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 Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations

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Briard
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MessageSujet: Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations   17/2/2015, 19:00

Sauver les régimes complémentaires Agirc et Arrco, c'est la délicate mission à laquelle les partenaires sociaux (organisations patronales et syndicats) vont devoir s'atteler à compter du 17 février.  Et elle promet d'être périlleuse, d'autant que les mesures d'urgence prises en 2013 n'ont pas suffi ! Pour payer les 70 milliards d'euros de pensions de retraite versées chaque année à quelque 14,6 millions de retraités, les régimes Agirc et Arrco sont toujours obligés de puiser dans leurs réserves financières. En 2013, leur déficit atteignait déjà 4,4 milliards d'euros et si rien n'est fait, il pourrait grimper à 20 milliards d'euros en 2040. Pire, les réserves de l'Agirc (dont relèvent 4 millions de cadres) pourraient être totalement épuisées dès 2018, celles de l'Arrco (auxquelles contribuent 18,1 millions de salariés) d'ici 2024 !

Pendant des années, ces deux régimes ont encaissé plus de cotisations qu'ils ne versaient de pensions, ce qui leur a permis d'accumuler une réserve de plus de 62 milliards d'euros. Le hic, c'est que, depuis 2009, la montée du chômage plombe les rentrées de cotisations assises sur la masse salariale et que le nombre de départs en retraite s'accélère. Résultat : il n'y a plus qu'un seul cotisant pour 0,6 retraité. Et la situation ne devrait pas s'améliorer avec les départs en retraite de la "génération baby-boom" : en 2040, l'Arrco comptera 0,8 retraité pour un cotisant ; l'Agirc 0,9 retraité pour un cotisant. D'où la nécessité de prendre de nouvelles mesures d'urgence pour faire des économies, mais aussi générer de nouvelles rentrées d'argent. Sauf que syndicats de salariés et patronat n'ont pas vraiment les mêmes remèdes.

Augmenter les cotisations à l'Agirc

C'est la solution préconisée par la CGT : augmenter les cotisations Agirc de 2,45 points sur la tranche comprise entre 1 et 4 fois le plafond de la sécurité sociale (à savoir, 3.170 euros par mois), supportées à 62% par les employeurs et à 38% par les cadres. Conséquence : ces cadres verraient leur salaire net baisser. "Pour un salaire brut de 4.000 euros, cela représente une augmentation de cotisation pour le salarié de 7,40 euros pas mois", a récemment confié à l'AFP, Sylvie Durand, la représentante de la centrale de Montreuil au sein du GIE Agirc Arrco. A en croire le syndicat cette solution permettrait au régime de revenir à l'équilibre dès 2023.

Fusionner les deux régimes

Dans un rapport publié en décembre dernier, la Cour des comptes suggérait de réunir l'Agirc et l'Arrco en un seul et unique régime, ce qui permettrait réaliser des économies d'échelle (100 millions d’euros), et surtout de mutualiser les réserves. Le problème, c'est qu'un tel mariage remettrait en cause le statut même de cadre. La CFE-CGC y est donc vivement opposée. "Cela pose des questions au-delà du régime des retraites, par exemple sur le devenir de l'Association pour l'emploi des cadres pour laquelle ils cotisent chaque mois", prévient Jacques Martel, administrateur de l'Union nationale interprofessionnelle des retraités (UNIR) de la CFE-CGC et membre de la commission de contrôle du GIE Agirc Arrco.

Suppression du système de la Garantie minimale de points (GMP)

Par mesure d'économie, une suppression progressive de la garantie minimale de points à partir de 2016 est envisagée. Cette disparation progressive s’étalerait sur 3 pu 4 ans. Actuellement, tous les salariés qui ont le statut de cadre mais qui gagnent moins que le plafond de la sécurité sociale (à savoir, 3.170 euros mensuels en 2015) cotisent sur la base d'un forfait qui leur permet d'acquérir automatiquement 120 points Agirc. Ce dispositif coûte très cher à l'Agirc, qui a de moins en moins de cotisants avec des salaires élevés. L'une des solutions envisagées serait donc de réduire progressivement le nombre de points accordés, de 120 actuellement à 90 en 2016, puis 60 en 2017 pour tomber à 30 en 2018 avant une suppression totale en 2019. Si la GMP disparaissait totalement, les cadres - ils sont environ 800.000 - percevraient alors un salaire net plus élevé ; mais une moindre pension une fois à la retraite. Une mesure qui est loin de faire l'unanimité. La CGT propose, au contraire, d'augmenter la GMP. Pour compenser, le syndicat propose d'aligner les salaires des femmes sur ceux des hommes, ce qui augmenterait mécaniquement les recettes des régimes.

Baisser le taux et l'âge minimum des pensions de réversion

Actuellement, le montant de la pension versé au conjoint de l'assuré décédé correspond à 60% de la retraite du défunt. Le Medef propose donc deux options : soit abaisser ce taux à 50%, voire même 33%, soit rester à 60% mais, en contrepartie d'une pension minorée pour l'assuré. Des évolutions tout à fait probables, le taux de réversion étant déjà plus bas à 54% dans le régime de base ; 50% à l'IRCANTEC (régime des fonctionnaires). Autre piste à l'étude : unifier l'âge minimum permettant de toucher la réversion à 60 ans (actuellement, 55 ans pour l'Arrco, 60 ans pour l'Agirc). Une proratisation en fonction de la durée du mariage est aussi à l'étude, comme c'est le cas actuellement pour les assurés ayant été mariés plusieurs fois.

Pérenniser la Contribution exceptionnelle et temporaire (CET)

Cette cotisation de solidarité, appelée CET, a été mise en place par le régime Agirc en 1997 pour maintenir l'équilibre des caisses de retraite. L'idée est donc de l'étendre à tous les salaries de l'Arrco. Actuellement payée uniquement par les cadres, elle ne donne aucun point de retraite supplémentaire. "Ce nouveau prélèvement viendrait diminuer les rémunérations nettes des salariés", prévient Jacques Martel de la CFE-CGC.

Augmenter l'âge légal de départ en retraite

Pour sauver les régimes complémentaires, les Sages de la Cour des comptes préconisent aussi d'allonger l'âge légal de départ à la retraite de 2 ans. Pour les régimes complémentaires, l'âge minimum de départ à la retraite passerait de 62 à 64 ans, pour déclencher le versement de sa retraite complémentaire, comme le suggéraient récemment  les sénateurs dans un amendement déposé au détour du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2015 . L'âge de la retraite à taux plein (sans décote) passerait lui de 67 à 69 ans. Une idée qui semble remporter les faveurs du patronat, mais qui risque de mettre en rogne les syndicats de salariés.

Pratiquer des abattements sur les pensions perçues entre 62 et 67 ans

Voilà une autre suggestion défendue par le Medef, qui promet de faire grincer des dents. Le principe : les salariés cadres et non cadres pourraient toujours partir en retraite à 62 ans, mais le nombre de points acquis serait minoré, et ce, même s'ils respectent la durée de cotisation exigée dans le régime de base. Ainsi quelle que soit la durée de cotisation de l'assuré, tous les droits liquidés avant 67 ans feraient l'objet d'un abattement forfaitaire compris entre 10% et 50% sur leur pension de retraite complémentaire. Par un exemple, un assuré qui liquiderait sa retraite à 62 ans, verrait sa pension complémentaire diminuée de 10% la première année, puis 8% l'année suivante, puis 2% et enfin 1% l'année de ses 66 ans. Cela permettrait un retour à l'équilibre dès 2020 des comptes des régimes complémentaires avec un abattement maximal de 10%, dès 2019 si celui-ci grimpe à 50%. Concrètement, au-delà des économies réalisées sur les pensions versées, l'objectif est surtout d'inciter les salariés à reculer l'âge de leur départ en retraite, s'ils ne veulent pas percevoir une pension rabotée.

Sandrine Chauvin
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MessageSujet: Re: Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations   17/2/2015, 19:04

wait and see !
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Briard
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MessageSujet: Re: Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations   17/2/2015, 19:14

C'est bon ils toucheront plus à la tienne, par contre pour nous qui arrivons, ça va faire mal, très mal !! On a cotisé toute notre vie et on va se retrouver avec des nefles !!

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MessageSujet: Re: Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations   17/2/2015, 19:22

"Wait" je ne crois pas que ce soit la meilleure solution!
Je pense que les libéraux veulent la peau de la retraite par répartition au profit des retraites par capitalisation
Orienter la manne des caisses de retraite vers l'investissement spéculatif est un rêve à peine dissimulé
Mais après tout une grande majorité de français semble subjugués par l'idée de la rentabilité spéculative de leurs fonds. Les fonds communs les attendent de pieds fermes!!

Le vrai problème c'est de concilier l'augmentation de la durée de vie avec le principe de la solidarité. Ce n'est pas une question secondaire à laisser traiter par des syndicats sans représentativité, mais bien par les français qui devront démocratiquement faire des choix...pour peu qu'on leur explique parfaitement les enjeux et les solutions réelles qui peuvent être apportées.
Ce n'est ni dans le populisme ni dans la démagogie que se cachent les réponses!
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MessageSujet: Re: Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations   17/2/2015, 19:31

pour les impôts 2015, on a eu droit à l'imposition des 10% de majoration familiale, pour 3 enfants élevés, €4200 à payer ald 3000 !
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GIBET
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MessageSujet: Re: Retraites complémentaires : les mesures douloureuses sur la table des négociations   17/2/2015, 19:38

C'est vrai. Depuis des années on "tripote" l'imposition des français à la recherche à la recherche de la solution miracle. Mais pas plus que dans les Casinos il n'existe de martingale pour satisfaire la répartition .
Nous aurons toujours plus de pauvres que de riches qu'au nom de l'égalité on pressurisera, car il est préférable de prendre un petit peu à beaucoup de gens ...que beaucoup à un petit nombre qui peut "externaliser" sa fortune ...ailleurs!
GIBET

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