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 Retraites complémentaires : encore une mauvaise nouvelle

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Briard
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MessageSujet: Retraites complémentaires : encore une mauvaise nouvelle   13/3/2015, 10:07

Les retraites complémentaires versées par l'Arrco et l'Agirc ne seront pas revalorisées cette année, et ce, pour la deuxième année consécutive.




Les partenaires sociaux qui gèrent les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé – l’Arrco pour tous les salariés, y compris les cadres et l’Agirc uniquement pour les cadres – ont décidé de maintenir les valeurs du point au même niveau que l’an passé. La valeur du point Agirc et reste donc fixée à 0,4352 euro et celle de l’Arrco à 1,2513 euro.

Cette décision fait suite à l’accord signé en 2013 qui prévoyait que les retraites complémentaires seraient revalorisées en 2014 et 2015 en fonction de l’évolution prévisionnelle de l’inflation, diminuée d’un point, sans que la valeur de service du point ne puisse diminuer en valeur absolue. L’inflation pour 2015 étant estimée à 0,9%, les partenaires de sociaux « ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue dans l’accord qui indique que le taux ne peut être inférieur à 0% », précise le communiqué de presse diffusé par l’Agirc et l’Arrco.

Conformément à l’accord de 2013, le salaire de référence servant au calcul des points de retraite acquis chaque année par les cotisants est fixé dans les mêmes conditions que la valeur de service des points. Il est donc également maintenu en 2015 au même niveau qu’en 2014, soit 5,3075 euros pour l’Agirc et 15,2589 euros pour l’Arrco.

Nathalie Cheysson-Kaplan

© Capital.fr

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MessageSujet: Re: Retraites complémentaires : encore une mauvaise nouvelle   13/3/2015, 10:11

Mais bien sur, pas de danger qu'ils touchent à leurs retraites dorées nos politiques, ni au cumul de celles ci !!
Une honte !!

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MessageSujet: Retraites complémentaires : les nouvelles mesures choc du patronat   25/5/2015, 10:04

La réforme de l'Agirc et de l'Arrco risque de faire encore plus mal que prévu. A cinq jours d'une nouvelle séance de négociation sur l'avenir des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, le 27 mai, le patronat a durci ses propositions dans l'espoir de redresser leur situation financière.

Dans un projet d'accord transmis vendredi aux partenaires sociaux, le Medef, la CGPME et l'Union professionnelle artisanale (UPA) fixent un objectif d'économies de 8,4 à 11,2 milliards d'euros en 2020, 12,7 à 20,1 milliards en 2030 et 14,1 à 25,6 milliards en 2040. Des chiffres largement revus à la hausse : les économies à réaliser ne s'élevaient qu'à 7,1, 11,5 et 13,1 milliards d'euros lors des précédents rounds de négociation. Il faut dire que l'Arrco et l'Agirc ont depuis confirmé la dégradation de leur situation financière, avec un doublement de leur déficit en 2014 par rapport à 2013, à 3,138 milliards.

Ces deux régimes versent à 12 millions de retraités plus de 70 milliards d'euros par an et leur assurent un complément de revenu représentant entre 25% et 50% de leur pension globale, voire jusqu'aux deux tiers pour des cadres supérieurs. Si rien n'est fait, les réserves de l'Agirc, la caisse des cadres, seront épuisées en 2018 et celles de l'Arrco, à laquelle sont affiliés la quasi-totalité des salariés du secteur privé, subiraient le même sort vers 2023-2025, estiment les experts.

Dans la dernière mouture de ses propositions, le patronat propose notamment de sous-indexer les pensions versées de 1,5 point par rapport à l'inflation en 2016-2017-2018, une mesure qui pourrait toutefois être sans effet si la hausse des prix devait être faible ou nulle. Il propose surtout, parmi d'autres mesures, une réduction définitive des pensions versées aux retraités cessant leur activité avant l'âge d'annulation de la décote (67 ans à partir de la génération 1956), à compter de 2017. Pour les bénéficiaires d'une pension à taux plein du régime général de la Sécurité sociale, cette décote sera cependant temporaire et dégressive jusqu'à 67 ans. Dans les deux cas, l'idée est d' inciter les assurés à poursuivre leur activité professionnelle au-delà de l'âge légal du départ à la retraite . Cette mesure ne s'appliquerait pas à quelques cas particuliers, dont celui des détenteurs de retraites à taux plein mais de faible montant dans le régime de base et exonérés de contribution sociale généralisée (CSG). Le patronat propose aussi, à partir de 2016, de réduire à 55% au lieu de 60% le taux des pensions de réversion versées à partir de l'âge de 60 ans aux conjoints survivants de retraités décédés. Le montant de cette pension serait en outre indexé sur la durée du mariage.

>>> Lire aussi notre article : Retraites complémentaires : ce que vous allez perdre si les propositions du Medef sont retenues

http://www.capital.fr/retraite/actualites/retraites-complementaires-ce-que-vous-allez-perdre-si-les-propositions-du-medef-sont-retenues-1017987

Dernière proposition déjà sur le tapis et qui fait grincer des dents le syndicat des cadres CFE-CGC :  la fusion de l'Agirc et de l'Arrco au sein d'un régime unifié à compter du 1er janvier 2019. Le patronat en attend des économies de 1,3 milliard d'euros à l'horizon 2040, l'objectif étant un retour à l'équilibre en 2020.

>>> Lire à ce sujet notre article :  Réforme des retraites complémentaires : vers la mort du statut de cadre ?

http://www.capital.fr/retraite/actualites/reforme-des-retraites-complementaires-vers-la-mort-du-statut-de-cadre-1039413

Reste à voir, le 27 mai, comment vont réagir les syndicats de salariés. Il y a fort à parier qu'ils ne soient pas vraiment sur la même longueur d'onde et qu'ils vont demander de sérieux efforts aux employeurs...
© Capital.fr (avec Reuters)

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MessageSujet: Réforme des retraites complémentaires : les simulations chiffrées    29/5/2015, 08:48

... qui vont déprimer les employés et les cadres !!




La réforme des régimes complémentaires Agirc et Arrco, en cours de discussion, pourrait faire très mal. Nos calculs exclusifs sur les pensions à attendre, profil par profil.

La thérapie de choc, c'est pour bientôt ! Patronat et syndicats se sont en effet donné jusqu'à fin juin pour réformer les retraites complémentaires du privé, les régimes Agirc (réservé aux cadres) et Arrco (pour l'ensemble des salariés). Et il y a urgence, leur déficit cumulé ayant doublé l'an passé. L'Agirc, le plus mal en point, a ainsi affiché un trou de près de 2 milliards d'euros, contre 1,2 milliard pour l'Arrco. Quant aux réserves financières, constituées durant les années fastes, elles devraient être épuisées en 2018 pour le premier, et 2027 pour le second... Autant dire que les mesurettes adoptées jusqu'ici, comme le gel des pensions, ne seront pas suffisantes.

Pour savoir à quoi vous devez vous attendre, nous avons construit, avec l'aide du cabinet Optimaretraite, deux scénarios de réforme, en nous appuyant sur plusieurs propositions mises sur la table par les partenaires sociaux. Dans une première version, douce, il s'agirait simplement de fusionner les deux régimes... et leurs réserves (Lire à ce sujet Vers la mort du statut cadre ? ). De quoi donner de l'oxygène à l'Agirc, en repoussant à 2024 la cessation globale de paiement. Gageons que c'est celui qui a le plus de chances d'être adopté d'ici juin. Au passage, la suppression de la cotisation minimale accordée aux bas salaires (la «GMP») ou la baisse de la pension de réversion pourraient être actées. Comme le montrent nos calculs, ces dispositions ne feront pas plaisir, mais elles seraient aisément compensées par six mois à un an de cotisation supplémentaire. Il en va tout autrement du second scénario, où, en plus d'une hausse du coût d'achat des points, des pénalités temporaires, comprises entre 2 et 20%, seraient appliquées pour tout départ avant 67 ans. Mesures radicales, mais qui auraient l'avantage de rétablir rapidement l'équilibre. A ce petit jeu, les cadres, qui tirent de l'Agirc-Arrco les deux tiers de leur pension, seraient bien sûr les grands perdants. Cela les priverait, de façon temporaire, mais aussi définitive, de plusieurs centaines d'euros de pension par mois. Sauf à travailler... jusqu'à 67 ans. Autant dire que les chanceux pouvant anticiper leur départ ne doivent pas hésiter. Faites vos comptes : les premières mesures devraient commencer à s'appliquer, au plus tôt, à partir du 1er janvier 2017.

Employé 35 ans, célibataire

- Salaire de fin de carrière : 24.000 euros net/an

- Nombre de trimestres validés à 62 ans : 172 sur 172

- Ce qui l'attend : Ce salarié ne cotisant qu'à l'Arrco a commencé à travailler jeune. Le fait d'avoir tous ses trimestres lui évitera d'être trop pénalisé. En cas de réforme dure, il perdra toutefois 100 euros par mois, même en partant à 67 ans.



Cadre 40 ans, mariée, 2 enfants

- Salaire de fin de carrière : 32.000 euros net/an

- Nombre de trimestres validés à 62 ans: 184 sur 172

- Ce qui l'attend : Cette cadre, profitant d'une surcote liée aux enfants qu'elle a élevés, a gros à perdre sur sa pension Agirc si jamais la garantie minimale de points (GMP) dont elle bénéficie devait être supprimée.



Cadre 45 ans, marié 3 enfants

- Salaire de fin de carrière : 48.000 euros net/an

- Nombre de trimestres validés à 62 ans : 171 sur 171

- Ce qui l'attend : Le fait, pour cet ancien expatrié, de ne pas avoir cotisé à l'Agirc-Arcco durant deux ans n'arrangera pas son taux de remplacement. En cas de réforme dure, il devra ainsi travailler jusqu'à 65 ans pour espérer toucher 60% de son dernier salaire.



Cadre dirigeant, homme, 55 ans

- Salaire de fin de carrière: 144.000 euros net/an

- Nombre de trimestres validés à 62 ans: 152 sur 167

- Ce qui l'attend : Déjà bas, le taux de remplacement de ce cadre dirigeant ne va pas s'arranger. Même en partant à 67 ans, il touchera moins de 45% de son salaire. Quant à la réversion, elle sera au plancher: 24% au mieux.



Cadre sup, 50 ans, mariée, 1 enfant

- Salaire de fin de carrière : 86.400 euros net/an

- Nombre de trimestres validés à 62 ans : 168 sur 169

- Ce qui l'attend :  Cette cadre, qui tirera les deux tiers de sa retraite des pensions Agirc-Arrco, sera affectée par la hausse, probable, du prix d'achat des points. Perte : jusqu'à 400 euros par mois, même en raccrochant à ses 67 ans.



Sylvain Deshayes

La méthode de nos simulations

Nous avons demandé au cabinet spécialisé Optimaretraite de calculer, pour cinq profils différents, le montant total des pensions (retraite de base et complémentaire) à attendre, selon deux scénarios de réforme des régimes Agirc et Arrco (les paramètres du régime général Cnav restant inchangés). Dans le premier scénario, dit de «réforme douce», le coût d'achat des points (ou «salaire de référence») grimpe de 3,5% par an pendant trois ans, et la garantie minimale de points (GMP, attribuée aux bas salaires ou aux chômeurs) est supprimée. Quant à la pension de réversion, elle passe de 60 à 54%. Dans le second scénario, dit de «réforme dure», le salaire de référence bondit de 3,5% par an durant dix ans, la GMP est supprimée, et le taux de réversion baisse à 50%. Le taux d'appel, servant à calculer le nombre de points cotisés, passe de 125 à 130%. Enfin, des pénalités annuelles temporaires sont appliquées aux pensions Agirc et Arrco, d'un montant de 20% en cas de départ à 62 ans, et de 4% à 65 ans. La réforme pourrait être encore plus "pénalisante" si les propositions les plus extrêmes du Medef étaient retenues (Lire à ce sujet Les nouvelles mesures choc du patronat ).

(1) En % du dernier salaire. (2) Décote appliquée un an durant sur la pension Agirc-Arrco, exprimée en % de la pension totale.

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