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 La Vérité sur le 05 Juillet 1962 à Oran

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Briard
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MessageSujet: La Vérité sur le 05 Juillet 1962 à Oran   26/1/2015, 18:05

Vérité sur le 5 Juillet 1962 à Oran Jean-François PAYA (dans la revue ETUDES COLONIALES )

IL N'EST PAS JUSTE DE DIRE QUE "l'armée française, qui n'avait plus le droit d'intervenir", comme l'écrit le journaliste P. DAUM dans un article du Monde Diplomatique (janvier 2012) (1).

On trouve dans Les Archives de la Révolution Algérienne (2) copies d’une lettre du Groupe FLN (5 membres) de l’Exécutif Provisoire, adressée au GPRA en date du 27 juin 62. Ce groupe se plaint, entre autres, de ne pouvoir signer divers protocoles prévus avec les autorités françaises avant le 11 juillet, vu le manque de directives dudit GPRA, et notamment le protocole sur le maintien de l’ordre, laissant ainsi la «porte ouverte aux risques d’intervention de l’Armée française après le 2 juillet en cas de débordements».

Comme le général Katz le reconnaît dans son livre (3 ): le statut des forces armées françaises en Algérie qui découle de la déclaration de principe des Accords d’Evian (JO du 20 mars) reste imprécis et ambigu et ce au moins jusqu’à la remise des pouvoirs de l’Exécutif Provisoire à une Assemblée Nationale Algérienne élue (prévue dans le chapitre V des accords d’Evian) qui ne sera effective que le 27 septembre 62 par Abderrahman Fares en personne à la tribune de cette Assemblée à Alger (4).

Cet état de fait permet à Katz d’écrire avec raison dans sa note n°99 du 20 juin 62, adressée à ses chefs de corps, que les forces armées françaises «contribueront par leur présence à rétablir et développer la confiance entre les communautés et qu’elles seront en mesure d’intervenir pour porter secours en cas d’agression aux ressortissants se réclamant de la nationalité française» (5).

Inutile de dire que cette note restera lettre morte et qu’elle fut contredite par des ordres stricts de non-intervention la veille de l’indépendance. Il ressort clairement de tout cela que la France était en droit d’intervenir pour protéger ses ressortissants selon les accords signés et en l’absence d’un protocole additionnel plus restrictif (puisque non signé du fait du FLN) au moins jusqu’à la fin des pouvoirs de l’exécutif provisoire, comme les délégués FLN l’écrivaient eux-mêmes au GPRA (qui avait sûrement d’autres chats à fouetter, vu ses dissensions internes).

C’est donc bien la France en la personne du Général de Gaulle (6) qui, de façon unilatérale, n’a pas usé de ses prérogatives – abandonnant au massacre des citoyens français, européens et musulmans, et ce au moins juridiquement jusqu’au 27 septembre 62 où la clause de remise totale de souveraineté prévue par les accords d’Evian a été remplie avec retard du fait de la lutte pour le pouvoir qui sera encore sanglante (7).

À noter qu’on ne trouve pas trace d’un ordre écrit de non-intervention aux Archives (8(. Cependant, la mention de «rappel de consignation des troupes» figure dans certains JMO d’unités (journal de marche et d’opérations) consultés aux Archives, alors que des exactions

sur des Français sont signalées (9). Comment comprendre que, pour les victimes françaises, l’Armée Française s’en soit tenue, sans plus approfondir, au chiffre du directeur FLN de l’hôpital d’Oran – 25 morts ! –, alors qu’au Consulat de France on déclarait 800 "disparus" dès les premiers jours (10) ? Aucune enquête sérieuse n’a été effectuée dans les quartiers musulmans où les gens enlevés avaient été amenés et il y eut une complicité évidente entre les autorités militaires françaises et algériennes pour étouffer l’affaire dans le désordre et le chaos provoqués par l’exode des Français d’Oranie (11).

La provocation du 5 juillet avait bien abouti : faire avancer vers le pouvoir l’Armée des frontières, sous prétexte de rétablir l’ordre, faire peur aux Français dans la ville la plus européenne d’Algérie, ce qui correspondait aux vues du clan arabisant d’Oujda conduit par Boumediene et Ben Bella qui faisaient d’une pierre deux coups avec leurs services spéciaux (12) – ils sont toujours au pouvoir en Algérie.

non assistance en personnes en danger

Les Forces françaises en présence à Oran, le 5 juillet 1962, passibles de non-assistance à personnes en danger

En fonction des Archives militaires et des destinataires des circulaires du Commandement du "Secteur Autonome d’Oran" nous pouvons donner la liste des unités et des effectifs – 18 000 hommes – présents à Oran ce jour-là (13).

En fait ce 5 juillet à Oran fut ponctuellement la journée la plus sanglante depuis le début de la guerre d’Algérie, mais elle a surtout le triste privilège d’être un cas unique dans l’histoire d’une armée présente sur le terrain à proximité de ses ressortissants civils désarmés et pacifiques les a laissés se faire massacrer par des éléments étrangers sans intervenir – sauf cas rares et isolés.

Si on doit reparler du 17 octobre 61 à Paris qui a eu lieu en pleine guerre d’Algérie alors que le FLN était encore "l’ennemi officiel", pourquoi ne le fait-on pas de cette journée occultée par l’historiographie gaullienne et FLN, qui a eu lieu après la fin supposée de toutes les hostilités et en voie d’effacement de notre histoire avec son millier de victimes identifiables et appelées hypocritement "disparus".

D’autre part cette journée fut un des actes fondateurs de l’État Algérien dans sa composante militaro-mafieuse manipulatoire et provocatrice dont les effets sont plus que jamais présents à ce jour.

Le communiqué de l’état-major général de l’ALN (14).

Ce communiqué de trois pages, diffusé aux cadres le matin du 5 Juillet, ne fait pas référence à cette journée comme historique. Il explique pourquoi le GPRA qui l’a dissous «a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans ...» aprés une référence appuyée aux accords d’Evian ! Il cite la date du 1er Juillet «où le peuple s’est prononcé» comme historique, proclamant que le GPRA « est incapable de maintenir l’ordre», et il se propose de le faire en allant «protéger la minorité européenne» alors qu’on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran !

Il faut préciser que, dépourvue de moyens logistiques de transports aprés réquisition de camions et de bus privés dans la zone Tlemcen-Ain-Témouchent, l’ALN des frontiéres arriva à Oran le dimanche 8 Juillet et rétablit effectivement l’ordre tout en prenant le pouvoir. Pour Alger ce fut une autre histoire elle n’y entra qu’en Septembre après des combats avec les willayas 3 et 4 au niveau d'Orléansville

et aprés une négociation (15)

Notes

NB Toutes les notes sont de Jean-François Paya.

1 - Le Monde Diplomatique, janvier 2012. L'aarticle de Jean-François Paya, qui suit, intitulé «De Gaulle est bien responsable des massacres», est cité page 81, «pour en savoir plus», du N° 231, Avril 1999, de la revue L’Histoire – sans aucune contestation depuis lors.

2- Les Archives de la révolution algérienne, rassemblées et commentées par Mohamed Harbi, éd. Jeune Afrique, Paris 1981 - Page 340, document 64.

3 - Joseph Katz, L’Honneur d’un Général, Oran - 1962, éd. L’Harmattan, 1993.

4 En effet les Accords d’Evian n’ont jamais prévu la remise des pouvoirs au GPRA mais à une "Assemblée Nationale Algérienne" élue.

5 - Cette note fait référence à une "période de transition" après l’indépendance sous la direction de l’exécutif provisoire qui était une création juridique française.

6 - Cf Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, éd. Gallimard, coll. Quarto.

7 - La responsabilité juridique et morale du pouvoir français était donc bien engagée.

8 - Du moins aux archives "consultables" – pour les autres il faudra attendre 60 ans !

9 - Certains officiers dont le lieutenant Khellif affirment avoir dû émarger la veille de l’indépendance.

10 - Voir Le Vieux, la crise, le neuf, éd. Flammarion, de Jean-Pierre Chevènement, officier issu de l’ENA, chef de cabinet adjoint du Préfet chargé des liaisons militaires et à ce titre supervisant le colonel de la force locale attaché à Jean Herly, consul général de France à Oran (critiqué par Katz qui le trouvait trop curieux sur les "disparus").

11 - Au sujet des victimes, sans entrer dans le débat sur leur nombre évoqué dans la note précédente, il a été signalé 440 plaintes au consulat d’Oran, en sachant qu’une plainte pouvait recouvrer plusieures personnes d’une même famille et que de nombreux hommes isolés (leurs familles étant déjà parties) n’ont pas été signalés à Oran.

Signalons aussil le « Bulletin de renseignement » du 2è Bureau/1515 EM:2em B/ du 12/7/62 classé secret, signalant «l’enfouissement de cadavres F.S.E., victimes du "pogrom" du 5 juillet au bord du Petit lac à coup de bull-dozer» ; une reconnaissance par hélicoptere fut ordonnée et des photos prises dans la soirée du 7 Juillet, mais aucune enquête officielle ne fut déclenchée.

44 ans aprés les faits, on procède enfin à une recherche sur la base de documents, à mon avis, aléatoires. À ma connaissance, les documents originaux comme les registres de relevés de plaintes déposées au consulat n’ont pas été communiqués (j’y etais passé personnellement déposer une plainte pour deux amis "disparus"). En sachant que certains historiens algériens que je salue reconnaissent au moins 2 charniers au "Petit lac" et au cimetière Tamazouet.

12 - Un montage médiatique fut organisé par les responsables FLN d’Oran à Pont-St-Albin le 10 juillet pour tout "mettre sur le dos d’un sanguinaire mais minable chef de bande M. Attou qui sévissait dans les quartiers Est depuis le 19 Mars (voir presse locale dont l’Écho d’Oran sous "influence depuis l’indépendance). Le pseudo commandant Bakhti (de son vrai nom Némiche) complice de Ben-Bella dans l’affaire de la poste d’Oran et qui lui était tout dévoué tirait les ficelles de cette affaire que personne ne crut à Oran même chez les Musulmans.

13 - Liste des unités présentes à Oran ou à proximité, le 5 juillet 1962

Secteur Oran Ville

3 Régiments d’Infanterie + 1 bataillon : 5è RI - 21è - 67è - 3/43è RI -

3 Régiments d’Infanterie de marine + 3 Bataillons : 8è RIMA - 22è - 66è -1/2è - 1/75è - RIMA - 1/2è RAMA

2 Régiments de Zouaves : 2è et 4è Zouaves

1 Régiment de Cuirassiers : 3è Cuir

3 Bataillons de Chasseurs Portés 10è - 29è - 30è BCP

2 Bataillons RA : 1/27è et 324è RA

2 Groupements GAAL : 452è et 457è

Enfin 23 escadrons de Gendarmerie Mobile

Il faut ajouter les éléments de l’Armée de l’Air basés à la Sénia et de la Marine à Mers-el-Kébir, Arzew et Tafaraoui (Aéro-Navale).

Soit une garnison totale de 18 000 hommes dont 12 000 sur le seul secteur d’Oran-Ville cantonnés sur plusieurs sites, casernes, lycées, collèges, stades, écoles imbriqués dans la ville à proximité immédiate des événements tragiques qui ont eu lieu.

14 - Note de rens 1266:B2:sec-conf /odj EMG ALN du 5 juillet 62.

15 - Cf le texte intégral dans le volume 3 du livre L’Agonie d’Oran, publié en 1999. (editions Gandini Nice)

Personnellement j’adhére à la thése défendue aussi par certains historiens algériens selon laquelle de Gaulle avait choisi de favoriser l’accession au pouvoir du clan d’Oujda.

Complement d·information

l faut aussi admettre que le general Katz a oran a bien recu des ordres superieurs et au dessus de sa hierarchie normale

pour ne pas appliquer ses propres directives du 20 juin (defendre nos resssortissants )donc contact avec Elysee pas virtuel

il aut aussi admettre que Katz n"a pas ete desavoue

par ses supereurs militaires et meme recompense par une 4em etoile (general d Armee)

et fait grand officier de la legion d "honneur remise par De gaulle en personne

Comme je l"ait dit je reste persuade que si le FLN (fraction provocatrice) avait su que l armee FR pouvait intervenir

la provocation et le massacre n"auraient pas eu lieu et les incidents seraient restes mineurs

comme chaque fois qu il y eu intervention en depit des ordres (les FAF etaient encore craintes ),

Eléments prouvant que Paris était informe (parmi d'autres) mais disparus des Archives !

Témoignage de monsieur Étienne ESTÈVE-CASTILLA Radio Telegrahiste PTT Oran (donnes dans le livre "Agonie d Oran" )

'appelais sur les ondes radio : Au secours en mer ! ici on massacre femmes, enfants et vieillards. La station de Gibraltar radio me répondit la première.

Elle me rappela un peu après et me dit que l'escadre anglaise, en alerte, appareillait pour porter secours.

Il était déjà 12 heures 45, le navire français Colomb-Béchar me contacta. son Cdt se mit à ma disposition.

je lui dictais un message de secours immédiat adressé au Ministre des P.T.T et au Ministre de l'Intérieur à Paris. Le message reçu par le navire fut transmis au ministère par la station de Marseille Radio.

Plus tard, ayant rejoint le Bureau Central Radio de Paris, j'ai pu voir la copie du message reçu par la "Gare Centrale Radio" à 13 h 05 et retransmis aux Ministères.

Intervention Forces Armées Françaises possible

> Le general Katz dans son livre parle du statut des FAF qui découlerait des Accords dEvian (jo du 20 mars) pas du GPRA jamais cite ni reconnu dans ces "accords"

> ni du fait que l·exécutif provisoire (seule entité reconnue ) n·ai pas signe "le protocole Du maintien de l·ordre"C·est Harbi qui le dit et c est un fait

> d ou "risque d intervention"etc. et ils ont raison(membres FLN de l'exécutif) ce fait renforce la possibilité d intervention des FAF avec une force locale bien mal en point !du fait des désertions en masse vers l ALN intérieure.(pas prévue comme l ALN externe dans les accords) Les directives militaires antérieurs ont sûrement servies a Katz pour lancer sa note du 20 juin reproduite dans son livre Ensuite que c est il passe ,la consignation stricte > des troupes même devant les agressions de nos ressortissants ,les provocateurs FLN le savaient ils ? (a mon avis et selon nos informateurs muslims a posteriori oui (voir témoignage ex resp FLN d Oran en annexe)

> Paris pas au courant a démontrer mais a mon avis un caporal comme Katz n aurait pas sollicite des directives ?surprenant ! et sans celles ci avait un prétexte en or pour prendre des initiatives courageuses (c est la sa faute ) mais il n·eut pas l·âme de Von Choltitz a Paris ! Il y eu bien d autres affaires que le "commite des Affaires Algérie"ne fut pas au courant et le débat reste ouvert pour les collusions pouvoir gaulliste / ALN extérieur comme l affirme aujourd·hui des intervenants Algériens

> le GPRA était considéré par certains comme marxiste(un gag de certains services français )!et on était en pleine guerre froide et l essentiel pour de Gaulle etait les essais nucleaires au Sahara le reste......

Tout cela pour démentir ce que dit cet ignorant de Daum( mais non historien )"l'armée française, qui n'avait plus le droit d'intervenir", comme il l'écrit dan son article du Monde

Diplomatique et puis au delà de tout, le simple devoir de protéger ses ressortissants essence et raison d être d·une Armée en dernier ressort

3 Documents Essentiels

Pratiquement inconnus ou inutilisés par journalistes et Historiens

1)Le document du groupe FLN de l’exécutif provisoire adressé au GPRA en date du 27 juin 62 qui faute de directives se plaint de ne pouvoir signer " le protocole de maintien de l’ordre " D'où risques d’interventions de l’Armée française après le 2 Juillet en cas de débordements " (citation sources archives du FLN M Harbi)

2)Le document Note no 99 du 20 juin 62 du Général Kartz à ces unités Qui prévoyait l’intervention en cas d’agressions de nos ressortissants (non appliqué ;suite ordres supérieurs) après l’indépendance dans la période transition vers un pouvoir Algérien élu prévu par les accords d Evian ! (Document reproduit dans le livre de J Katz "l honneur d·un gemeral)

3)Le document classifié du 2em bureau d’Oran présentant (dans "Agonie d'Oran vol 3 ) et

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’ordre du jour du 5 Juillet 62 de L’ALN d’Oujda prévoyant de manière prémonitoire sa vocation de maintenir l’ordre ! et sa condamnation du GPRA (texte intégral volume 3 Agonie d Oran)

Voici des éléments d’archives chères aux historiens mais négligés par certains qui nous reprochaient de nous appuyer que sur la Mémoire ! Quant au film d’Yves Courrière " la guerre d’Algérie " analysé par Jf Paya nous avions signalé à Courrière (volume III )qu'il utilisait des images anti datées et manipulées prises à Oran le 5 Juillet sans obtenir de réponses &*. Voilà quelques précisions à notre avis utiles pour enrichir les références du dossier relatif au drame du 5 Juillet 62 à Oran Certains historiens disent "origine des coups de feu inconnue"

laissant planer un doute sans donner tous les éléments pour juger. Coups de feu initiaux vers 11 h 15 place karghenta et boulevard Joffre sur le défilé FLN structuré qui venait de "la ville nouvelle" on en est pratiquement sûr par divers témoignages tant algériens que PN et militaires ( Cdt du service social des armées et sa secrétaire placés sur la terrasse du service social des Armées

> > Boulevard Joffre "venant d"un grand immeuble situe plus haut film Pathé ) Capitaine Gaston cité par le Général Katz a vu des tirs venant de la maison de l’agriculture place Karghenta témoignages d’ATO touchés et scouts musulmans ainsi Katz conclut donc sans preuves à des "desperados OAS". C’est ce que les meneurs de l’émeute crient en bas "C’est l’OAS" Mais il faut dire que pas un seul tireur européen na été trouvé autour de ces immeubles cernés par les miliciens FLN en armes qui ont envahi les étages et fouillent partout et quoi de plus ressemblant dans la confusion totale à un musulman armé qu’un autre musulman armé qui fait semblant de chercher aussi ! Personne ne pouvait supputer le tir des uns sur les autres ! Et pas beaucoup n’étaient au courant des divergences Oujda GPRA même nos services ont mis le temps à le comprendre voir dans mes archives le document classifié du 2èm bureau d’Oran qui vient de découvrir 15 jours après l’OD Jour du 5 juillet de l’EMG d Oujda, qui prévoyait prémonitoirement qu"il faudra protéger la minorité européenne et > que le GPRA n’était pas capable de maintenir l’ordre ni de gouverner l’Algérie! A mon avis les historiens en ne donnant pas tous ces éléments se réfugient dans une fausse neutralité qui nuit à la recherche de la vérité. Maintenant il ne s’agit là que de logique. Pour ma part j’ai eu coté informateurs algériens d’autres certitudes quant à la provocation montée par l’EMG du Maroc et même des auteurs qui sont loin d être favorables aux PN en ont convenus.

> Voir mes textes NOTE SUR LE CHIFFRAGE DES VICTIMES.ON SOUS ESTIME TOUJOURS LE NOMBRE DE CHEFS DE FAMILLES SEULS

> > A ORAN QUI N ONT PU ETRE SIGNALES "DISPARUS LE 5 JUILLET

Synthèse des renseignements venant des « correspondants » algériens proches de l’Etat Major de la Willaya V de janvier 62 à juin 62.

(sources archives privées)

A posteriori, on se rend compte que les renseignements d’ordre militaire devenaient de moins en moins importants côté français (la Willaya V intérieure étant réduite à sa plus simple expression avant le 19 mars). C’était surtout à partir des « négociations », la position politique de l’EM d’Oujda qui importait et son avis sur la contrôle français de la base de Mers El Kébir, sachant que le dit EMG-ALN n’était pas directement impliqué dans ces négociations et de plus en plus hostile au G.P.R.A , dont le président Bkhédda passait pour un « marxiste » voir « pro chinois » pour les français. Ce qui expliquerait le choix de De Gaulle, son poulain

F. Abbas ayant été évincé, pour la tendance « extérieure » en apparence plus islamiste : Boumediene / B.Bella.

Pour l’EM d’Oujda la « hantise » était la crainte de la création d’une enclave « européenne » de facto à Oran et ses environs, justifiée par une présence qui se concentrerait des français d’Oranie sur le site amorcée par le « leurre » Gaulliste de la partition, condamnée primitivement par l’OAS (exécution Leroy, Villard) et repris en catastrophe les deux derniers mois par l’OAS d’Oran (Général Gardy)) sur « la plateforme territoriale oranaise » : un des éléments parmi d’autres (éviction totale du GPRA et de ses partisans en Oranie) de la provocation d’Oran du 5 juillet 62, pour faire peur aux Européens et venir « rétablir l’ordre » tout en mettant au pas les opposants (voir liquidation de certains, soit disant « évacué » par Mers El Kébir !) : nous ignorons si une tractation sur la base des éléments A et B a pu exister ? En tout cas pas localement. Le général Katz prévoyant des interventions en « légitime défense », des ressortissants français dans sa note du 20 juin. En tout cas, cette note fut contredite au dernier moment par des ordres de consignes strictes des troupes, alors que le contraire avait été promis, par des tracts et la presse locale (l’Echo d’Oran). « L’armée restera pour vous protéger » les semaines précédentes. Le pouvoir central Français est directement impliqué – Katz ne faisant que se parjurer en exécutant les ordres.

De Gaulle et le FLNObjet : "SILENCE D ETAT "le Dernier Livre de J JORDI

> > Complots et manoeuvres pour chasser les PN d'Algérie voila ce qu'enseigne le livre de Jordi Mais je vais plus loin en essayant de démontrer un lien objectif entre le pouvoir Gaulliste et les "putchjstes" Algériens de 62 de l'Armée des Frontiéres ; comme le déclare aussi une certaine opposition Algérienne

D 'AUTRE PART .LE COMITE DES AFFAIRES ALGERIENNES AU VU DES ARCHIVES

(LIVRE DE M FAIVRE°) NE TRAITE PAS DANS LA PROCEDURE AVEC LE GPRA MAIS UNIQUEMENT AVEC ( (Pages 300 ET 320 REUNION DU 5 jUILLET 62+)

"L EXECUTIF PROVISOIRE" A QUI LE GENERAL D GAULLE SIGNE UNE LETTRE (A son président Abderamane FARES) DE RECONNAISSANCE/ REUNION DU 5 JUILLET 1ER APRES INDEPENDANCE TOUJOURS RELATIONS AVEC EXEC PROVisoire INFLUENCE DE BBELLA EVOQUE DESERTION FORCE LOCALE EN SA FAVEUR SIGNALEE

Remarquez que ce comité " des aff algériennes "traite avec "l'exécutif provisoire"(protocoles et conventions additifs à Evian du 28 Août qui nous régissent encore) Voir les Pièces Jointes pour infos à suivre et il devra remettre formellement ses pouvoirs non à GPRA où ALN /BBella mais à une assemblée élue qu'il ne fera que fin Septembre donc officiellement la

France est neutre mais de ce FAIT FAVORISE CEUX QUI VIOLENT dés le 3 Juillet les accords D'Evian (ca dire EM Oujda et Bbella )MAIS A MON AVIS UN POUVOIR RESPONSABLE NE PEUT PAS NE PAS AVOIR UNE POSITION AU MOINS OFFICIEUSE tout au moins pour certaines clauses de l'application des "Accords" notamment sur les bases militaires et il faut remarquer que dés Juillet certaines autorités Françaises traitent avec l'ALN du Maroc et B Bella en Oranie alors qu'ils ne sont pas au pouvoir (Farés en sept remet ses pouvoirs à l'assemblée où domine les hommes de BB et Boumédienne)

NB v De Gaulle n'a jamais rien signé avec le GPRA (échange de lettre) mais avec l’exécutif provisoire et à Evian ses représentants avec le FLN dont faisait parti BBella !

AUSSI ET PAS FORMELLEMENT AVEC LE GPRA que De Gaulle n a jamais reconnu (votre courrier)

Enfin le 5 juillet pour Oran les ordres de Katz qui prévoyait intervention en cas "de légitime défense" de nos ressortissants ont bien été changés pour laisser le maintien de l ordre à lALN extérieure(non prévue dans les accords EVIAN Mais aussi on ne peut que remarquer les points de vue de l'opposition Algérienne citée dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] A la demande de certains J'explicite "la relation possible en marge des "accords d'Evian" non signés par ceux de l'ALN du Maroc qui allaient prendre le pouvoir c'est à dire

conservation des bases militaires et surtout d'essais Atomiques Françaises contre appuis tacites pour prise de pouvoir ,ouverture des frontières et non possibilité d’enclave Européenne à Oran Kébir en sachant que "la charte de Tripoli"du FLN du 27 Mai 62 prévoyait dans une clause secrète "qu'il fallait encourager les Français d'Algérie à partir et qu'il faudrait progressivement "liquider les accords d 'Evian"

En tout cas C EST BIEN CE QUI C EST PASSE L'objectif de De Gaulle était avant tout de terminer les essais de sa les essais de sa Bombe le sort des PN et des Harkis lui était indifférent ;Si on réfléchis bien jamais un mot de compassion ne fut prononcé par lui !

> > Jean-François PAYA P/Jtes

GPRA Marxiste ! !

Exemple de la Position de certains Services Français en Août 1961 lors des Changements au Sein du GPRA

« Lors de la réunion du CNRA à Tripoli du 9 au 27 Aout 61

Les dissensions entre ses membres apparaissent au grand jour

La Tendance « Dure » ;celle des « Marxistes » ,l’emporte :Ferhat

Abbas est écarté ,remplacé par Ben Khedda ;ancien militant du PPA et du MTLD :les 3 B (Boussouf ;Ben Tobal ; Belkacem )

Issus de la »résistance » intérieure « semblent en perte de vitesse ;

……Les tendances « Socialistes » du nouveau gouvernement sont

évidentes . Ben Khedda admirateur de la Chine et de la Yougoslavie (en opposition idéologique !) refuse toute idée d’association avec la France ! «

A Notre Avis « Un Gag » qui va faciliter la montée de Ben Bella et de l'EM opposés à GPRA

ne pas oublier que l'on est en pleine période de "guerre froide" que nos sérvices sont

obnubilés par le"danger communiste" et qu'il faut aussi faire peur aux Américains

qui soutiennent le FLN

SOURCES Ecrits du Colonel Pierre Le Goyet Ancien chef de la section des « Archives Contemporaines »

au Service Historique de l’Armée ,puis de la section « Etudes »

Membre du comité d’histoire militaire comparée .

Fausses Neutralités Commentaire Reçu

JF PAYA à Raison la Neutralité dans certaines circonstances signifie" prise de position "dans le cas des autorités Françaises sous les ordres de De Gaulle ces dernières étaient responsables avec l'exécutif provisoire de faire respecter les "Accords d Evian ;la pseudo neutralité en fait avantageait "les violeurs" idem pour "LE MALG"

"ministère armement liaisons générales"en réalité" service de renseignement et actions Algérien "sous l'autorité d 'A Boussouf "neutre" pour la prise de pouvoir en 62 ;avancé par certains;on peut en douter LE Role du MALG etait de protéger le GPRA de tout complot donc neutralité veut dire prise de position en faveur des comploteurs !

Voici ce qu en disait le commandant Azzedine, ex-responsable de la Zone autonome d'Alger,(conférence publique )

Posté par Jean Francois Paya, (frappe sur clavier Etranger)

RESTER DANS UN DEBAT HISTORIQUE VALABLE NECESITE DE CITER CES SOURCES ET PAS DE ROMANCER 1 Ce dossier du 5 juillet 62 a Oran n"est pas clos il

nécessite une "veille historique" permanente des infos arrivent toujours maintenant faute d "Archives puisqu"il n"y a pas eu volontairement d "enquête tant cote Algerien

que Français . Nos militaires présents sont tres peu enclins a témoigner ,un courant se dessine aujourd"hui en Algérie même pour ce faire sur la base de critiques vis a vis du regime issu de ce drame ,la provocation des "putchistes" D Oujda et généralement admise mais l"hypothèse d"un DEAL de facto avec le pouvoir Gaulliste semble

logique mais difficile a prouver Mais tout c"est passe comme si ! En tout cas a suivre d"autres dossiers dans l" Histoire se sont révèles bien après (voir massacre de Katyn) Jean François Paya du cercle Alg du Poitou Synthèse des renseignements venant des « correspondants » algériens proches de l’État Major de la Willaya V de

janvier 62 à juin 62. A posteriori, on se rend compte que les renseignements d’ordre militaire devenaient de moins en moins importants côté français ( la Willaya V intérieure étant réduite à sa plus simple expression avant le 19 mars). C’était surtout à partir des « négociations », la position politique de l’Etat Major d’Oujda qui importait

et son avis sur le contrôle français de la base de Mers El Kébir, sachant que le dit EMG-ALN n’était pas directement impliqué dans ces négociations et de plus en plus hostile au G.P.R.A , dont le président Benkhédda passait pour un « marxiste » voir « pro chinois » pour les français. Ce qui expliquerait le choix de De Gaulle, (son poulainprimitif F. Abbas ayant été évincé,) pour la tendance « extérieure » en apparence plus islamiste : Boumediene / Ben Bella. Pour l’EM d’Oujda la « hantise » était la crainte de la création d’une enclave « européenne » de facto à Oran et ses environs, justifiée par une présence qui se concentrerait des français d’Oranie sur le site amorcée par le « leurre » Gaulliste de la partition, condamnée primitivement par l’OAS qui a (exécuté Leroy, Villard) et repris en catastrophe les deux derniers mois par l’OAS d’Oran (Général Gardy). Sur « la plateforme territoriale oranaise » : un des éléments parmi d’autres (éviction totale du GPRA et de ses partisans en Oranie) de la provocation

d’Oran du 5 juillet 62, pour faire peur aux Européens et venir « rétablir l’ordre » tout en mettant au pas les opposants (voir liquidation de certains, soit disant « évacué » par Mers El Kébir !) Nous ignorons si une tractation sur la base des éléments A et B a pu exister ? En tout cas pas localement. Le général Katz prévoyant des

Interventions en « légitime défense », des ressortissants français dans sa note du 20 juin. En tout cas, cette note fut contredite au dernier moment par des ordres de consignes strictes des troupes, alors que le contraire avait été promis, par des tracts et la presse locale (l’Echo

d’Oran), les semaines précédentes. - « L’armée restera pour vous protéger » Le pouvoir central Français est directement impliqué – Katz ne faisant que se parjurer en exécutant les ordres. Pour la période transitoire dans l'attente d'un gouvernement Algérien / Facile de dire a posteriori que l ALN du Maroc n'avait pas besoin d'un prétexte pour prendre le pouvoir à Oran sans connaitre les

réactions de la France ?D'autre part il fallait éviter une trop grande concentration d'Européens à Oran ;leur faire peur ;et s'affirmer comme force d'intervention devant l'armée Française (mais cela nous l'avons dit mille fois!)Quant à la division du FLN à Oran une délégation etait même rendue à Alger contacter le GPRA (colloque de Jussieu par F Soufi et d'autres ) > Pouvait on prévoir les massacres du 5 Juillet à Oran ? > > > > > > > Supputations découlant de la situation stratégique d'Oran mais non

fondées à priori à moins de bien connaitre les luttes internes du FLN et le fait que l'armée Française ne protégerait pas ses ressortissants Or se souvenir > Note aux chefs de Corps n°99 /saor/3/ope du 20 juin signée général Katz qui prévoit l'usage de la " légitime défense " y compris pour les ressortissants Français après le 3 juillet

(non appliquée sur l'ordre du pouvoir central la veille de l'indépendance, avec l'ordre strict de consigner les troupes) > Ordre d'autant plus criminel sur le plan local si on avait su à l'avance mais rien ne l'indique dans les rapports du 2em Bureau même favorables aux PN ni dans ceux de la partie du FLN locale vite débordée par l'extérieur

Pour moi la question reste posée d'un "deal" au plus haut niveau avec ceux qui allaient réellement prendre le pouvoir en Algérie! > > > > > > > Deal de facto; Non pour le massacre bien sur ; Mais pour ne pas intervenir >dans le rétablissement de l'ordre > > > > > > Se souvenir de la note (doc 64 M Harbi) du groupe FLN de l'exécutif provisoire au GPRA du 27 Juin 62 qui

faute de directives se plaint de ne pouvoir signer le protocole prévu sur le maintien de l'ordre D'où "Porte ouverte aux risques d'interventions de l'Armée Française après le 2 Juillet en cas de débordements" Dicit (ce protocole ne fut jamais signé ) A la demande de certains J'explicite "le Deal" possible en marge des "accords d'Evian" non signés par ceux de l'ALN du Maroc qui allaient prendre le pouvoir c'est à dire consérvation des bases militaires et surtout d'éssais Atomiques Françaises contre appuis tacites pour prise de pouvoir ,ouverture des fontiéres et non possibilité d"enclave Européenne à Oran Kébir en sachant que "la charte de Tripoli"du FLN du

27 Mai 62 prévoyait dans une clause secrète "qu'il fallait encourager les Français d'Algérie partir" et qu'il faudrait progressivement "liquider les accords d 'Evian" > En tout cas c"est ce qui s"est bien passé! L'objectif de De Gaulle était avant tout de terminer les éssais de sa Bombe le sort des PN et des Harkis lui était indifférent ;Si on

réfléchis bien jamais un mot de compassion ne fut prononcé par lui ! JF PAYA Tragédie Oran.

Responsabilités ( note reçue)

Les institutions issues du suffrage universel(terme d'Evian) en Algérie indépendante n'ont donc été mises en place que Fin septembre 1962. Entre temps, le Haut Commissaire représentant le gouvernement français et l'Exécutif provisoire, doté d'une force locale, devaient assurer le maintien de l'ordre. La rédaction a été assez floue pour que de Gaulle se sente dégagé de toutes responsabilités durant 3 mois, à partir du moment où le FLN lui garantissait l'usage de la base d'Hammaguir et du Sahara pour expérimenter sa bombe et ses fusées. Du 19 mars et surtout après début juillet 1962, le massacre des harkis et les enlèvements de PNs et de soldats français ont donc pu se faire allégrement alors que le Hauts-commissariats pouvait et devait intervenir durant au moins 3 mois !


Tous les parfums de l'Arabie n'effaceront jamais cette tache sur le Général et son Armée, et les pierres elles mêmes crieront quand bien même on multiplierait les Fondations de Gaulle et autres machines à fabriquer sa légende.

LES CAUSES HISTORIQUE DES MASSACRES DU 5 JUILLET 1962 A ORAN

Chers compatriotes il ne s’agit pas de focaliser toute la guerre d Algérie sur sa conclusion c'est "un créneau" qu'il faut bien étudier pour certains (peu nombreux) de plus motivés pour l'avoir vécu dans ses dessous et ses causes d'autant plus remarquable qu'il est occulté en Algérie (normal) mais aussi en France : exemple unique dans l'histoire où en présence de leur armée (nombreuse et invaincue) des citoyens désarmés pacifiques résignés non manifestants se font massacrer. D'autre part ce fut aussi sûrement ponctuellement le jour le plus sanglant de ce conflit (hors guerre) et l'origine du nouveau pouvoir Algérien. Tout ceci mérite attention et difficile d'en parler dans les médias (pas une seule émission télé) même en Espagne pour les raisons diplomatiques que j'ai indiqué.

Maintenant pour les conditions relire les écrits de Mo Harbi, G Meynier et d'autres spécialistes du FLN à priori "les carottes n'étaient pas cuites" pour l'ALN extérieure et l'Oranie était plus prés qu'Alger ! Avec ses willayas 3 et 4 regonflées hostiles à Boumediene (3 mois et des combats pour entrer à Alger). Donc 1er étape prise du pouvoir à Oran avec prétexte rétablir l'ordre, pas prévu par Evian donc nécessité feu vert des autorités Françaises contrepartie possible l’accord pour les bases d’essais militaires et pas d'enclave Européenne autour d'Oran (Mers El Kébir) cette éventualité inexistante à Alger (évoquée il est vrai par l'OAS d’Oranie) était crainte par l'état major ALN d'Oujda. Oran avec les environs était la région la plus "européenne d'Algérie" évidemment la question reste posée?

Mais les effets furent bien cela ! Maintenant difficile de refaire l'histoire avec plus où moins d'OAS elle fut la résultante inéluctable de la trahison Gaulliste venue trop tardivement pour certains mais c'est un autre débat !

Des provocations par massacres organisés eurent lieu en d'autres circonstances comme en Août 55 à El Halia sans OAS. Et rien ne les justifie surtout quand la guerre est terminée, que la situation est connue des autorités Françaises et qu'elles ont les moyens, le pouvoir et le droit de maintenir l'ordre (des exemples pratiques à Oran l'on démontré) devant la carence de "la force locale" prévue par la déclaration d'Evian qui venait d'être plébiscitée le 1er Juillet en Algérie!

Enfin pour conclure provisoirement la fraction FLN qui dirigeait à Alger avec le GPRA avait tout intérêt à démontrer devant les observateurs internationaux sa capacité de gouverner ce fut bien ce qu'il fallait ruiner pour la fraction extérieure à Oran en se souvenant que des Défilés "pacifiques"du 5 Juillet furent commandités à l'origine par Alger suite a la décision des wilayas de l'intérieur (sauf la V d’Oujda ) à Zémorra en Juin 62 et qu'ils furent transformés en émeute provoquée à Oran et chasse aux Européens .

NB : Pas trop se faire d'illusions sur les Archives dans ce dossier déjà celles du consulat d'Oran et de la gendarmerie locale il faudrait avoir les authentiques ! Celles de l'armée Française qui selon témoins aurait ramassé et enseveli des cadavres? A moins qu'il n'y ai pas de traces écrites ce qui est possible dans le contexte du moment, dans ce cas cela sort de l'Histoire? Comme pour les internés du stade municipal! C’est tout le débat sur la fiabilité des archives par omissions surtout lorsque l'on sait qu'il n'y a pas eu volontairement d'enquête! Sous le faux prétexte de Katz que l'ALN n'en voulait pas! lui qui avait dans le passé travaillé dans les services de renseignements et avec de nombreux informateurs Musulmans en Oranie JF Paya


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MessageSujet: Re: La Vérité sur le 05 Juillet 1962 à Oran   26/1/2015, 18:07

Pourquoi pas un livre?

Réponse de Jean-François Paya à un message de lecteur Internet / Pas de livre parce que pas d'Editeur, tout est sur Internet à la disposition de tous donc pas de papier à vendre Taper "JF PAYA" et "Jean François paya" sur Google.Pour les circonstances Taper "Massacres ORAN 5 Juillet 62"

Bien compris qu'il y a longtemps que vous attendez lisez d abord mon enquête je suis le seul à avoir été sur le terrain et resté jusqu"en 1965 a Mers el Kébir les autorités refusant à l"époque de faire des recherches qui furent interdites ! J'y suis retourné plus tard non sans prendre de risques

Quant au chiffrage des victimes je l'avais estimé à prés du millier on en est à 800 aujourd'hui avec incertitude sur "les non déclarés"(voir mes arguments et sources) Mais le plus important c"est surtout les raisons et les motifs de cette provocation qui a conduit à ce massacre et là j'ai des arguments solides en plus de témoignages j'attend que l'on me démontre le contraire même des Historiens peu favorables aux PN comme M Harbi et G Meynier qui a corrigé à ce sujet la deuxième édition de son "histoire intérieure du FLN" ...(sur le massacre d'Oran décrit comme une échauffourée) en ont convenus documents et témoignages à l'appuis. Alors j'estime depuis 40 ans avoir fait mon devoir, j'attends toujours d'autres avis mais plus le temps passe et moins vous aurez de témoins vivants.

Voir aussi les 3 Tomes de "AGONIE D"ORAN" sous la direction de Geneviève de Ternant ex directrice de l'ÉCHO D'ORANIE auxquels j ai collaboré (Pages 11 à 14/ 26 à 30 / 137 à 169) surtout pour l'enquête du Tome 3 à suivre avec les témoignages venus maintenant d'Algérie devant la carence des militaires Français pourtant nombreux à Oran : 12 000 intra muros d'après les archives et notes de service.

LES RAISONS DU MASSACRE D'ORAN

Document transmis par J. F. Paya Cinq Juillet 1962

Cette date est celle de l'indépendance pour les Algériens. Cependant pour les Français d'Oran, seule ville où ils étaient majoritaires, elle évoque une journée d'horreur où près d'un millier d'entre eux furent massacrés en présence d'une garnison Française de 18000 hommes strictement consignée dans ses cantonnements (1) (2)

Ces forces françaises avaient cependant un rôle théorique de protection de leurs ressortissants, d'après les déclarations publiques et les promesses faites par écrit et diffusées en Algérie comme en métropole. Les accords d'Evian prévoyaient la remise des pouvoirs à " l'exécutif provisoire " mis en place depuis le 19 Mars 1962. Celui-ci devait maintenir l'ordre avec une " force locale " quasiment volatilisée à Oran, assistée de l'Armée Française ; et ce en principe jusqu'à la transmission de ses pouvoirs à une assemblée nationale élue au suffrage universel .

Ceci ne fut effectif que le 27 Septembre 1962. Mais les accords d'Evian ne faisaient nullement référence au GPRA et à l'ALN dans ce processus… Les dits accords ayant été ratifiés par la population algérienne dans la question posée au référendum du 1er Juillet 62, cela déterminait le droit, y compris sur le plan international puisqu'ils figurent au rang des traités internationaux à l'ONU ; ils contenaient aussi une clause d'amnistie générale réciproque qui fut violée sous la responsabilité du FLN pour les harkis.

En réalité l'indépendance de l'Algérie fut proclamée officiellement le 3 Juillet 1962 avec l'arrivée du GPRA et de son président Ben Khedda à Alger. Ce dernier entérina la date historique du 5 Juillet (prise d'Alger en 1830) qui avait été choisie par le comité inter willayas de l'intérieur (la willaya V d'ORANIE étant volontairement absente) opposé à l'Etat-major de l'ALN extérieure basée à Oujda au Maroc et à son chef, le colonel Boumediene. Le 30 Juin cet état -major avait été dissous et son chef destitué par le GPRA mais rejoint par Ben Bella lui aussi opposé au GPRA d'Alger.

La lutte pour le pouvoir commençait.

Selon Mohamed Harbi, historien et ex-responsable FLN avec la France, la Tunisie et le Maroc, " il faut bien manœuvrer car si ces Etats apportent leur soutien au GPRA et bloquent l'ALN à l'extérieur, c'en est fini de la coalition benbelliste ". En ORANIE la willaya V appendice de l'ALN d'Oujda, était surtout composée de ralliés de la dernière heure et de déserteurs de la Force locale musulmane. Il faut souligner qu'en ORANIE les katibas de l'intérieur avaient été pratiquement anéanties par l'Armée Française. .Le chef de cette willaya, le colonel Othmane acquis à Boumediene, préconisa des défilés de manifestations encadrés dés le 3 Juillet, y compris à Oran où 4 à 5 katibas (compagnies) de l'ALN locale reconstituée après le 19 Mars, défilèrent à la limite des quartiers musulmans. Il en fut de même dans toute l'Oranie sans incident notable.

A Oran un "comité de réconciliation " avait été créé avec des notables Européens, et les derniers commandos de l'OAS voguaient vers l'Espagne avec l'accord tacite des autorités, tandis que les Européens, résignés participaient en majorité au référendum du 1er Juillet pour des raisons évidentes de sécurité.

Armée des frontières contre GPRA

Mais pour radio Alger, de nouvelles manifestations furent demandées par le GPRA pour le 5 Juillet, destinées à le " faire valoir ". Cette manifestation à Alger devait être présidée par Ben Khedda et Krim Belkacem les ennemis jurés de Boumediene et de Ben Bella. Pour les conjurés d'Oujda qui allaient ensuite s'installer à Tlemcen, cela ne pouvait se passer ainsi. Ils leur fallait démontrer que les partisans du GPRA n'étaient pas capables d'assurer l'ordre tout en conjurant le risque d'une enclave

européenne dans la zone Oran - Oran Mers el Kébir. Mais surtout ils préféraient avoir un prétexte pour faire intervenir massivement cette armée des frontières sans paraître faire un coup d’Etat. Bien sur la population ne comprenait rien à ce qui se passait et nous l'avons vue après le 5 Juillet, le long de la route Tlemcen Oran. , acclamer ces troupes, casquées, équipées de neuf, qui étaient supposées " aller combattre l'OAS à Oran ". Mais une fois sur place, elles mirent surtout au pas leurs opposants et les éléments musulmans perturbateurs que la provocation avait déchaînés (3)

Au départ un défilé pacifique

Il faut signaler qu'à l'intérieur de l'Oranie bien tenue en main par les Ben bellistes, aucune manifestation pour le 5 juillet n'était prévue ; mais difficile de contrecarrer l'appel du GPRA diffusé par Radio Alger ;surtout à Oran, où les éléments anti-Etat-major étaient influents parmi certains cadres intellectuels FLN, syndicalistes UGTA et scouts Musulmans avec un vieux fond messaliste persistant et une question lancinante : "Où était cette armée de parade pendant les années de braises ? " Aussi ces responsables s'empressèrent-ils de suivre les consignes d'Alger, alors que le capitaine Bakhti représentant la willaya V et parachuté à Oran après le 19 Mars, avait prétendu " que rien n'était prévu à Oran " où l'activité reprenait. Des banderoles significatives furent préparées, telles " Non au culte de la personnalité " " Un seul héros le peuple " parmi les slogans habituels aux " martyrs de la révolution " allusions à peine voilées contre le groupe dissident d'Oujda, sibyllines pour la population mais moins pour les journalistes qui couvraient l'événement dont beaucoup se réfugièrent ensuite dans le bâtiment de " l'Echo d'Oran " durant le reste de la journée.

Une provocation qui conduira au massacre des Européens

Il est aujourd'hui acquis, et nos enquêtes le prouvent, que les agents de Boumediene et certains partisans de Ben Bella eurent pour mission de saboter cette manifestation par des tirs venant de certaines terrasses sur le défilé dès son arrivée au centre ville. un scout musulman sera tué, d'autres sont blessés dont un agent temporaire ATO. Des comparses se répandent alors dans la foule en hurlant "C'est l'OAS ! C’est l'OAS ! " (4).

Et le massacre des Européens commence, anarchique ou structuré après enlèvement vers les quartiers périphériques. Il n'est pas possible, dans cet article, de démonter entièrement le puzzle de cette tragédie. Mais nous l'avons fait avant d'autres, dans un ouvrage : L'Agonie d'Oran, ignoré des médias depuis près de vingt ans et dont le troisième volume, qui contient le rappel des faits, de nouveaux témoignages et les résultats de l'enquête qui fut menée sur le terrain et poursuivie jusqu'à nos jours .

Nous avons pu éliminer la cause purement fortuite de la provocation en nous basant sur l'analyse des témoignages, y compris de militants algériens, sur les

rares archives militaires, sur le déroulement des incidents et sur quelques images filmées au début de la provocation. De source privée, nous avons aussi eu accès à des textes inédits, classées " secret confidentiel " par l'armée française et émanant de l'Etat Major de l'ALN, datés du 5 juillet 1962, jour du drame. Des textes qui démontrent la virulence de l'opposition avec le GPRA et préparent les troupes à intervenir, pour rétablir l'ordre, alors que personne ne savait ce qui se passait à Oran ! (5)

Les pompiers pyromanes de l'ALN

Bien sûr, nous n'aurons jamais un ordre de mission signé de Boumediene. Mais Mohamed Harbi a écrit : L'Etat -major a une vue cynique des choses ; il désire ruiner l'autorité du GPRA ; avec Ben Bella, il ne reculera devant aucun procédé pour se saisir du pouvoir. Et le garder…La suite l'a prouvé ! S'il était besoin d'autres preuves de ces assertions, la crise ayant éclaté au grand jour, nous avons retrouvé dans la presse des communiqués moins confidentiels que le nôtre : tandis que le " groupe de Tlemcen " faisait appel à l'Etat major " pour rétablir l'ordre et la sécurité à Alger ", un communiqué des willayas III et IV " accusait un réseau dirigé par Yacef Saadi " de tirer sur les djounouds, espérant profiter de la confusion pour occuper la capitale et préparer l'arrivée des bataillons de l'ex Etat major " (Le Monde). Ils ne purent y pénétrer que le 9 septembre. Idem un message " géné-super " de l'armée française signale des tirs et des provocations dans les quartiers de l'Agha et des facultés à Alger ; des cris incriminant l'OAS auraient aussi été entendus ! Mais le procédé qui avait si bien réussi à Oran fit long feu…Dans cette ville, l'avancée de l'ALN du Maroc (qui dût cependant réquisitionner camions et bus privés) venue " rétablir l'ordre " en pompiers pyromanes avait été avalisée par un GPRA abusé qui, dans un communiqué du 6 juillet, annonce " une attaque de l'OAS " avancée dans un premier temps par les benbelliste d'Oran, argument vite abandonné pour incriminer ensuite des " des bandes anarchiques "(6)

Les victimes du 5 juillet boutées hors de l'histoire

Ce troisième volume de l'Agonie d'Oran se veut plus technique que les précédents, chiffrant les effectifs, énumérant les unités des forces Françaises présentes à Oran, situant leurs cantonnements imbriqués dans la ville, à proximité des premières exactions : 18000 hommes strictement consignés, comme le rappellent plusieurs fois les journaux de marche (JMO) de certaines unités, qui relatent avec parcimonie ce qu'elles ont pu voir de " leurs balcons " Certaines sont intervenues parfois pour ouvrir leurs portes aux fugitifs ou en cas de légitime défense patente, comme à la gare d'Oran. (7)

Il faut tout de même signaler une initiative remarquable : celle du lieutenant Khéliff qui intervint avec son unité loin de sa base. Le général Katz, chef du secteur autonome d'Oran se raccrochera plus tard à ces quelques rares mais précieuses interventions d'initiatives " humanitaires " en se couvrant derrière des "

ordres supérieurs ", venus du sommet de l'Etat. Il n'en reste pas moins que madame de Ternant, ordonnatrice de l'ouvrage, a raison d'écrire :

C'est le seul exemple dans l'Histoire, d'un massacre perpétré sur une communauté sans défense en présence de son armée qui laisse assassiner et enlever ses ressortissants sans intervenir.

Et elle pouvait ajouter d'une armée invaincue !

Selon le vote unanime de l'Assemblée Nationale, la guerre d'Algérie a officiellement cessé le 2 juillet 1962. Ce n'est pas une raison pour bouter hors de l'histoire les victimes du 5 juillet à Oran.

Par Jean-François PAYA Ancien combattant d'Algérie classe :/54 En service à la Base de Mers-el Kebir jusqu'en 65

ORIGINE DES COUPS DE FEU ET DE LA PROVOCATION INITIALE

le 20-12-09

Nous venons de retrouver un article du professeur émérite membre de l”institut Bruno ETIENNE plutôt favorable à l’indépendance de l’Algérie / référence “culture et révolution ” édition du seuil 1977 / qui indique :” Le groupe opérationnel de Cheir-Belkacem commandant du camp A de Dar Kaddani (Maroc) est entré à Oran les premiers jours de Juillet 62. C’est lui qui parait responsable des massacres et des disparitions du 5 juillet à Oran ”

Si l’info est exacte ce groupe incognito sur le terrain, peut être en civil, entré avec les premiers “réfugiés” du Maroc avant l”indépendance ne peut que renforcer la thèse du coup monté par Oujda et la provocation facile à exécuter à Oran mais ratée sur Alger le 25 Juillet avec le même prétexte OAS un peu réchauffé à cette date il faudrait que Bruno Etienne nous donne ses sources qui ne peuvent être que musulmanes vu ses affinités et ces relations bien connues (malheureusement Bruno Etienne vient de décéder, mais un homme comme lui suivant ses convictions n’écrivait pas sans sources)

D’autre part nous avons eu communication de plusieurs interventions qui n’ont pas été classifiées dans les “archives” militaires comme celle des commandos marine qui en dépit des ordres ont patrouillé en armes dans le quartier de la Marine où quelques “émeutiers” ont rebroussé chemin en les voyant !(ce qui prouve une certaine efficacité si non consignation des troupes!) Le fait aussi que dans l’avenue de sidi Chami face à la “BAO” une section postée dans un collège a dû riposter tout l’après midi à des tirs venant de véhicules qui passaient non loin de la gare où une

attaque avait eu lieu (tout cela très édulcoré ou inexistant dans les “JMO”archivés!) Par ailleurs je viens de réaliser une présentation du journal tenu au jour le jour du Père de Laparre à Oran 61/62 avec des éléments capitaux sur le 5 Juillet à Oran, document qui a été snobé et négligé par les historiens (sauf dans l’Agonie d’Oran) comme un des éléments de ce dossier, où vu l’absence d’enquête et la consignation des troupes ;elles n’ont pas vu grand chose ou n’ont pas signalé ou minimisé des interventions interdites (comme celle du Lieutenant Kheliff) Ce qui a appauvrit les archives officielles !

Certains historiens disent "origine des coups de feu inconnue" laissant planer un doute sans donner tous les éléments pour juger. Coups de feu initiaux vers 11 h 15 place karghenta et boulevard Joffre sur le défilé FLN structuré qui venait de "la ville nouvelle" on en est pratiquement sûr par divers témoignages tant algériens que PN et militaires ( Cdt du service social des armées et sa secrétaire placés sur la terrasse de leur villa Boulevard Joffre "venant d"un grand immeuble situe plus haut film Pathé ) Capitaine Gaston cité par le Général Katz a vu des tirs venant de la maison de l’agriculture place Karghenta témoignages d’ATO touchés et scouts musulmans ainsi Katz conclut donc sans preuves à des "desperados OAS".

C’est ce que les meneurs de l’émeute crient en bas "C’est l’OAS" Mais il faut dire que pas un seul tireur européen na été trouvé autour de ces immeubles cernés par les miliciens FLN en armes qui ont envahi les étages et fouillent partout et quoi de plus ressemblant dans la confusion totale à un musulman armé qu’un autre musulman armé qui fait semblant de chercher aussi ! Personne ne pouvait supputer le tir des uns sur les autres ! Et pas beaucoup n’étaient au courant

des divergences Oujda GPRA même nos services ont mis le temps à le comprendre voir dans mes archives le document classifié du 2èm bureau d’Oran qui vient de découvrir 15 jours après l’OD Jour du 5 juillet de l’EMG d Oujda, qui prévoyait prémonitoirement qu"il faudra protéger la minorité européenne et que le GPRA n’était pas capable de maintenir l’ordre ni de gouverner l’Algérie!

A mon avis les historiens en ne donnant pas tous ces éléments se réfugient dans une fausse neutralité qui nuit à la recherche de la vérité. Maintenant il ne s’agit là que de logique. Pour ma part j’ai eu coté informateurs algériens d’autres certitudes quant à la provocation montée par l’EMG du Maroc et même des auteurs qui sont loin

d être favorables aux PN en ont convenus.

Voir mes textes suivants et NOTE SUR LE CHIFFRAGE DES VICTIMES.

MISE AU POINT SUR LE MASSACRE DU 5 JUILLET (SUITE)

Pour en revenir a ma critique sur l"indication "coups de feu origine inconnue" vrai dans l"absolu mais déséquilibrant de plus que le Général Katz dans son rapport officiel stigmatise sans preuves de supposés "desperados OAS " et d’autres des européens "provoqués" par la vue de drapeaux Algériens ! On rejoint ici le vieux débat sur l’apparence et la réalité (la terre est fixe le soleil tourne autour).

Qui peut tirer sur des musulmans le jour de l"indépendance? Sinon des gens de l’autre communauté. Depuis on sait que des Algériens tirent facilement sur d"autres Algériens par provocation/ Maman tu avait raison écrivait Jules Roy dans un dernier ouvrage "ils se tuent entre eux ! "

Ensuite au sujet du chiffrage des victimes (cadavres enlevés/+ disparus/ + décès) les mots ont leur importance. Un historien a parle d"enlèvements"signalés à diverses unités JMO transmis au 2 èm bureau (routine), il s’agit d"actions ponctuelles visibles minoritaires (J Monneret repris par M Faivre) 435 ramenés à 365 après moins libérations et décès donc on en a déduit abusivement "victimes" en oubliant les décès! (A la grande satisfaction d’une certaine presse algérienne qui stigmatise la presse "ultra") en se souvenant que le bilan officiel donné par le Général Katz sur le rapport du directeur algérien de l’hôpital qui est de 101 décès dont 76 musulmans et 25 européens ! Un massacre de musulmans en sorte, repris par l’amiral De Gaulle !

Certes un enlevé est un disparu mais la grande majorité de ces derniers n’ont pas étés vus et ne sont simplement pas revenus a la maison ? C’est très différent: 800 a écrit JP Chevènement lieutenant détaché au consulat d’Oran qui avait pour tache de rechercher sans mettre en doute les capacités du futur ministre des armées. Avec quels moyens?

Ce chiffre à 100 près (700) aurait été repris par des historiens Algériens au colloque de Lyon en 2007. D’autre part près de 400 plaintes selon le consul Herly ont été déposées au consulat d’Oran. Là aussi les mots ont leur importance. J’ai la preuve par témoignage perso qu’une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes (perso 2 amis) d’une même famille alors multiplier par X. Pour les friands d’archives ou sont passés les cahiers de ces relevés vus au consulat? De plus on m’a dit de ne pas surestimer "les non déclarés" parce qu’ils étaient seuls à Oran, les familles étant parties.

Où sont les relevés des jugements d"absence disséminés à travers la France ? A Oran ville sur environ 220000 FSE d’après les autorisations de sorties le 5 juillet 65000 seraient partis la plus part des femmes des enfants et personnes âgées / l’OAS ayant interdit en principe le départ des hommes mobilisables, même en poussant la famille élargie à 10 personnes cela donne 6500 hommes isolés minimum ce qui n’est guère négligeable en sachant que beaucoup mangent le midi dans les petits restaurants qui abondent dans les ruelles du centre d"Oran où on démarrés les incidents, sans parler des gens de l intérieur venus chercher des places d’avion ou de bateau à Oran (confiant aux déclarations rassurantes de "l’Echo d Oran" la bible des ORANIENS )

Pour exemple dans mon village d’Ain-Témouchent ou la transition s’est bien faite le 3 Juillet la moitié des hommes sont seuls et certains vont "disparaître" ce jour la !

VOILA DES ELEMENTS A DEBATTRE BIEN SUR POUR AUTANT QU"IL Y AI DES DEBATTEURS

COMMUNIQUE

Notre enquête sur le 5 Juillet n'est pas close nous essayons d'avoir des témoignages via l'Algérie par des voies diverses et honorables avec peut être plus de succès que pour les militaires de la garnison d'Oran ! (12000h) consignés il est vrai mais qui n'ont pas pu ne pas avoir des échos ! (Pour l'instant les doigts d'une main) Notamment nous cherchons des témoignages sur les centaines d'internés au stade municipal et sur les exécutions qui se seraient poursuivies jusqu’au 10 Juillet selon nos témoins musulmans (mais pas "d"archives " et pas de rescapés) Ce qui fait que pour certains "historiens" la chose est inconnue ! (Difficile de trouver un chat noir dans une pièce

noire surtout lorsqu'il n'y a pas de chat " proverbe chinois).

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