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 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE

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guy61

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MessageSujet: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   23/6/2015, 02:54

Ils ne furent pas assez nombreux mais ils ont sauvé l'honneur en désobéissant aux ordres infamants......

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Hélie Denoix de Saint Marc

Page 1            


     LISTE DES JUSTES

Algérie  1954 – 1962


Lieutenant  RABAH KHELIFF commandant la 4ème Cie du
30éme BPC, à emmené sans ordres ses hommes en camion jusqu'à la Préfecture d'Oran, le 5 juillet 1962 et libéré des centaines de civils européens prisonniers du FLN, promis à une mort certaine. (devenu Capitaine).

Colonel LALLEMAND commandant le 22éme  R.I à TENES, en juin 1962 , a pris sous sa responsabilité de faire embarquer tous ses harkis (qui ne voulaient pas rester en Algérie) avec femmes et enfants, sur un navire affrété à ses frais.
Un de ses fils, Lieutenant a menacé et fait mettre en joue avec les F.M de sa Cie, les gendarmes mobiles qui ne voulaient pas que les harkis prennent le bateau.......

Sous Lieutenant  Maurice de KERVONAËL du 28ème Dragons, a rapatrié puis hébergé en France tous ses harkis volontaires au départ (78 avec famille).

Lieutenant François MEYER du 23ème Spahis, a rapatrié environ 350 harkis, familles comprises, en France et il s'est occupé de leur insertion (devenu Général).

Lieutenant Armand BENESSIS de ROTROU,* ancien du Commando Georges, puis au 81ème RIA à Djidjelli, avec l'aide du Capitaine Georges MARCE, rapatrié 250 harkis + leurs familles par bateau. Se sont occupés de leur hébergement dans l'Est de la France.  (* devenu Lt-Colonel)
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Lysli@ne

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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   23/6/2015, 12:31

Ce sont des gens d'honneur eux .

_________________
Psaume 1: verset 1 qui dit:

Heureux est l'homme, celui-là qui ne va pas au conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au banc des rieurs ne s'assied
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GIBET
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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   23/6/2015, 21:13

Oui ce sont des gens d'honneur...mais je suis sûr qu'il y en eu d'autres

Citation :
Aux officiers qui ont désobéï pour sauver des Harkis

Ils ont sauvé l’Honneur.

« (...)J’ai, suivant les ordres que je recevais, multiplié les efforts pour engager les éléments musulmans à nos cotés et les garanties touchant la protection que leur assurerait, en toute hypothèse, la France. Le 3 juillet dernier , tout ce que j’avais ainsi dit s’est trouvé définitivement bafoué ou renié. Il m’en reste une blessure qui m’a enlevé le repos. » Général Casenave

Cette citation résume le drame de l’armée française face à l’abandon en 1962 des harkis. Tout est là : tristesse, culpabilité, dilemme entre honneur et discipline.

Il n’est pas possible ici d’éclairer toutes les facettes de cet abandon honteux au mépris d’accords internationaux ou tout simplement d’un peu d’humanité.Un livre entier n’y suffirait pas. Ces pages visent seulement à mettre en lumière cette minorité de militaires qui ont tout fait pour sauver leurs harkis, au milieu de tant de lâchetés individuelles ou de cynisme institutionnels. Car les faits sont accablants. Et il faut les rappeler brièvement.

En 1962, à la veille des accords d’Evian, une note officielle appelle l’attention du gouvernement sur le risque couru par les 260 000 hommes potentiellement menacés de représailles par le FLN après le cessez-le-feu pour avoir, à divers titres (harkis, militaires de carrière, élite francisée, caïds, élus musulmans...) montré leur refus de terrorisme FLN ou leur préférence pour une émancipation de l’Algérie avec la France. Loin de préparer leur protection, les gouvernants français ordonnent de désarmer harkis et moghaznis et de les renvoyer dans leur foyers ! Jean Yves Alquier et Bernard Moinet ou encore le Bachaga Boualem ont relaté avec indignation ces désarmements, par ruse ou parfois par force.Compte tenu des règlements de comptes prévisibles, le refus de les emmener en France équivalait à une condamnation à mort. « Les ordres furent suivis, et les harkis et SAS furent désarmés mais il ne faut pas oublier confie le Général F.Meyer que la plupart des officiers avaient été mutés en France en 61 et début 62. Au moment du désarmement des harkas et des SAS, les officiers n’étaient plus ceux qui avaient recrutés ces supplétifs, qui s’étaient battus avec eux. »D. Abolivier va plus loin : « C’était voulu bien sûr par le pouvoir. Il aurait été plus difficile d’obtenir le lâchage des harkis et moghaznis de la part de ceux qui les avaient engagés. »

Ce qui était prévisible arriva. Dès le cessez le feu -qui ne cessera en fait que du côté français- enlèvements et égorgements de harkis ou Musulmans pro-français commencent. Après l’indépendance, ils se multiplient. Le 11 août pour ne citer que ce témoignage, le Général de Brébisson insiste pour pouvoir embarquer les Musulmans menacés : « du fait poursuite épuration violente, nombre de personnes recueillies en accroissement quotidien... cette situation devient de plus en plus préoccupante...Honneur renouveler demande autorisation embarquer vers Métropole ex. supplétifs menacés. » Loin de s’en émouvoir, le Ministre des armées rappelle dans sa note du 24 Août qu’il faut « cesser de donner asile à des Algériens (sic), sauf dans des cas très exceptionnels et qu’il y a lieu de ne procéder en aucun cas à des opérations de recherche dans les douars de harkis ou de leur famille ».

Heureusement certains officiers ne suivront pas ces directives. « Pour moi raconte D. Abolivier, je ne pouvais pas abandonner mes hommes. C’était impensable. Cette pensée ne m’a pas effleuré l’esprit un instant. Ma seule question, c’était comment ? »

Il est encore difficile de savoir combien de sous-officiers ou officiers ont transgressé les ordres pour sauver leurs hommes et respecter leur parole donnée. Par devoir de réserve ou par modestie, la plupart n’en ont pas parlé. Mais ils furent assez nombreux pour que Louis Joxe, Ministre d’Etat, menacent ces officiers qui tentaient de sauver leurs hommes. Le 12 mai 1962, il écrit au Haut commissaire de la République en Algérie. « Les renseignements qui me parviennent sur les rapatriements prématurés de supplétifs indiquent l’existence de véritables réseaux tissés sur l’Algérie et la Métropole dont la partie algérienne a souvent pour origine un chef de SAS. Vous voudrez bien faire rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration les promoteurs et les complices de ces entreprises et faire prendre les sanctions appropriées... »

D. Abolivier, Président national des Anciens des SAS, confirme l’aide de fonctionnaires, qui lui fournirent par exemple de vrais faux papiers. « Le Sous-Préfet a été très bien. Il m’avait donnée une pile de vrais papiers, tamponnés en bonne et dû forme, sur lesquels il ne me restait qu’à mettre des noms . (...) Je recevais aussi de l’entreprise ou je travaillais des certificats de travail sans que je ne sache jamais qui avait accepté de m’aider ainsi. »D’autres, tels les fusillés marins de la base de Nemours, mirent un point d’honneur à embarquer tous leurs harkis et leurs familles. Ils les installeront ensuite près de Largentière. « Entre l’honneur et la discipline, il est des moments où il faut savoir choisir » me confiera sobrement un de ces officiers.« Les marins ont vraiment fait de leurs mieux pour nous aider, raconte ce sous-officier dans l’armée de terre. Mais le plus dur était d’arriver à emmener nos harkis jusqu’au bateau. Même si ce n’était pas encore gagné. »

Certains officiers comme Bernard Moinet n’ont pu rapatrier leurs hommes parce qu’ils n’étaient plus en Algérie au moment de l’abandon . « Lorsque j’ai appris la liquidation de mes harkas, j’étais furieux et écœuré par la lâcheté criminelle des gouvernements français et des officiers disciplinés. Je ne voulais plus porter l’uniforme, ni ma légion d’honneur. J’ai renvoyé ma légion d’honneur et j’ai démissionné le jour même. » Depuis il n’a cessé de se battre contre la falsification de l’histoire des harkis. Car pour lui, comme tous ceux que j’ai interviewé, il était possible de faire respecter les Accords d’Evian ou de rapatrier tous ceux qui étaient menacés ou voulaient continuer avec la France, l’armée étant sur place jusqu’à l’était 64. « En 62, l’ALN était exsangue après le plan Challe. Ce n’est pas les marsiens (combattants de la dernière heure engagés après le 19 mars 62) ou les planqués rentrés de Tunisie ou du Maroc qui pouvait faire le poids contre l’armée française. Il aurait suffit de sortir quelques commandos ou blindés et on aurait empêché ces massacres. Surtout qu’on pouvait invoquer les Accords d’Evian » rappelle le Capitaine Khellif qui le 5 juillet à Oran pris l’initiative d’intervenir pour sauver des Pieds Noirs.

Hommage du vice à la vertu, Pierre Mesmer reconnaissait récemment dans ses mémoires que la moitié des harkis et leurs familles qui furent rapatriés, et ainsi sauvés, le furent grâce à la désobéïssance aux ordres donnés.

Quarante après, au moment où l’opinion publique semble vouloir regarder enfin son passé, il faut espèrer qu’un grand nombre de membres de la Grande Muette, retraite aidant, sortiront de leur mutisme professionnel pour témoigner sur l’abandon criminel des harkis, afin d’éviter que le silence ne soit remplacé par le mensonge des médias, fut-il par omission ou par méconnaissance.

Cela permettrait aussi de rendre hommage d’une part aux harkis et leurs familles qui sont morts pour avoir fait confiance à leurs capitaines, et d’autre part à ceux, même trop rares, qui au mépris des interdictions et menaces hiérarchiques, ont sauvé leurs hommes. Et, ce faisant, ont sauvé leur honneur et une partie de celui de l’Armée française.

Mohand Hamoumou
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Briard
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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   24/6/2015, 07:39

Excuse moi Guy, mais je crois que tu as fait une erreur, en effet, c'est la photo d'un membre du Commando Georges que tu as mis en lieu et place de celle du Commandant Helie Denoix de St Marc !!

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guy61

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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   24/6/2015, 07:58

la photo c'est un harki et le texte en dessous est de St MARC......
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guy61

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MessageSujet: 2ème page des JUSTES   24/6/2015, 16:03

Page 2

Capitaine Maurice FAIVRE, cdt  escadron du 20ème Dragons  s'est occupé de rapatrier 53 familles et fait des démarches en France pour l'insertion de ses harkis (devenu général).

André WORMSER, banquier de profession, officier de réserve en poste à SAÏDA, a tout fait pour faire rapatrier des harkis du commando Georges (une partie seulement), ensuite il s'est occupé de les recaser en France dans des propriétés familiales.

Général CASENAVE cdt la 9ème D.I en 1960 (Orléansville)  à fait tout ce qu'il a pu pour évacuer ses commandos de chasse en liaison avec le Colonel Lallemand, par bateau à partir de TENES.

«J'ai suivant les ordres que je recevais, multiplié les efforts pour engager les éléments musulmans à nos côtés et leur donner les garanties touchant la protection que leur assurerait, en toute hypothèse, La France. Le 3 juillet, tout ce que j'avais ainsi dit s'est trouvé définitivement bafoué ou renié. Il m'en reste une blessure qui m'a enlevé le repos.» Général Casenave.

Vice Amiral d'Escadre  Jean BARTHELEMY Cdt la base de MERS-EL-KEBIR, a mobilisé le Porte-avions LAFAYETTE et les BDC « Cheliff, Trieux, Blavet et Argens » pour évacuer tous les harkis (qui le désiraient) de la DBFM, avec femmes, enfants et bagages, voitures.....> 1000 personnes également des civils européens et musulmans (19300 personnes entre le 1er juin et le 31 juillet 62). Il a eu un entretien téléphonique orageux avec le Général KATZ Cdt la place d'ORAN le 5 juillet, ce dernier laissant faire les massacres de français par le FLN, il a envoyé des fusiliers-marins en camion à ORAN pour sauver ce qui pouvait encore l'être.

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porte-avions Lafayette, embarquement de civils
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Briard
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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   24/6/2015, 21:15

OK

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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   24/6/2015, 21:37

Document authentique datant de 1954:L'Algérie sous la France

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GIBET
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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   25/6/2015, 03:07

Très beau document chère Klary qui justifie 100 fois qu'un groupe armé ait cherché à récupérer à son profit ces richesses si bien mises en valeur (influencé par des puissances extérieures).

De Gaulle manqua de sciences politiques pour juger de la perte économique que fut l'Algérie Française ...et ce n'est pas le poids des Hommes qui pouvaient peser dans la balance

Mais la France est coutumière à ces renoncements qui s'avérèrent catastrophiques , on oublie souvent notre histoire et notre mémoire:

Citation :

10 février 1763
La France renonce à Québec

Le 10 février 1763, par le traité de Paris, la France met fin à la guerre de Sept Ans avec l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal.
Camille Vignolle
La France évincée de l'outre-mer

Le traité est négocié au nom du roi Louis XV par le Premier ministre, le duc Étienne de Choiseul. Il se solde par la quasi-disparition du premier empire colonial français.
– Perte de la Nouvelle-France

La présence française en Amérique du Nord avait commencé de se racornir avec le traité d'Utrecht de 1713 et la cession de l'Acadie à l'Angleterre ; cette colonie nord-américaine allait plus tard donner naissance aux provinces de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Lors du traité d'Utrecht, la France avait perdu aussi ses bases de pêche de Terre-Neuve et les territoires de la baie d'Hudson, très riches en fourrures, malgré les exploits réalisés par le Canadien Pierre Le Moyne d'Iberville et ses frères pour conserver ces territoires à la France.

Avec le traité de Paris de 1763, la France cède cette fois à son ennemie la Nouvelle-France, principale implantation française en Amérique du Nord. Le roi George III la débaptise par la Proclamation royale du 7 octobre 1763 et elle devient officiellement « The Province of Quebec ». La France ne conserve dans le golfe du Saint-Laurent que le petit archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, dédié à la pêche à la morue.

Le sacrifice de Montcalm devant la ville de Québec est passé par pertes et profits.
– Perte de la Louisiane

Un an avant le traité de Paris, la France avait secrètement cédé à l'Espagne la Louisiane occidentale, c'est-à-dire la rive droite du Mississippi (jusqu'aux Montagnes Rocheuses) ainsi que La Nouvelle-Orléans. Il s'agissait pour Paris d'offrir une compensation à son alliée malencontreusement entraînée dans la guerre de Sept Ans.

Par le traité de Paris, la France cède à l'Angleterre ce qui lui reste de la Louisiane, autrement dit la rive gauche du Mississippi. Elle ne conserve plus dès lors en Amérique du nord que le petit archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Notons que l'Espagne restituera la Louisiane occidentale à la France en 1800. Trois ans plus tard, ce vaste territoire fera l'objet du « Louisiana Purchase » entre Napoléon Bonaparte et Thomas Jefferson. Il est maintenant recouvert par treize États des États-Unis.
– Les Indes orientales

Aux Indes, la France cède à l'Angleterre la quasi-totalité de ses possessions. Elle conserve tout juste cinq comptoirs qui feront rêver des générations d'écoliers : Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé. Triste épilogue de la brillante entreprise diplomatique de Dupleix.
– Îles et comptoirs

La France récupère Belle-Île ainsi que la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d'Afrique (Saint-Louis du Sénégal, Fort-Dauphin de Madagascar...).

Elle conserve surtout Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). C'est la seule colonie à laquelle tiennent les bourgeois de l'époque, y compris les « philosophes », en raison des riches plantations de sucre où travaillent les esclaves (l'île deviendra indépendante 40 ans plus tard).
Commentaires hasardeux

À propos du traité, Voltaire écrit au ministre Choiseul : « Je suis comme le public : j'aime mieux la paix que le Canada et je crois que la France peut être heureuse sans Québec ». Avec beaucoup de mépris et bien peu de clairvoyance, l'illustre « philosophe » évoquera plus tard dans Candide ces « quelques arpents de neige vers le Canada ».

Le ministre, qui devait s'illustrer par la suite en achetant la Corse, affiche une opinion similaire et pense « ...qu'une colonie ne vaut que pour le gain qu'elle procure à la métropole ».

Jean-Jacques Rousseau, quant à lui, écrit dans une lettre adressée à son ami Diderot : « Il est regrettable que nous n'ayons pu continuer de vivre en communauté avec ces sauvages, car sans doute nous eussent-ils enseigné ces vertus que j'ai vainement recherchées auprès de ceux que les conventions et l'usage me contraignent de nommer des hommes civilisés. »
Le traité de Hubertsbourg

Le 15 février 1763, c'est au tour de la Prusse et de l'Autriche de signer la paix à Hubertsbourg, en Saxe. Le traité reconnaît au roi de Prusse Frédéric II la possession définitive de la Silésie (cela en violation de toutes les règles antérieures de la diplomatie européenne, le roi n'ayant aucun droit dynastique sur la province).

À l'issue de la guerre de Sept Ans, dont on peut dire qu'elle est la première guerre mondiale car elle s'est déroulée sur tous les continents, la Prusse devient ainsi le principal État allemand et l'Angleterre la première puissance coloniale. Les traités de 1763 dessinent pour un siècle et demi le paysage de l'Europe.
L'âge d'or de la Marine royale

Le recul colonial de la France au XVIIIe siècle a tenu à l'affaiblissement progressif de sa marine. Vers 1680, la France de Louis XIV pouvait aligner, grâce à Colbert et son fils Seigneulay, une flotte de guerre d'environ 200 navires, sans compter la flotte marchande. Ce fut l'âge d'or de la « Royale ». Elle faisait la loi sur les océans et les mers avoisinant son territoire et soutenait un empire colonial qui se développait régulièrement.

Cinquante ans plus tard, la France ne dispose déjà plus que d'une flotte de guerre de 50 à 80 navires tandis que la Navy britannique compte 200 unités. C'est le résultat du désintérêt porté à la guerre maritime et du recentrage de l'effort militaire sur la guerre continentale. C'est aussi le résultat du traité de La Haye avec l'Angleterre négocié par l'abbé Dubois en 1718, sous la Régence. Cette politique pacifiste a été poursuivie à la majorité du roi Louis XV par son Premier ministre, le cardinal Fleury.

Sur mer, en l'absence de guerre déclarée, la rivalité franco-anglaise se traduit par la guerre de course, mais les corsaires français, à l'exception de figures légendaires comme René Duguay-Trouin, sont bien en peine de suppléer aux insuffisances de la « Royale ».

Lorsqu'éclate la guerre de Sept Ans, la Grande-Bretagne compense ses faiblesses militaires en tirant parti de sa supériorité navale. Celle-ci lui permet d'envoyer au Canada des troupes relativement nombreuses pour attaquer les unités françaises. C'est ainsi que survient le désastreux traité de Paris. Dans les années qui suivent, les responsables de la marine française tentent de se ressaisir, notamment avec le plan de réforme de 1763 du comte Charles-Henri d'Estaing. Sous les ordres de l'amiral de Grasse, la « Royale » allait s'illustrer vingt ans plus tard dans le soutien aux insurgés américains. Leur indépendance apparaît comme une revanche sur le traité de Paris.

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MessageSujet: 3ème page des JUSTES de l'Armée Française en Algérie   26/6/2015, 16:47

Page 3

Marine Nationale – suite

Tous ces officiers DBFM ont contribué à la protection, le transfert vers la base aéronavale de MERS-EL-KEBIR, l'embarquement pour la France et l'installation sur place et en particulier à LARGENTIERE. (grades en 1962).

Chefs de Corps

Capitaine de Vaisseau PONCHARDIER
«  «  VIVIER
Capitaine de Frégate DE JOYBERT
Capitaine de Vaisseau GUILLON
«  «  MERLET
«  «  ROURE
«  «  FLICHY
«  «  CAZALIS de Fondouce

Sur le terrain (frontière Algéro-Marocaine)
1er, 2ème et 3ème Bataillons

Capitaine de Corvette COULONDRES
«  «  SERVEN
«  «  FRAIN de la Gaulayrie
Capitaine de Vaisseau DELAYEN, Chef du Commando « Yatagan »
Lieutenant de Vaisseau RUYNEAU de St Georges, Chef du Commando « Tempête »
Capitaine de Frégate SANGUINETTI, Chef du Bataillon d'intervention.
Capitaine de Corvette DEMAY
Enseigne de Vaisseau Dominique ROSE

nb : tous ces officiers avaient déjà prévu le repli de leurs supplétifs avant le 19 mars 62 et fondé une association....!
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MessageSujet: Re: 1ère page de la liste des JUSTES de l'armée française en ALGERIE   

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