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 En réaction à l’attentat contre Charlie Hebdo : comprendre et lutter efficacement contre le terroris

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Briard
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MessageSujet: En réaction à l’attentat contre Charlie Hebdo : comprendre et lutter efficacement contre le terroris   20/1/2015, 14:05


J'ai trouvé cette analyse intéressante


En réaction à l’attentat contre Charlie Hebdo : comprendre et lutter efficacement contre le terrorisme réactionnaire

12 janvier 2015 | Par Louis GERIN

Les évènements du 7 janvier et la masse des réactions qui les ont suivis m’ont plongé dans une grande perplexité. Comment trouver une position équilibrée quand on est coincé entre : le besoin d’exprimer son indignation face à cet acte terroriste - acte violent qui cherche moins à infliger des dégâts matériels et humains que psychologiques - et sa compassion pour les victimes ; un mouvement de dégout face à la propagande médiatique, relayée sur les réseaux sociaux à coups de « Je suis Charlie », qui t’incite à te vautrer dans une réaction purement émotionnelle te privant de toute prise de recul par rapports aux évènements ; la crainte que ces évènements ouvrent un peu plus grand les portes d’un racisme nauséabond qui, relayés par la classe politique et les médias, se répand insidieusement dans toutes les couches de la société jusqu’à gagner des personnes que tu t’imaginais immunisées ; enfin, le besoin d’affirmer que oui, une partie de la population ne trouve qu’une idéologie puante et dangereuse pour exprimer son rejet d’un monde sans horizon ? Pour éviter de tomber dans un excès ou l’autre, et parce que j’ai besoin de sortir de mon désarroi, je ne vois pas d’autre solution que d’analyser la situation, dans ses multiples facettes, ses causes et ses possibles conséquences.

Je montrerai d’abord que l’attentat contre Charlie Hebdo n’est qu’un épiphénomène. Il n’est que la manifestation spectaculaire de mécanismes profonds qui traversent l’ensemble de la société et pas seulement les quartiers ou la population musulmane. Puis, j’expliquerai la stratégie des terroristes et réactionnaires de toutes les chapelles pour accélérer la marche de ces mécanismes. Ensuite, je montrerai que les mots par lesquels s’exprime l’émotion suscitée par cet attentat sont aussi des supports qu’utilise un système politique en bout de course pour se racheter une légitimité.



Mais, pour commencer, je réaffirme ma compassion avec les proches et les familles des victimes ainsi qu’avec ceux qui se sentent meurtris par la perte de personnes qui faisaient partie du paysage intellectuel et émotionnel qu’ils s’étaient construit.



L’un des risques majeurs avec les évènements du 7 janvier, serait de les considérer séparément des conditions qui leurs ont permis de naitre. Considérer l’attaque contre les locaux de Charlie Hebdo seulement sous l’angle du terrorisme islamiste reviendrait à ne s’attaquer qu’aux symptômes d’une maladie.

La classe politique aura beau-jeu de nous montrer son efficacité et sa réactivité par la promulgation de lois aussi anti-terroristes que scélérates ; dans le style Patriot act. Voilà qui sera à peu près aussi efficace que de traiter une infection avec des antidouleurs : la douleur s’atténuera pendant un temps, avant de revenir, d’autant plus fulgurante que l’infection, non traitée, aura gagné du terrain.

Dans une conférence de 1991, intitulée « Qu’ont-ils fait des rêves de gauche ? », le professeur de philosophie et militant révolutionnaire Daniel Bensaïd écrivait :



« Dans un beau texte récent, le poète Jean-Christophe Bailly pose la question sans détour : peut-on « être sans horizon » ? Vivre sans horizon d’attente, sans projet, sans ailleurs que cette éternité qui piaffe sur place ? Ce vide serait grand ouvert à ce que vous redoutez tous, au retour en force des fanatismes religieux et nationaux, qui ne sont pas une simple péripétie de l’heure. »



Daniel Bensaïd s’inquiétait à l’époque du vide laissé par ce qui ressemblait à la faillite de l’idéal communiste. La doxa libérale allait pouvoir déferler sur l’ensemble de la société avec, pour seul idéal, la réussite individuelle mesurée par la capacité à acquérir des marchandises. Mais, parce que l’homme est un animal social, un monde régi par le fétichisme de la marchandise ne peut combler ses attentes ; d’autant plus quand ce fétiche lui est hors d’atteinte. L’homme a besoin d’être lié à ses semblables par des valeurs et des projets communs que ne peut remplacer le rituel masturbatoire de la consommation.

Or, quel projet commun est aujourd’hui proposé par la classe politique et médiatique dominante ? D’Europe Écologie – Les Verts (qui ne fera pas oublier ses alliances avec le PS) à l’UMP, de TF1 à Canal +, la seule politique qui nous est présentée se résume à la gestion de l’entreprise France dans le cadre de la mondialisation marchande. Jamais le principe de réalité n’a été aussi écrasant. Jamais la « dictature stupide des faits » n’a à ce point soumis le politique. En fait de projet de société, on nous invite à nous imposer les cadres qui nous permettraient de gagner la compétition sur le marché du travail mondialisé. Les travailleurs étrangers (ou non) ne sont pas considérés comme des partenaires dans le processus de production mondial et encore moins d’ailleurs comme des partenaires pour la construction d’une société plus juste. Au contraire, ils sont vus comme des adversaires ! La politique qui nous est proposée par le système politico-médiatique dominant c’est : « chacun pour soi dans la grande compétition pour l’acquisition de marchandises » !

Et, face à l’affaiblissement des projets politiques universalistes de gauche, la recherche d’un en-commun ne trouve de débouchés que dans des idéaux surannés dressant communautés contre communautés. Le Front National et tous les autres groupes nationalistes font leur marché dans ces catégories de la population, grandes perdantes de la compétition libérale, qui cherchent, dans le repli identitaire autour de la nation, la communauté d’intérêt et le lien social qu’elles ne trouvent plus dans la participation à la construction d’un idéal universel et émancipateur. De même, face à cette perte de repères collectifs et porteurs d’idéaux en devenir, il existe, dans la majeure partie des sociétés libérales, un mouvement de repli vers des valeurs et instances qui avaient pu paraitre immuables et par là rassurantes. Comment expliquer, sinon, le grand mouvement de la « manif’ pour tous » ? N’y voyons nous pas une part de la population se crisper sur ce qu’elle considère comme l’une des dernières institutions structurant une société en délitement ? « Si même la famille n’est plus, que reste-t-il de la société ? », se disent-ils.

La montée de l’islamisme dans le monde et dans certaines parties de la France plonge ses racines dans le même terreau. Et, les intégristes religieux ont d’autant plus de facilité à recruter, qu’ils agissent généralement dans des quartiers dans lesquels les repères sociaux sont les plus étiolés : comment prendre conscience d’intérêts dépassant les cadres communautaires quand on est même chassé des instances qui forment le cadre propice à cette prise de conscience ? Comment créer du lien social extracommunautaire quand on est exclu du marché du travail, ou que la précarité de l’emploi ne permet pas de s’assurer une certaine stabilité relationnelle avec des collègues ; quand l’institution socialisatrice par excellence qu’est l’école est défaillante ; quand les services publics délaissent leur implantation dans les quartiers populaires ? De même, les partis politiques qui s’intéressent aux banlieues et qui vont réellement y militer sont aujourd’hui quasiment inexistants. Dans ce contexte, les milieux les plus réactionnaires ont une large marge de manœuvre pour capter le besoin d’accomplissement de soi dans une cause dépassant le cadre étriqué de l’individualisme. Il est pour eux, d’autant plus facile de gagner de l’audience que, d’une part, ces populations ne disposent que d’un accès limité aux marchandises qui constituent, dans les sociétés libérales, le principale moyen d’expression d’une existence mutilée ; et que, d’autre part, elles se heurtent à une société qui ne manque jamais de leur rappeler leur altérité, qui met en doute leur capacité même à faire partie d’un en-commun.

Malheureusement, le sentiment de défiance, voir de haine, que partage une partie de la jeunesse populaire vis-à-vis d’une société qui la laisse de coté ou même la rejette, ne dispose pas de projet politique positif dans lequel s’exprimer. Ce sentiment ne peut être transformé en énergie créatrice. Dès lors, les politiques les plus réactionnaires constituent la voie toute tracée pour l’expression d’un besoin de participer à un projet dépassant le cadre étriqué de l’individualisme et permettant une réelle réalisation de soi. Dans les années 1930, la jeunesse poursuivait cette quête du dépassement de soi dans un projet collectif en s’engageant dans les brigades internationales. Aujourd’hui, ces esprits en quête d’héroïsme s’engagent dans la lutte contre Bashar El-Assad auprès de Daesh. L’attentat contre Charlie Hebdo n’est que l’expression exacerbée d’une société dans laquelle le repli sur soi et les doctrines les plus réactionnaires constituent les seuls canaux d’expression collectif offert à ceux qui ne supportent plus l’isolement social induit par le libéralisme.



Ce qu’il y a de dramatique avec l’attentat contre Charlie Hebdo, comme avec l’ensemble des attentats commis par des groupes réactionnaires, c’est qu’ils s’inscrivent dans une stratégie visant à accentuer les tendances décrites plus haut. Avec ce genre d’attentats, les terroristes islamistes espèrent accélérer le processus de repli sur soi et pousser à l’affrontement intercommunautaire. Ils savent que leurs actes provoqueront une amplification de la vague de racisme antimusulman qui déferle sur l’occident. Et, ils espèrent que, face à la violence dont ils font l’objet, certains musulmans se tourneront vers eux, les voyant comme les seuls à ne pas courber l’échine face à une oppression réelle. C’était la stratégie des attentats du 11 septembre dont l’objectif était d’attirer l’Occident dans des confrontations militaires dans des pays musulmans. Face aux inévitables désastres humanitaires et déstabilisations politiques que provoqueraient ces interventions, Al-Qaïda espérait grouper derrière elle des populations ne supportant plus les occupations et les ingérences impérialistes. Force est de constater que cette stratégie fonctionne. Daech en est la meilleure preuve. En France, on entend déjà le flot des discours antimusulmans qui s’apprête à être déversé par les classes politiques et médiatiques dominantes. Du coté des partis les plus extrêmes, ce jeudi soir, à Lyon, était déjà prévu le premier rassemblement d’un groupe se réclamant du mouvement Pegida en France. Et, ces extrémistes là savent très bien, eux aussi, que leurs prophéties sur le choc des civilisations ont une propriété auto-réalisatrice. En dressant, dans le discours, communauté contre communauté, ils contribuent à briser les liens qui unissent au-delà des convictions religieuses et de la couleur de peau.

Tous les groupes réactionnaires contribuent à focaliser les discours politiques sur des problématiques inaptes à rassembler universellement autour d’un projet commun. Pendant que les débats vont s’orienter sur des thématiques aussi superficielles et diviseuses que « la place de l’islam en France », « les lois répressives à mettre en place contre la menace terroriste », « la place du hallal dans las fast-foods », etc., les sujets de préoccupations réelles à même de rassembler l’immense majorité de la population seront occultés : exit la lutte pour le droit à l’emploi, au logement, à une vie décente ; exit la lutte contre le réchauffement climatique, l’appauvrissement des sols, l’épuisement des ressources, la destruction de notre habitat. Les réactionnaires de tous poils cherchent à diviser la population et à la détourner des combats qui permettraient d’améliorer réellement son cadre de vie. En cela, ils sont parmi les pires ennemis des classes populaires.



Reste à savoir comment réagir face à des actes terroristes comme celui du mercredi 7 janvier. La mobilisation, dans la rue et sur les réseaux sociaux, a été d’une ampleur considérable. À titre de comparaison, il ne me semble pas que les manifestations de soutien aux victimes de Mohammed Merah aient été aussi importantes ; de même que lors de l’effondrement du Rana Plaza à Dacca en 2013. Et, si cet été, les manifestations de soutien au peuple palestinien face aux raids de Tsahal dans Gaza ont rencontré un réel écho dans la rue, on ne peut pas dire que cet élan de solidarité se soit manifesté avec autant de force dans les médias. Il convient donc de se demander pour quelles raisons les manifestations de soutien à Charlie Hebdo ont été plus intenses que pour n’importe lesquelles des victimes des drames précités.

Nous pouvons facilement répondre en affirmant que les manifestations de soutien à Charlie Hebdo ont pris autant d’importance car ce journal est, pour de nombreuses personnes, un symbole de la liberté d’expression. Dès lors, afficher son soutien à Charlie Hebdo au nom de la liberté d’expression constitue un moyen d’affirmer son appartenance à une communauté de valeur. Dans une société caractérisée par l’anomie croissante des individus, manifester son attachement à une valeur aussi largement partagée permet d’endiguer pour un temps le processus d’isolement. Cela permet de mettre en valeur l’un des rares liens sociaux qui traversent encore l’ensemble de la population. Cela permet de se reconnaitre dans l’autre et d’affirmer enfin : « non, je ne suis pas seul ! ».

Et cela, la classe politico-médiatique dominante l’a bien compris. Se réclamer de la liberté d’expression c’est faire mouche à tous les coups. Nous allons donc les voir monter au créneau pour « défendre la liberté d’expression en danger ». Cette liberté d’expression qui est considérée comme un élément constitutif de notre IDENTITÉ NATIONALE ! Ils exploiteront au mieux ce symbole afin de redonner un peu d’air à une république française à bout de souffle, dans laquelle plus personne ne croit. Mais réellement, en quoi la liberté d’expression est un trait caractéristique de la nation française ? En quoi Charlie Hebdo symbolise-t-il le combat pour la liberté d’expression ? La liberté d’expression est-elle menacée en France ?

Tendons l’oreille. Déjà nous pouvons entendre la vieille rengaine sur la France, pays des lumières et de la modernité, pays de Voltaire et de son combat contre la censure. Comme si la liberté d’expression était une valeur particulière à la république française ! Au contraire, elle a allègrement marché dessus tout au long de son histoire et encore aujourd’hui. Tirons un bilan non exhaustif : de la IIIe République qui censurait les journaux et groupes politiques qui se réclamaient de l’internationalisme et appelait à la démobilisation au début et pendant la Première Guerre Mondiale ; cette IIIe qui censurait même les lettres des soldats qui décrivaient à leurs familles les horreurs de cette guerre fratricide ; La IIIe toujours, qui, au début de la Seconde Guerre Mondiale, jetait en prison les rares militants qui osaient affirmer, contre le rouleau compresseur de la propagande officielle, que le travailleur allemand était tout aussi opprimé que le travailleur Français, que sous l’uniforme du soldat de la Wehrmacht se trouvait un travailleur allemand, mobilisé de force. Rappelons nous aussi de la IVe et de la Ve, qui censurait La Question d’Henri Alleg car celui-ci osait raconter la torture en Algérie. Non, la République française n’a rien à voir avec la liberté d’expression. Elle la brandit ou la conchie selon les circonstances et les intérêts qu’elle défend. Et, il faut lire Les chiens de garde de Paul Nizan ou regarder Les nouveaux chiens de garde de Gilles Balbastre - d’après l’essai de Serge Halimi - pour comprendre que, dans une situation normale, la République peut bien s’accommoder de la liberté d’expression, tant le système médiatique, aux mains de l’État et de grandes entreprises, sait bien filtrer les discours un tant soit peu subversifs.

Et Charlie Hebdo dans tout ça, peut-on lui décerner la palme de l’héroïsme dans le combat pour la liberté d’expression ? L’actualité nous confirme tragiquement que le risque qui pesait sur la rédaction de Charlie Hebdo pour leurs caricatures sur l’islam était réel. Pourtant, en publiant de telles caricatures, Charb ne prenait pas un risque politique. Il ne faisait qu’exprimer un courant de pensée largement accepté dans la société française. Publier des caricatures de Mahomet était-ce œuvrer pour la liberté d’expression ? Non, ce n’était que reprendre un discours largement présent dans la majorité des médias français. Et, rassurons-nous, ce discours n’est pas en danger d’extinction en Europe. On me répondra : « Mais cet attentat n’est-il pas la preuve que la liberté d’expression est en danger ? ». Non, il s’agit d’un épiphénomène ; je ne crois pas qu’il faille s’attendre à une vague d’attentats sur chaque personne professant son rejet des religions, plus particulièrement de l’islam. Caroline Fourest, Michel Houellebecq, Philippe Val et Éric Zemmour ont encore de beaux jours devant eux. Il s’agit de rester vigilant sans céder pour autant à la panique qui est, le plus souvent, mauvaise conseillère.

Pour bien mesurer le danger qui pèse sur la liberté d’expression en France, il est aussi important de mesurer les rapports de force en présence. Que valent trois clampins exaltés face à l’ensemble de la police et de l’armée Française qui, tant que l’État le leur demandera, protégeront la liberté d’expression ? Alors oui, il faut rester vigilant, ne pas céder d’un pouce sur la condamnation de cet attentat intolérable. Mais je refuse de participer à ce simulacre de défense de la liberté d’expression organisé par un système-politico médiatique en manque de légitimité. Je condamne fermement cet acte terroriste. Je compatis avec toutes celles et ceux qui se sentaient proche des victimes. Mais, je refuse de faire de Charlie Hebdo et de la République française des hérauts de la liberté d’expression.



En revanche, ce que je souhaite, c’est que cet attentat nous pousse à penser et agir pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Pour ce faire, il faudra s’attaquer aux racines du mal. Il s’agit donc de substituer, aux critiques réactionnaires d’un système libéral inique, mortifère et sans horizon, celles porteuses d’énergies créatrices et à même de rassembler au-delà des communautés culturelles. C’est dans les luttes contre le chômage, la précarité, la destruction de l’environnement, la destruction des acquis sociaux, la généralisation et l’intensification de la compétition sauvage entre les travailleurs, que l’immense majorité de la population, noirs, blancs, athées, musulmans, chrétiens, juifs, se rendra compte des intérêts et des aspirations que nous partageons tous et donc à même de nous unir.




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Fuis les éloges, mais essaie de les mériter
F Fenelon
« Une heure glorieuse vaut une éternité obscure. »
Alan SEEGER

Bonjour à toi Invité
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