscale et la politique de dépenses, la politique monétaire sous divers régimes de change, et l’utilisation et la gestion des fonds souverains.
• Deuxièmement, en nous attachant à offrir des possibilités de formation. Ainsi, depuis le séminaire d’Alger, l’Institut du FMI a organisé (à l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud) un cours de deux semaines sur la «Gestion macroéconomique dans les pays riches en ressources naturelles». Ce cours visait à faire un tour d’horizon complet
des thèmes et des défis qui ont trait à la conduite de la politique économique et à la planification stratégique. L’an prochain, il sera de nouveau proposé, mais cette fois à des publics régionaux différents, à l’Institut multilatéral de Vienne et à Tunis.

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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 2:01

Citation :
Le FMI et la Banque mondiale annoncent un allégement de dette de 1,8 milliard de dollars EU en faveur du Togo
Communiqué de presse n° 10/493
le 14 décembre, 2010

Le Fonds monétaire international (FMI) et l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale ont décidé que le Togo a atteint le point d’achèvement au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), ce qui aboutira à un allégement de la dette du Togo pouvant aller jusqu’à 1,8 milliard de dollars EU, soit une réduction de 82 % de la dette extérieure en valeur nominale1.
Les conseils d’administration des deux institutions2 ont convenu que le pays a mis en œuvre les mesures nécessaires
(«déclencheurs») pour atteindre le point d’achèvement, stade auquel l’allégement au titre de l’initiative PPTE devient irrévocable et le pays bénéficie de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Les déclencheurs étaient les mesures suivantes : mise en œuvre satisfaisante du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté
(DSRP), maintien d’une politique macroéconomique saine dans le cadre d’un programme économique appuyé par le FMI, et progrès dans les domaines de la gestion des finances publiques, de la gouvernance, de la gestion de la dette et des secteurs sociaux.
Sur la réduction d’environ 1,8 milliard de dollars EU de l’encours de la dette, 47 % proviendront des créanciers multilatéraux, 50 % des créanciers membres du Club de Paris et le reste d’autres créanciers bilatéraux et commerciaux. L’allégement de dette de l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres, atteindra 156 millions de dollars EU au titre de l’initiative PPTE et 564 millions de dollars EU au titre de l’IADM3.
En conséquence de cet allégement de dette substantiel, le service de la dette ne représentera plus une lourde charge pour le Togo, qui pourra s’employer à redresser son économie en s’appuyant sur des finances
publiques saines.
« Le fait que le Togo ait obtenu cet allégement de dette lui donne l’occasion de prendre un nouveau départ après les difficultés économiques de la crise intérieure. Nous félicitons le Togo pour ses progrès rapides dans la stabilisation économique et les réformes structurelles, qui lui ont permis non seulement d’être admis à bénéficier d’un allégement de dette, mais aussi de jeter les bases de son futur succès, a déclaré Marshall Mills, chef de mission du FMI pour le Togo. « Le Togo peut maintenant poursuivre sur sa lancée impressionnante en consacrant davantage de ses rares ressources à des priorités telles que les besoins sociaux et la remise en état des infrastructures, plutôt qu’au service de la dette. Il est tout aussi important de noter que la nette amélioration de la santé financière du
pays constituera une base solide pour promouvoir son développement, en encourageant la croissance économique et l’investissement privé qui sont essentiels pour atteindre ses objectifs », a-t-il ajouté.
« Nous célébrons cette bonne nouvelle et nous félicitons le gouvernement togolais pour les efforts substantiels qu’il a déployés pour atteindre ce stade, mais nous l’engageons aussi à maintenir une politique budgétaire prudente et à améliorer la gestion de la dette », a déclaré Madani M. Tall, Directeur des opérations pour le Togo à la Banque mondiale. « Il est maintenant crucial que les ressources dégagées par cet allégement de dette soient pleinement consacrées au développement du pays, principalement dans les secteurs sociaux et dans des réformes propices à la croissance. J’engage donc les autorités à maintenir cet élan en utilisant l’allégement de dette pour réduire la pauvreté, ainsi que pour diversifier l’économie et en accroître la compétitivité. »

Le Togo devient le 31e pays à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Le point d’achèvement marque la fin du processus PPTE pour le Togo, qui a commencé en décembre 2008 lorsque les conseils du FMI et de la Banque mondiale ont convenu que le pays avait rempli les conditions requises pour atteindre le point de décision, stade auquel les pays commencent à recevoir un allégement de dette intérimaire.

ANNEXE (Note aux correspondants)
Initiative PPTE
En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont lancé l'initiative en faveur des PPTE pour créer un cadre dans lequel tous les créanciers, y compris les institutions multilatérales, peuvent alléger la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés au monde afin de réduire la charge que le surendettement fait peser sur leur croissance économique et leur lutte contre la pauvreté.
À ce jour, 36 PPTE ont atteint le point de décision, dont 31 (parmi lesquels le Togo), ont atteint le point d'achèvement.
IADM
Créée en 2005, l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM) a pour objectif de réduire la dette des pays à faible revenu admissibles et de leur fournir des ressources supplémentaires pour les aider à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Dans le cadre de l'IADM, trois institutions multilatérales (l’Association internationale de développement de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et le Fonds africain de développement) accordent un allégement de 100 % de la dette admissible aux pays qui remplissent les conditions requises, c’est-à-dire, normalement, lorsqu'ils atteignent le point d'achèvement de l'initiative PPTE.


1 La valeur nominale de la dette est le montant que le débiteur doit aux créanciers à un moment donné; la valeur actualisée de la dette est égale à la somme de toutes les obligations futures au titre du service de la dette existante (principal et intérêts), à laquelle on applique un taux d’actualisation égal au taux d’intérêt du marché. Lors des discussions sur la réorganisation de la dette, la notion de valeur actualisée est utilisée pour mesurer, de façon
cohérente, la répartition entre les créanciers de la charge que constitue la réduction de la dette. On trouvera ici la définition en anglais des termes valeur nominale (nominal value) et valeur actualisée (present value) (Appendix III--Glossary of External Debt Terms IMF, External Debt Statistics: Guide for Compilers and Users, (2003) IMF,
Washington DC).
2 Le Conseil du FMI s’est réuni le 10 décembre 2010 et celui de l’IDA, le 14 décembre.
3
L’allégement de dette accordé par le FMI atteindra 0,3 million de DTS. L’allégement est calculé sur la base de l’encours de la dette contractéeavant 2008, et le FMI a fourni l’essentiel de son financement après la fin de 2007.

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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 2:14

Création de la Banque du Sud - Contournement du G20, arme financière de destruction massive des peuples
Par Thomas, le Cimbre, le 12 mai 2009, Economie de bulles, crises systémiques, subprime- Lien permanent

Les effondrements des cours boursiers ou les avalanches de faillites d'entreprises ou des ménages, les dépréciations de la valeur des entreprises, la chute de l'activité industrielle, la chute des échanges commerciaux internationaux et du Baltic Dry Index, la mise au chômage de plusieurs centaines de millions de Travailleurs, la réduction de 20% du niveau de vie en Afrique... constituent le deleveraging qui n'est que la réduction de l'effet multiplicateur du levier de la spirale spéculative et ystémique des crédits accordés et des assurances vendues et sensées les couvrir (CDS, Subprimes). Ce deleveraging n'est
réalisé qu'avec les complicités d'Obama Geithner aux USA, de Brown Darling au Royaume-Uni et de quelques aviso-escorteurs européens comme Angela Merkel en Allemagne et pinocchio en France. Ce deleveraging n'est réalisé qu'en gonflant une nouvelle hyper-bulle de crédits, de crédits publics issus des Trésors et des dettes publics et de la contrefaçon de monnaie, appelée quantitative easing, pour la planche à billet, ou creative easing si les dettes toxiques sont rachetées par les banques centrales ou si elles émettent des Bons du Trésor à partir de rien.

Le G20 poursuit sa campagne de destruction massive et ne s'aperçoit pas que son arme de poing, le FMI et la Banque Mondiale, sont contournés la semaine dernière par la création du Fonds Asiatique de Crise, et à la fin du mois de mai 2009 par l'entrée en fonction de la BancoSur, la Banque du Sud. L'Afrique est gardée sous la cloche des guerres civiles économiques et coloniales.

L'Afrique est aussi le Continent le plus riche en minerais.

Le G20 financier de Londres du 2 avril 2009 a été une injure qui n'a que renforcé l'Axe du Mal. La spirale spéculative de crédit et son système d'assurance des risques
de l'incertitude systémique (moral hazard) par les CDS, les CDO, les LBO, etc... ont tué l'activité économique et fait du Travailleur et des Pays ACP et des Pays En Développement une espèce d'emmerdeurs compressibles à souhait au gré de l'actionnariat de fonds spéculatifs de toute nature. Une refonte du système de crédit sera à engager dans la prochaine décennie en augmentant l'exigence des fonds propres de réserve ce qui réduira l'effet de levier financier revolving. Les fonds propres de réserve en banque devront remonter à 4%, puis à 6% et sans doute dépasser les 10%. Il faudra organiser le ralentissement de la circulation de la monnaie et le ralentissement de l'expansion du crédit. Il faudra alors avoir au niveau macro-économique comme au niveau des ménages et des entrepreneurs une gestion prudentielle durable verte et sociale conforme au moins au libellé des normes Bâle 2 et IFRS qui sont des "normes comptables prudentielles". Ceci
nécessitera de requalifier la Croissance en un Green New Deal et d'y intégrer l'IDH, l'Indice de Développement Humain. Un ralentissement de la croissance des pays industrialisés devra s'organiser avec les Pays En Développement (PED) et les Pays Afrique Caraïbes Pacifique (ACP).
L'action de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International dans les pays en développement est dénoncée depuis plus de 20 ans. La fin de la guerre froide a mis fin au maintien des obédiences et allégeances mais n'a pas arrêté la gestion du monde par blocs. Ces deux Institutions Financières Internationales soumettent les prêts qu'elles réalisent à de strictes considérations financières, qui suivent le dogme monétariste qui est le seul mode de communication des USA avec les canons. Ces conditionnalités sont politiques et obligent les pays qui les acceptent à réduire leurs dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation et la
santé (voir aussi ADPIC et ADPIC ) qui sont pourtant des clefs pour le développement, afin de pouvoir rembourser plus vite une dette, dont une grande partie est souvent illégitime: dans les années 1970, les pays en développement avaient une dette
modeste, mais libellée en dollar. Les réajustements monétaires durant ces années l'ont fait exploser et dès le début des années 1980 le Mexique se déclare insolvable, suivi d'autres pays.
Mais la plupart des pays en développement reste dans le rang, ou le rejoigne peu après. Ils croient avoir trop besoin des investissements étrangers pour leur développement.

Avec l'apparition d'une majorité politique de gauche en Amérique Latine et surtout depuis l'éclatement de "La Crise du Nord" les pays latino-américains ont coupé leursliens avec le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale. Le Vénézuela en est sorti tout récemment en faisant grand bruit. Les pays émergents du Sud ont compris qu'ils ont seuls suffisamment de capitaux pour constituer leurs propres institutions financières, et proposer une politique de prêts au service du développement qui n'obéisse pas à la même logique que celle du FMI et de la Banque Mondiale. Seul le FMI est sorti "victorieux" du G20 de Londres du 2 avril 2008 où il a été donné aux marchés le signal que la helicopter money, qui est
imprimée à Paper Mill on the Potomac et à Londres, va pleuvoir avec 1000 milliards de $ en direction du FMI et de la Banque Mondiale.

Vous comprenez mieux le choix politique de cette décision du G20 de Londres. Il ne s'agissait pas de renflouer les pays en détresse financière, mais il fallait étouffer toute volonté d'indépendance d'États Membres du FMI en leur faisant miroiter une aide financière internationale. La trappe à liquidité ne fait que de gonfler avec ces 1000 milliards de $ et toutes ces mesures n'auront qu'un effet de levier pour préparer Weimar 2, la misère et l'hyperinflation. Cette somme de 1000 milliards est historique pour le FMI. Ce Plan de renflouage du G20 de Londres est en réalité un plan coordonné de dévaluation du $ et de préparation à une inflation élevée pour faire disparaître d'une autre manière la dette et les créances pourries américaines. Le management d'évènements de Brown-Obama avait rebondi avec ce G20 de Londres pour euphoriser Wall Street.

Dans cette Crise du Nord, les perspectives sont d’autant plus moroses pour les Pays En Développement et les Pays ACP qu'ils ne disposent pas de moyens suffisants pour financer des plans de sauvetage et de relance de leur économie. Sans ressources internes et externes additionnelles, ils souffriront beaucoup plus gravement de la
récession globale. Les moyens supplémentaires mis à leur disposition seront assez limités: sur les 1000 milliards de dollars annoncés par le G20 de Londres du 2 avril 2009 pour relancer l’économie mondiale, seulement 50 milliards reviendraient directement aux pays à faibles revenus. Cet apport additionnel constitué de prêts assortis de
conditionnalités devrait être décaissé sur une période allant de deux à trois ans. Or, rien que pour l’année 2009, le FMI évalue à 216 milliards de dollars la facture de la crise financière pour les pays les plus pauvres. De plus le poids du remboursement de la dette continue à détourner une part conséquente des finances publiques des Pays En
Développement. Selon la Banque Mondiale, le service total de la dette des pays à faibles revenus est passé de 21 milliards de dollars en 1990 à 31 milliards de dollars en 2007.
C'est ce qui expliques toutes les initiatives actuelles pour contourner la dépendance par rapport au FMI, à la Banque Mondiale et au Système monétaire International. La création de la Banco del Sur est signée le 9 décembre 2007 par les membres de l'Union des Nations Sud-Américaines. D'ici quelques semaines la Banque du Sud va commencer ses activités. Ayons une pensée pour [url=http://www.renovezmaintenant67.eu/IX 11 Allende.html]Salvatore Allende et Pablo Neruda[/url]., cette gauche d'Amérique Latine qui avait été éliminée dans le sang par la CIA, les GIs et leurs dictatures téléguidées (Pinochet, etc).
Les parties de la planète non inféodées aux USA, ou qui en ont assez de l'avoir été, ou qui en comprennent enfin les dangers parviennent enfin - à l'inverse du G20 de Washington de novembre 2008 et du G20 de Londres du 2 avril 2009 - à poser au Système Monétaire International les questions fondamentales qui sont mises en avant par la Crise financière et économique. Toute la planète envasée dans le dollar-glut (les agglutinements de $ en dehors des USA) regarde avec gravité le $ comme monnaie de référence internationale. La Fed' avait lancé pendant 15 ans la planche à billets sous la direction de Bernanke, adulé mondialement comme "le Gourou", pour combattre la récession. La
Paper Mill on the Potomac finançait l'endettement de la super-puissance américaine dont l'économie est fondée sur la consommation à crédits cumulés.
Les autres pays de la planète sont assis sur des réserves en $, 2000 milliards pour la Chine. Quand le $ va s'effondrer ce sera le fruit de quelques décennies de travail qui sera perdu pour ces pays. Selon Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale chinoise, "il est unique dans l'histoire de l'humanité qu'une monnaie nationale adossée sur le crédit soit en même temps une monnaie de réserve internationale". Depuis De Gaulle, nous savons que "les américains font financer leur pauvreté par le reste du monde". Car les USA sont pauvres depuis presque 3 décennies. Le saviez-vous?

Nous sommes tous organiquement ancrés dans une contradiction interne du Système Monétaire International: l'Amérique ne peut revendiquer le rôle d'une réserve monétaire internationale et pratiquer en même temps une politique monétaire à ambition égocentrique nationale. Les parties du monde se rebellent et n'acceptent plus d'être au service de cet Axe du Mal du $. Il faut donc bien dépasser les ressentiments équivoques que peuvent susciter la Chine ou Hugo Chávez qui a lancé la Banque du Sud, et comprendre qu'un nouvel ordre international s'installe à côté des USA qui ont définitivement perdu toute crédibilité, mis à part la médiatique marionnette de Wall Street en la personne d'Obama. Il a
quelque chose en négatif du Bip, Marcel Marceau le pantomime strasbourgeois, mais chez lui le tragique est une écriture réelle, une réelle écriture de l'épilogue américain. Nous sentons bien que son regard qui s'arrête à droite et à gauche de la dalle plasma ne regarde jamais le centre, vous. Il y a une énorme dimension tragique en cet
homme, élu pour enlever les poubelles d'une nation.

La relation avec les USA, que ce soit pour l'Asie, l'Inde, et l'Amérique latine est précaire. Pour stimuler leurs exportations ces régions ont maintenu leur monnaie artificiellement basse en rachetant constamment du $. Ces régions ont éclusé en retour dans l'Amérique, pays de la réserve monétaire mondiale, ces $ achetés. Ils ont acheté des Bons du Trésor américain ou financé des emprunts. Ces flux de capitaux ont exercé une pression à la baisse sur les taux d'intérêts aux USA et ont puissamment alimenté les bulles spéculatives immobilières et les autres. La contradiction organique du Système Monétaire International a exercé un effet de levier multiplicateur sur l'éclatement de la crise. Tout,
toujours et tout le temps devait passer par le Système Monétaire International au service des USA. Il faudra donc bien faire la différence entre ceux qui craignent le retour du "protectionnisme" parce qu'ils comprennent qu'ils sont étouffés par les USA, et ceux qui veulent continuer à être au service des USA.
Les chinois proposent comme mesure temporaire la création d'une réserve monétaire supra-nationale grâce aux Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI. Ceci mettrait enfin un terme à la vassalité envers le $ qui est imposée au reste de la planète depuis la Conférence de Bretton Woods de 1944. John Maynard Keynes avait proposé en vain en 1944 une unité de compte internationale appelée "Bancor". Les DTS actuels sont constitués d'une corbeille de monnaies basées sur le crédit ($, Euro, £, Yen) et le Chine aimerait bien y ajouter le Yuan. Comme ceci ne va pas assez vite elle organise aussi en Amérique latine des Accords swap, d'échange de monnaies, qui permettent de s'affranchir du $ pour financer les échanges bilatéraux des pays signataires. L'incertitude se trouve
en ce moment sur la capacité des DTS, de cette monnaie synthétique, à être acceptée et à instaurer de la stabilité. C'est pourquoi se créent autour de la planète la Banque du Sud et des multipolarisations par
régions économiques mondiales destinées à gérer régionalement des problèmes économiques et financiers. La grande réforme sur la vision de proximité de la Banque Mondiale et du FMI, lancée par Michel Camdessus, Président du FMI de 1987 à 2000 a été rejetée comme le Bancor.
Michel Camdessus n'en a pas moins été un libéral convaincu qui avait orienté de manière brutale le FMI en imposant aux pays pauvres ou en voie de développement des mesures de privatisations ou de réductions des dépenses publiques d’éducation et de santé en échange de prêts. Ce troc avait aggravé des crises existantes ou jeté ces pays dans des crises sans précédent: Mexique (1994), Thaïlande (1997) puis toute l'Asie du
sud est (1997-1998), Russie (1998), Brésil (1999), Turquie (2001) et Argentine (2000-2001). L'Argentine constitue le cas d'école de l'échec du FMI, car elle a servi pendant des décennies d'exemple et de modèle au directeur du FMI et à ses États Membres, tous d'accord avec la politique du FMI, tous d'accord dans un système de vote censitaire où les USA sont actionnaires majoritaires et où seule la vision américaine compte. Rubens Ricupero, secrétaire général de la CNUCED, estimera, dans son Rapport sur le commerce et le développement que la politique de libéralisation a "provoqué le chaos en Extrême-Orient et en Russie et neutralisé les progrès accomplis en Amérique latine". Ce chaos en Amérique latine avait été aussi constamment consolidé par la CIA avec des régimes fascistes et dictatoriaux du genre de Peron, ou de Pinochet, etc...

Le temps semble donc être révolu pour une telle monnaie synthétique qui n'est qu'une monnaie politique aidée par
les armes ou la torture le cas échéant. Ce que les pays industrialisés ont réclamé et instauré dans leurs systèmes, dans leurs Constitutions, dans le Traité de Lisbonne, dans le Pacte de Dublin de Stabilité et de Croissance et le Traité de Maastricht installant l'Euro, à savoir "l'Indépendance de la Banque Centrale", n'a curieusement pas été réalisé au niveau du FMI et de la Banque Mondiale qui ne sont que l'arme de poing des USA sans représentation et mode de fonctionnement démocratiques.

Greenspan qui a été 15 ans Gouverneur de la Fed' avait analysé en 1996 dans le rapport "L'or et la liberté économique" (Gold and Economic Freedom)
l'effet fatal d'une politique monétaire laxiste, et pourtant c'est sous Greenspan que les USA ont pratiqué la politique la plus laxiste. Quand il y avait avant la 1ère Guerre Mondiale l'étalon-or qui mettait des limites "physiques" à l'expansion du crédit, les récessions économiques étaient relativement réduites. La Fed' avait été crée en 1913 et sa politique d'expansion monétaire des années 20 avait surchauffé un boom qui s'était effondré en 1929 et qui est identique à la crise actuelle qui a commencé dans les médias avec les Subprimes dès 2006. Trop d'argent à bon marché a développé des flux monétaires qui n'ont plus pu être maîtrisés. Comme je vous l'ai expliqué dans mon article précédent, il faudra requalifier et ralentir la croissance. Il n'est pas dit qu'une requalification de la Croissance entraîne une récession des Pays En Développement et des Pays ACP. Il faudra analyser à ce sujet l'analyse juste de la propagande idéologique des spéculateurs systémiques qui veulent poursuivre leur job et remplir leurs fouilles.
Nous comprenons que les Pays d'Asie du Sud-Est et d'Amérique Latine s'organisent régionalement et veulent définir le rythme de leur propre croissance durable.

Il faut bâtir sur une stabilité. Certains préconisent le retour à l'étalon-or. L'avantage de l'étalon-or est qu'il ne permet pas non plus un endettement démesuré des États. Les déficits budgétaires chroniques des États sont le signe des États "modernes" qui mettent en avant la Croissance sans même tenter de la qualifier ou de s'enquérir de sa durabilité. L'expansion monétaire ne mène qu'à de l'inflation, qui est considérée jusqu'à un certain point comme une manne nécessaire venue du ciel, un enrichissement sans cause en réalité.
C'est aussi pourquoi l'inflation réelle a été bien plus grande qu'avouée comme nous le voyons sur le graphique ci-dessous publié par shadowstats.com.


Il faudra réinventer un système, comme l'étalon-or, qui permette d'éviter l'expropriation cyclique des économies des peuples et des ménages par l'inflation. L'inflation du monde étant tirée par l'expansion monétaire, l'expansion monétaire étant tirée par Paper Mill on the Potomac, et est tirée aujourd'hui par Obama Geithner par les Plans TARP, TALF, PPIP de bail out, de rachat des créances toxiques pour les cacher avec de l'argent frais revolving, artificiel ou synthétique.

Les banques centrales sont un Janus protéiforme dont l'une des têtes cachées est hypertrophiée. Les idéologies dominantes doivent donc être à la hauteur de la pratique dans le système ordolibéral pour conserver toutes ces têtes sur le tronc du dominant. Pendant que les banques centrales nourrissent l'impression que leur politique monétaire contribue à la stabilisation des économies nationales, elles ont souvent réalisé le contraire, la déstabilisation, l'effondrement économique, l'hyper-inflation. Préparons-nous en passant à Weimar 2.
Selon des analystes c'est historiquement un mythe que les banques centrales, à fortiori la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, ont été créés pour lisser les pics de conjoncture et pour stimuler la croissance. Elles servent à la politique fiscale ou à une autre forme de politique que je catalogue sous cet aphorisme de mon cru: la politique est l'art du réel, elle sert à organiser le transfert des savoirs, des pouvoirs et des richesses, mais toujours du même côté. La
Fed' a excellé dans ce transfert planétaire, mais, si elle a permis l'élargissement de la domination américaine et la traite des richesses du monde, elle a conduit les USA dans la bulle de l'illusion de la richesse et en réalité à l'appauvrissement extrême des USA, et des autres têtes de ce Janus, le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Islande, etc...
Il n'y a rien d'étonnant que le Fonds de Crise des Pays du Sud-Est asiatique et la Banque du Sud se promettent de ramener dans les capitales des pays concernés la gestion du devenir de leurs peuples et de leur économie. Mais il sera impossible d'adosser les monnaies nationales ou régionales à l'or parce qu'il n'y a pas assez d'or
disponible. Le prix de l'or devrait alors se multiplier par 40 selon les analystes. Et il ne faudra pas non plus tomber dans l'idée chérie par Augustus von Hayek, le libéral de tous les néolibéraux, qui se souhaitait la concurrence libre et non faussée... des monnaies. Nous voyons comme les opérations carry trade sont nuisibles aux monnaies des pays et peuvent les démolir en une nuit de folle spéculation comme l'a fait Geroge Soros sur la £. Je ne me souhaite pas une guerre nationaliste par monnaie interposée, il faudrait alors inventer un système mixte entre un étalon-or et une corbeille de monnaies. Je m'imagine que tout l'or du monde pourrait être réparti dans un système mutualisé de Fonds Régionaux, comme la Banque du Sud, le Fonds de Crise Asiatique, un Fonds Africain, un Fonds des Pays Industrialisés, mais que la répartition devra être démocratiquement répartie selon le poids des populations dans un gouvernance globale.

La Chine voudrait créer une corbeille à métaux et mettre à côté de l'or d'autres réserves monétaires matérielles, c'est à dire d'autres métaux ou d'autres matières premières, mais pas des coquillages tout de même.
Quoique, il suffirait d'instaurer une discipline dans les ratios de couvertures et nous ne sommes ici pas loin des fonds propres de réserves de ladite norme comptable prudentielle appelée Bâle 2 ou IFRS. Il suffit d'une discipline effectivement respectée avec des sanctions, au pire des cas comme celles prévues par exemple dans les Critères de Stabilité et de Croissance régissant l'Euro. Si les critères sont dépassés une forte amende est imposée. Cette disposition du Pacte de Dublin n'a jamais été appliquée dans la Zone Euro et chaque pays, à commencer par l'Allemagne, le plus intégriste monétaire, qui est allé au delà des seuils des Avertissements de Bruxelles. Ne parlons même pas des dépassements abyssaux dûs aux Plans de Sauvetage des Banques & Assurances ou du Plan-(s) Européen-(s) avec ses Boîtes à Outils.

Sur le long terme, les coûts de maintenance d'une corbeille de monnaies de réserve matérielle sont inférieurs aux coûts dûs aux éclatements de bulles provoquant des appauvrissements cycliques. Même si ma phrase, le néo-libéralisme a fait plus de dégâts économiques que Hitler ou Staline, semble, à la date du 12 mai 2009, n'être qu'une provocation de pétomane, il faudra avoir l'honnêteté d'y penser.

Banco del Sur
Aujourd'hui ne subsite plus aucun obstacle à la création de la Banco del Sur, la Banque du Sud. Les ministres de l'économie de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, de l'Équateur, du Paraguay, de l'Uruguay et du Vénézuela se sont mis d'accord vendredi dernier le 8 mai 2009 à Buenos Aires sur la constitution de la banque multilatérale qui sera une alternative régionale à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International (FMI). La procédure constituante avait commencé en 2007 et la ratification par les Parlements nationaux des États Membres suivra rapidement avant l'été 2009.

La Banco del Sur a pu être mise sur pieds grâce à la majorité de gauche des gouvernements actuels d'Amérique Latine. Face à la crise financière déclenchée par le nord, elle est le signe que l'Amérique Latine aspire aujourd'hui à son indépendance économique. Sa structure de gouvernance va aussi considérablement se démarquer de celles des Institutions Internationales Financières issues des Accords de Bretton Woods. Ainsi, exactement à l'opposé des pratiques du vote censitaire de la Banque Mondiale et du FMI où les USA usent et abusent de leur domination
majoritaire, chaque État Membre de la Banco del Sur dispose d'une voix, même si les projets seront principalement financés par les pays financièrement les plus forts comme le Vénézuela, le Brésil et l'Argentine.

La Conférence interministérielle de Buenos Aires sera la dernière de ce type. Les Chefs d'États et de ouvernements de ces Pays Membres se réuniront encore ce mois de mai et proclameront officiellement la naissance de la BancoSur. La Banque du Sud aura son siège à Caracas et dans deux annexes à Buenos Aires et à La Paz. La Banque du Sud est née d’une idée du président Hugo Chávez, qui a donné lieu à la tenue d’une dizaine de réunions
techniques depuis 2007 entre les pays qui ont adhéré à cette proposition du dirigeant vénézuelien. La Banco del Sur doit commencer avec un capital de départ de 7 milliards de $. L'Argentine, le Brésil et le Vénézuela vont verser chacun 2 milliards de $. L'Équateur et l'Uruguay vont verser chacun 400 millions de $, la Bolivie et le Paraguay vont verser chacun 100 millions de $.

La Banco del Sur supplantera dans un avenir proche le FMI, la Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement qui a son siège à Washington... mais comme son nom ne l'indique pas, son cahier de charge est de promouvoir l'économie et le commerce en Amérique Latine.

"La Banque du Sud doit être un premier pas vers la création d’une monnaie propre à l’Amérique du Sud. Une espérance naît pour nos pays avec la Banque du Sud" avait déclaré à la première réunion interministérielle Evos Morales, premier président de la République de Bolivie d'origine amérindienne. Pour le Président brésilien Lula, "la Banque du Sud est un pas important pour renforcer l’autonomie financière de l’Amérique du Sud. Elle
pourra financer des projets dans des secteurs clefs de l’économie, tels que l’infrastructure, les sciences et technologies, et pour la réduction des asymétries dans la région
".

Pour le Président équatorien, Rafael Correa, "la Banque du Sud sera au cœur d’un réseau financier pour le
développement, en tant qu’alternative au FMI et à d’autres organismes.
Nous avons débuté une nouvelle période, une nouvelle architecture internationale, avec une banque qui sera au cœur d’un réseau financier pour le développement. Plus de 250 milliards de dollars des banques centrales d’Amérique latine sont déposés hors de la région, dans le dénommé premier monde, sous prétexte de sécurité. De ce fait, il faut
construire un fonds du sud, qui rassemble les réserves déposées en dehors du sud et les multiplie pour éviter les crises financières et équilibrer les balances de paiements. La longue et triste nuit néolibérale a non seulement conduit à la dépendance économique mais aussi à un pillage sans scrupule, avec ses politiques d’ajustement apatrides pour spolier les peuples
. La Banque du Sud est la réponse politique au Fonds Monétaire International, qui est un désastre pour le tiers-monde. Le FMI est devenu le gendarme des créanciers de la région".

Le Président vénézuelien Hugo Chávez a souligné que "la Banque du Sud est devenue une réalité qui aurait été impensable pour le continent il y a 9 ans d’ici. Il y a eu de nombreux obstacles.
L’obstacle majeur est le manque de conscience de notre part, car il s’agit d’un changement de paradigme. La Banque du Sud, à côté d’autres initiatives comme PetroSur, constitue l’union de l’effort des pays d’Amérique du Sud pour combattre la pauvreté, la misère, la marginalité, l’analphabétisme, pour garantir à nos peuples l’éducation,
la santé, le logement, et un emploi digne. En résumé, il s’agit d’un instrument pour la libération. Il est maintenant temps de récupérer les capitaux latino-américains afin de les investir dans les besoins de la région. La Banque du Sud doit être un premier pas pour commencer à récupérer ces capitaux qui sont les nôtres, ceux de notre peuple, et
les convertir en investissements pour le développement, en investissements dans la lutte contre la pauvreté. Nous ne devons rien attendre sinon de nous-mêmes.
"

Et maintenant, on fait quoi? Cette question, je la posais le 4 avril à la suite du G20 en pleine euphorie guerrière du Sommet de l'Otan dans ma ville à Strasbourg. La Banco del Sur, le Fonds Asiatique de Crise montrent la voie. L'Europe pourrait garder ou se découvrir une indépendance de manœuvre face aux USA. Mais elle vient, comme toujours de copier le Royaume-Uni et les USA en lançant l'expansion monétaire par la planche à billet pour racheter à hauteur de 60 milliards d'euros directement des créances pourries des instituts
bancaires européens drogués par la spéculation systémique et se trouvant en phase terminale. Les USA auront de plus en plus de mal à organiser le trickle-west effect (l'effet de percolation qui ramène tout aux USA) quand on sait qu'il ont dans leurs caisses 11000 milliards de $ de créances pourries et 45000 milliards d'assets toxiques hors-bilan (CDS / CDO) à en lire le Financial Times Deutschland du 13 mai 2009. Plus personne ne croit en la note AAA toujours accordée aux USA par les agences de notation.

Comme pour la création du Fonds de crise Asiatique, l'information sur la création de la Banque du Sud passe presque inaperçue à 99,99 % sur le web en anglais, français et allemand. Je n'ai trouvé cette information, relative à cet évènement daté au mois de mai 2009 que sur deux sites allemands: Fachinformationsdienst für Globalisierung, Nord-Süd-Politik und nternationale Ökologie qui est une plateforme des ONG, et le journal de gauche Neues Deutschland.

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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 2:51

Voila, à la demande de Coco Bel oeil j'ai posé les bases minima pour comprendre les enjeux des institutions monétaires et bancaires internationales.
Je n'ai engagé aucun jugement personnel présentant:
* une fiche technique sur le FMI
* une fiche technique sir le FMI et la BCE
* deux fiches sur des réalisations de ces organismes
* une fiche critique de ces Institutions et la création de la banque du Sud, concurrente du FMI et de la BCE très critiqués. Cet Banque du Sud vient d'une initiative de l'émergence de gauche dans les Pays de l'Amérique du Sud qui s'inscrivent en opposition à la suprématie américaine qui domine MI et BCE

Je laisse maintenant le soin à chacun de s'exprimer , non plus sur des préjugés mais sur des informations pertinentes, pour ceux qui me feront l'amitié de lire ces informations un peu longues certes, mais utiles à la compréhension de mécanismes complexes.

Bien sûr j'apporterai des éléments supplémentaires si des questions me sont posées

Bonne lecture, bon courage et à vos plumes!
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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 12:45

Merci GIBET,

j'ai lû maintenant il faut que ça fasse son chemin dans ma petite tête Very Happy

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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 14:29

Le dernier article est polémique mais c'est l seul que j'ai trouvé pour synthétiser l'opposition au FMI
En outre l'intervenant 'st bon...et lui argumente contrairement à ceux qui ne font que répéter que le FMI tue les pays pauvres ...sans rien comprendre!!
GIBET

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MessageSujet: Re: Le FMI et les enjeux Mondiaux   Ven 17 Déc - 15:00

Je me permets d'ajouter cette actualité sur le FMI,et bien sûr le G20 est une très bonne initiative,mais il faut du temps ce que nous n'avons pas...

Le FMI donne plus de poids aux pays émergents
LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.10 | 08h14 • Mis à jour le 17.12.10 | 08h15




Le directeur général, Dominique Strauss-Kahn, a appelé les Etats membres à "avancer rapidement dans le processus nécessaire à la mise en œuvre de cet ensemble de mesures".AFP/EMMANUEL DUNAND

Les Etats membres du Fonds monétaire international ont entériné la réforme des droits de vote et de l'augmentation de leur contribution aux ressources permanentes. Le FMI a précisé dans un communiqué que cette réforme avait été approuvée par des Etats représentant 95,3 % des droits de vote, qui se sont exprimés jusqu'à jeudi 16 décembre.

Un accord sur le principe de cette réforme avait été trouvé lors d'une réunion des ministres des Finances des pays riches et émergents du G20 à Gyeongju, en Corée du Sud, le 23 octobre. Puis le conseil d'administration du FMI, où sont présents vingt-quatre pays et groupes de pays, en avait adopté le contenu précis le 5 novembre. Pour entrer en vigueur, elle doit encore être ratifiée au niveau national par cent onze Etats membres pesant au moins 60 % des droits de vote, un processus qui peut prendre des années. La précédente réforme de ce type, adoptée au printemps 2008, n'a toujours pas réuni le nombre de ratifications nécessaires.

La réforme de 2010 prévoit de doubler le total des quotes-parts, à savoir les contributions des pays au capital du FMI. Elle fera par ailleurs de la Chine le troisième pays ayant le plus de droits de vote au sein de l'institution, avec une part passant de 3,65 % actuellement à 6,07 %. "La grande redéfinition des rangs des Etats membres dans les quotes-parts dans le cadre de cette réforme aboutira à un fonds qui reflète mieux les réalités mondiales", s'est félicité le FMI. Son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, a appelé les Etats membres à "avancer rapidement dans le processus nécessaire à la mise en œuvre de cet ensemble de mesures". Les Etats membres se sont engagés à faire "leurs meilleurs efforts" pour y parvenir d'ici à octobre 2012.

GIBET,peut être il vaut mieux diviser le sujet,à toi de voir...

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Le FMI et les enjeux Mondiaux

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