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 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN

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Briard
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MessageSujet: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty6/3/2010, 22:48

Ames sensibles s'abstenir !!!

LA V E R I T Ẻ ?… C’EST CELLE-LẢ !
Spoiler:
 

Monsieur le président, exprimez-vous sur ce sujet ! Qui doit être « criminalisée » : La France ou l’Algérie ?
19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN 23itglv19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Dwc7d119 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Hrhp90

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EddieCochran

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 01:01

1 -

Eh oui ça se vérifie, y a pas photo : le Boutef est encore plus minus que le Nikos !

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 01:09

C'est pour mieux l'étouffer mon enfant!!!

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Briard
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 10:05

C'est tout ce que ça vous inspire 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Affraid

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 10:21

Briard a écrit:
C'est tout ce que ça vous inspire

Quelle reaction attendais-tu, Briard ?


Mab
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Briard
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 10:48

Oui tu as raison, en fin de compte rien d'autre.
Comme à l'époque vous sentant morveux vous détournez le regard. Vous continuez à voir les PN comme les responsables et aprés tout ils n'ont eu eux et les musulmans qui les soutenaient, ces collabos, que ce qu'ils méritaient.

Dormez braves gens, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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un artisan

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 11:24

briard,je n'ai vu que des atrocités et je ne mets rien en doute,car il me semble que j'ai dénoncé,aussi cela quand les harkis ont été lachement abandonnés..
Jamais une guerre ne pourra se dérouler sans ces horreurs,toutes dirigées vers les prolos qui sont réellement participants..Quelque soit le côté des belligérants,dans tous les cas,jamais on ne voit un officier supérieur victime,jamais un politique,jamais un fortuné,et c'est uniquement pour cela que je suis fermement anti militariste..Imaginons un seul instant qu'aucun ouvrier employé,accepte de s'engager,je doute fortement que ces messieurs qu'on nomme grands (merci vian) prennent les armes..
La seule constante que je perçois dans les conflits,c'est que certains s'enrichissent sur la viande morte..quelque soit la nation ce sera toujours le même scénario...
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 11:36

Briard a écrit:
Oui tu as raison, en fin de compte rien d'autre.
Comme à l'époque vous sentant morveux vous détournez le regard.

Je ne detournais rien du tout, je n'etais pas née.
Je n'ai jamais non plus fichu les pieds en Afrique et je n'irais jamais.

Tu donnes ton opinion, tu discutes sur le sujet principalement avec Rol et Artisan, et ce ne sont pas des photos qui changeront la donne.
Jusque là tu es OK ?

Bien, on continue.
Il y a des sujets sur lesquels tu reagiras avec humour, pour detendre l'atmosphère ou parce que toi, tu peux en rire.
Comprends le de la part d'autres personnes.

Enfin, Artisan fait tres justement remarquer que toutes les guerres ont leurs horreurs et que toutes se valent. Je peux regarder les images atroces de l'Holocauste parce que je les ai vues tres tot. Je peux voir celle d'Algerie parce que je ne me sens pas concernée (pardon à ceux que ça choquera, mais nous sommes entre grandes personnes aptes à lire/entendre aussi ce qui ne plait pas, n'est ce pas ?), et que c'est, comme la Shoa, entré dans l'histoire.
Mais il y a d'autres images que je ne peux pas croiser sans nausée et je ne reporte pas mon amertume sur ceux qui le peuvent car moins touchés. Tu devrais pouvoir egalement, parce qu'à ne vouloir considerer les evenements que depuis ta chapelle, tu vas parler tout seul.


Mab
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Briard
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 16:59

Bouteflika avec l'aval tacite des gouvernements successifs français, demande la reconnaissance des "crimes de la France" en Algérie, soit, mais pourquoi nos différents gouvernants n'ont jamais fait ceci :


Lettre adressée aux responsables de la
ligue Internationale des droits de l'homme












10 Septembre 2001
Les VICTIMES, à savoir : les FRANCAIS D’ALGERIE TOUTES COMMUNAUTÉS CONFONDUES, EPARPILLÉES DANS LE MONDE ENTIER,
A

Monsieur le Président de la Human Rights Watch : hrwnyc@hrw.org -
Les VICTIMES à savoir : les FRANCAIS D’ALGÉRIE TOUTES COMMUNAUTÉS CONFONDUES, voudraient très respectueusement en appeler à votre renommée mondiale afin qu’il soit immédiatement ordonné une enquête complète et indépendante au sujet des affirmations formulées par le général CHALLE, Le colonel ARGOUD, le général SALAN, le général JOUHAUD, genièvre De TERNANT, le Cercle National des Combattants, de Paris, l’ALGERIE MEDICALE 1896/1957 dans son numéro spécial - entre autres, ASPECTS VERITABLES DE LA REBELLION ALGÉRIENNE, qui comporte des photos insoutenables de cruauté et le livre de Nicolas d'Andoque, lieutenant au 16ème Dragons, responsable d'une SAS dans le Constantinois qui témoigne de l'abandon des soldats français musulmans par les autorités françaises et leur massacre par le FLN. Son ouvrage a pour titre:" 1955-1962. “Guerre et paix en Algérie”. L'épopée silencieuse des SAS.
Pour ne citer que ces quelques ouvrages.
Nous vous invitons également à ordonner l'ouverture, à l’encontre du gouvernement ALGÉRIEN REPRESENTANT LES ASSASSINS DU FLN, d'une procédure judiciaire internationale.
Dans les documents cites ci-dessus les auteurs révèlent les atrocités commises par les bandes armées des « ASSASSINS DU F.L.N. »
Les auteurs de ces livres et opuscules, exposent les photos et les témoignages qui montrent les conditions dans lesquelles les victimes ont été torturées, les femmes et les jeunes filles violées avant d’êtres achevées par égorgement et les enfants et bébés la tête fracassée contre des murs.

Toutes ces exactions, d'après les déclarations précises des auteurs de ces ouvrages, recevaient l’approbation du GPRA basé en Tunisie. Les chefs de bandes sont connus et révélés dans les nombreuses pièces à conviction citées dans leurs annexes, comme étant BEN BELLA, BOUMEDIENNE,chef du gouvernement algérien, Ait Ahmed, Ben Tobbal ministre de l’intérieur du GPRA, Bellounis, Zighout Youcef dit le boucher, et des centaines d’autres.
Quant à l’utilisation de la TORTURE il ne fait aucun doute qu’elle a été le principal outil des ASSASSINS DU FLN, comme vous pouvez le constater à la lecture des nombreux documents que nous vous citons tout au long de notre demande.
Elles s’avèrent toutes d’une exactitude et d’une vérité non moins déconcertante et révoltante pour un être humain normalement constitué. En violation de l’article 3 commun aux conventions de Genève de 1949, ratifiées par de nombreux pays et les Nations Unies, cet article se lit comme suit :

" En cas de conflit armé ne présentant pas un caractère international et surgissant sur le territoire de l'une des Hautes Parties contractantes, chacune des Parties au conflit sera tenue d'appliquer au moins les dispositions suivantes:

1) Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres des forces armées qui ont déposés les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie, blessure, détention, ou pour toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue.

A cet effet, sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l'égard des personnes mentionnées ci-dessus:
a) les atteintes portées à la vie et à l'intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices;

b) les prises d'otages;

c) les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants;

d) les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilisés.
Cela implique directement le gouvernement algérien en tant que responsable et à la tête de l’Algérie encore aujourd’hui.

LES ASSASSINS DU FLN SE SONT RENDUS COUPABLES DE CENTAINES DE MILLIERS DE MORTS PAR LA TORTURES, ET AUTRES ACTES DE BARBARIE DONT LES DOCUMENTS FONT ETAT.
Ces faits constituent des crimes contre l'humanité. Ainsi que cela est généralement admis en droit international coutumier, les crimes contre l'humanité sont des actes spécifiques de violence commis dans le cadre d'attaques contre des personnes appartenant à un groupe déterminé, national ou non.
De tels crimes sont considérés comme relevant du droit impératif général. En tant que tels, ces crimes sont régis par les règles de la compétence universelle. Ils ne peuvent être couverts par l'amnistie, ni par toute autre forme d'immunité de poursuites, même pour les Chefs d'Etats. Ils sont imprescriptibles et n'admettent pas de cause de justification tirée du " commandement de l'autorité " ni de " l'ordre du supérieur ".

A la lumière des révélations, des Officiers Supérieurs FRANCAIS EN EXERCICE A L’ÉPOQUE DES ASSASSINATS et des auteurs des livres et opuscules cités ci-dessus, nous vous prions d'ordonner qu'une enquête complète et indépendante soit immédiatement ouverte pour déterminer si certaines politiques, règles de conduite ou pratiques suivies par les ASSASSINS DU FLN durant le conflit d'Algérie, ont pu constituer, des crimes de guerre ou crimes contre l'humanité.

L'enquête devrait déterminer la responsabilité des autorités ALGÉRIENNES dans l’exécution de ces crimes.
---==oOo==---

VOICI UN RAPPEL HISTORIQUE POUR MIEUX COMPRENDRE QUI SONT LES ASSASSINS QUE VOUS DEVEZ POURSUIVRE POUR QUE VOTRE MISSION SOIT JUSTE ET COMPLETE.
Nous vous rappelons que le FLN s’est constitué à partir du MTLD, mouvement fondé par Messali Hadj en octobre 1946, avec une branche paramilitaire secrète, l'O.S...
La principale action de l'OS sera le hold-up de la poste d'Oran, réalisé par Ahmed ben Bella , avec l'assassinat de quelques musulmans francophiles.

En 1949, celui ci chef de l'OS d'Oranie, avait supplanté Aît Ahmed.,. L'OS est démantelée en 1950 ( 250 arrestations). .
En janvier 54, six hommes tous passés au MTLD, fondent le CRUA ( comité révolutionnaire pour l'Unité et l'action: Mohamed Boudiaf , responsable de la section de France du MTLD, Mostafa Ben Boulaid, tué dans les Aurès en 1956, ancien de L'OS, Lari Ben M'Hidi, Tué à Alger en 1957, ancien de l'OS, Didouche Mourad, tué dans le Nord Constantinois, en janvier 1955, Rabah Bitat, auxquels s'adjoint Krim Belkacem, kabyle , assassiné sur ordre de Boumédiene à Francfort, en 1970.
Manquent leurs compagnons de parti: Ahmed ben Bella, Aît Hamed et Mohamed Khider exilés en Egypte à la suite du hold-up de la poste d'Oran. Krim Belkacem était avec Amar Ouamrane, responsable du MTLD pour la Kabylie.
Fin Juin 1954, réunion des 22 du Clos Salembier. 5 zones sont créées qui deviendront les willayas au congrès de la Soumam en Août 1956.
La zone la plus dure, celle des combats du début à la fin, sera la 1: Aurès Nementcha, sous Ben Boulaid.

Eclatement du MTLD en Août 54.
31 Octobre 1954, proclamation du Front de Libération Nationale, F.L.N. il engage 350 hommes armés dans les Aurès, 450 en Kabylie, 50 dans l'Algérois et 60 en Oranie.
Messali Hadj fonde le MNA en Décembre 54 pour remplacer le MTLD. Fin janvier 1955, Abane Ramdane, Kabyle, libéré de prison pour sa participation à l'OS, prend la Zone 4 et Alger après l'arrestation de Rabah Bitat. Le 26 Mai 1956, il rallie au FLN, Ferhat Abbas. Les portes de l'ONU s'ouvrent au FLN.
20 Août 1955, Zighout Youssef successeur de Didouche Mourad, dans le Nord Constantinois , déclenche une vague de massacres: 71 morts européens dont El hallia, Une centaine de musulmans francophiles tués, dont le propre neveu de Ferrat Abbas, pharmacien lui aussi, à Constantine.
Aout 1956, Congrès de la Soumam: l'instigateur est Abane Ramdane, Krim belkacem représente la Kabylie, Ouamrane l' Algérois, Zighout Youssef le Nord Constantinois, Ben Mhidi l'Oranie. Le Sud et les Aurès ne sont pas représentés.
Création du CNRA: conseil de la révolution algérienne, consultatif ( 34 membres dont 17 titulaires) et du CCE ( coordination et direction, exécutif) avec 5 membres Ben Mhidi, Abbane Ramdane, Ben Khedda, Dahlab ( arrêté remplacé par Malek.) . Ben Bella est évincé: le véritable chef est Ramdane et le ministre de la guerre est Krim Belkacem.( tous 2 Kabyles), et 2 willayas passent sous contrôle kabyle: la 3 Mohameddi Said et le 4, Ouamrane.
25 Décembre 1957: assassinat d'Abane Ramdane à Tétouan par Boussouf, un des 3 colonels du Groupe dit d'Oujda, dont Houari Boumediene.
19 Septembre 58: création à Tunis du GPRA, premier président Ferrat Abbas, vice-président et ministre de la guerre: Krim Belkacem, vice-président Ahmed ben bella, Ministres d'Etat: Ait Ahmed, Rabah Bitat, Mohamed Boudiaf, Mohamed Khider. Affaires extérieures: Lamine De Baghine, Armement: Cherif Mamoud, Intérieur ben Tobbal. Liaisons !: Boussouf. Etc...
28 Novembre 59: Ben Bella et ses compagnons de captivité sont désignés par le GPRA comme négociateurs.
1961 le CNRA désigne à Tripoli, Ben Khedda comme nouveau président du GPRA.
26 Juin 1962: éclatement du GPRA. Il se scinde en 2 à Tunis: Ben Bella, Bitat, Khider le quittent précipitamment, craignant pour leur vie.
Le GPRA destitue l'état major deBoumediene. Depuis Oran et Tlemcen, Ben Bella et Boumediene lancent leurs troupes sur Alger, faisant des centaines de morts. La dictature d'un parti avec un homme va durer 3 ans relayés par Boumediene. La lecture de ces noms qui reviennent sans cesse, hormis ceux qui sont tués au combat ou par leurs propres amis, montre la filiation constante depuis la fameuse OS de 1950, de ceux qu'il est convenu d'appeler les « Assassins du FLN. »
---==oOo==---


Elle devrait également s'assurer que des mesures soient désormais en place pour prévenir la répétition de telles pratiques, mesures qui pourraient consister en l'enseignement des règles du droit humanitaire et en l'établissement d'un système rigoureux de responsabilité individuelle pour violation de telles règles. Une telle enquête serait conduite par un organe regroupant civils et militaires DES DIFFERENTS ORGANES DE JUSTICE MONDIALE TELS QUE LES NATIONS UNIES, LA COUR DE JUSTICE EUROPEENNE, LA JUSTICE BELGE ET SUISSE DANS LEURS NOUVELLES ORGANISATIONS DE JUSTICE INTERNATIONALE et leurs conclusions devraient être entièrement mises à la disposition du public SACHANT QUE DEPUIS 1962 LE GOUVERNEMENT ALGERIEN REPRESENTANT LE FLN S’EST RENDU COUPABLE DE LA MORTS HORRIBLES DE 150.000 ALGERIENS SANS AVOIR ETE NULLEMENT INQUIETÉ PAR LES ORGANISMES CITÉS PLUS HAUT.

Les VICTIMES à savoir : les FRANCAIS D’ALGÉRIE TOUTES COMMUNAUTÉS CONFONDUES, sont d’avis que les faits décrits par les généraux CHALLE, SALAN, JOUHAUD, le colonel ARGOUD, Geneviève De TERNANT, les auteurs « le Cercle National des Combattants, de Paris, l’ALGÉRIE MÉDICALE 1896/1957 dans son numéro spécial et entre autres, ASPECTS VERITABLES DE LA REBELLION ALGÉRIENNE, avec des photos horribles et authentifiées, le livre de Nicolas d'Andoque, lieutenant au 16ème Dragons, responsable d'une SAS dans le Constantinois qui témoigne de l'abandon des soldats français musulmans par les autorités françaises et leur massacre par le FLN.. Cet ouvrage a pour titre:" 1955-1962, “Guerre et paix en Algérie”,l'épopée silencieuse des SAS, puis les archives de l’ « ECHO D’ORAN », de « PARIS MATCH » et de centaines d’autres livres et documents à charges sans compter les « ARCHIVES » détenues par l’Etat français qui en refuse l’ouverture, doivent faire l'objet d'une investigation complète et indépendante, et que toute personne convaincue d'avoir commis de graves violations du droit humanitaire, comme des crimes contre l'humanité, devra être déférée en justice. Ces crimes étant imprescriptibles et ne pouvant être couverts par amnistie, les lois françaises d'amnistie adoptées dans le cadre des événements d'Algérie ne peuvent ériger un obstacle aux poursuites judiciaires.

Messieurs les HAUTS RESPONSABLES DES DIFFERENTES SECTIONS DE Human Rights Watch, Vous honorez une constante politique pour la sauvegarde des « DROITS DE L’HOMME » dans le monde et avec une intime conviction d’aider les peuples à la sagesse et au bien être de leur population. Or, comme vous le savez, la force des normes du droit humanitaire dépend de leur mise en application.

Au vu des documents et photos nous savons que vous serez HORRIFIÉ comme jamais vous ne l’avez été pour d’autres crimes et génocides (QUE VOUS AVEZ PU DEFENDRE EN D’AUTRES LIEUX), par les insoutenables horreurs commises de sang froid sur des victimes vivantes avant d’être achevées sauvagement par un sourire dit « le Sourire kabyle » qui consiste à pratiquer l’égorgement d’une oreille à l’autre.

Si Human Rights Watch, choisit de laisser sans conséquence les crimes de guerre telles qu'ils ont été perpétrés dans cette affaire, les efforts observés aujourd'hui de par le monde pour la mise en application des normes protégeant contre ces actes de barbarie pourraient être INUTILE d’autant plus que si les TALIBANS par leur attitude FANATIQUE se poursuit, VOTRE RENOMMÉE SE TROUVERAIT TRES SERIEUSEMENT COMPROMISE.

C’est pour ces mêmes raisons que toutes les associations qu’elles soient pieds-noirs, harkis et autres, de France, ont sans discontinuer, adressé des plaintes aux gouvernements Français successifs, qui au courant des monstruosités commises par les assassins du FLN pendant la « guerre d’Algérie et après l’indépendance, n’ont jamais eu le courage pour des raisons économiques et politiques, de dévoiler le contenu des archives de la période que nous avons cité tout au long de notre lettre et de porter cette affaire devant les Instances Judiciaires Internationales.
Nous les les VICTIMES, à savoir : les “FRANCAIS D’ALGÉRIE TOUTES COMMUNAUTÉS CONFONDUES”, sommes pleinement conscients de la difficulté du débat que va susciter cette affaire au sujet de l'engagement de la France en Algérie il y a près de 50 ans et des atrocités dont nous avons été victimes. Mais la volonté qu'a Human Rights Watch de poursuivre la vérité à tout prix est bien plus profonde que la plus profonde des traces laissées par le souvenir de la guerre.

Dans pareilles circonstances une ASSOCIATION DE RENOMMÉE MONDIALE COMME LA VOTRE a l'obligation de déterminer si ces actions DE BARBARIE ont été conformes aux lois qui régissent la conduite d’une guerre. Elle a ensuite l'obligation de retenir les leçons pour sa participation future dans d'autres conflits armés tels ceux qui secouent l’Algérie depuis 1962 et qui ont fait déjà entre 150.000 et 200.000 victimes innocentes par la torture et l’égorgement voir même à la tronçonneuse, d’enfants, femmes et vieillards Arabes et Kabyles musulmans

Nous formulons l'espoir que vous prendrez l'initiative de faire retenir pour le futur les leçons qui en découlent après un examen approfondi des multiples documents irréfutables et photos incontestables que nous vous produisons.
Veuillez croire, Messieurs des différents groupes d’ Human Rights Watch, à l'expression de notre profond respect.

LES VICTIMES “ FRANCAIS D’ALGÉRIE TOUTES COMMUNAUTÉS CONFONDUES” RECONNAISSANTES .


destinataires.
hrwnyc@hrw.org -
info@amnistie.qc.ca
renseignementadministratif@service-public.fr - (attention B.Perrochon)
malonso@unog.ch A l’attention de Mr. le Greffier de la CIJ.
info@curia.eu.int A l’attention Dominique-Georges MARRO, chef de division
Pièces jointes : planches photos de quelques victimes sauvagement torturées.


Je vous épargne ces photos dont certaines vous ont été déjà montrées

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 17:11

Briard a écrit:
Bouteflika avec l'aval tacite des gouvernements successifs français, demande la reconnaissance des "crimes de la France" en Algérie

(Drapeau blanc) Ne monte pas sur tes grands chevaux, mais par curiosité, qu'est ce que ça veut dire "demande avec l'accord tacite" ?
Je veux dire, il peut toujours demander, qu'on soit d'accord ou pas, et il a bien raison de le faire, parce que quand son seul titre de gloire c'est sa quonnerie, il faut au moins tenir sa reputation.

En plus je trouve Boutef aussi laid que Bigeard mais je sens bien que ça va t'enerver alors je garde pour moi cette reflexion essentielle à l'avancée des debats.


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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 18:18

Mara-des-bois a écrit:
Briard a écrit:
Bouteflika avec l'aval tacite des gouvernements successifs français, demande la reconnaissance des "crimes de la France" en Algérie

(Drapeau blanc) Ne monte pas sur tes grands chevaux, mais par curiosité, qu'est ce que ça veut dire "demande avec l'accord tacite" ?
Je veux dire, il peut toujours demander, qu'on soit d'accord ou pas, et il a bien raison de le faire, parce que quand son seul titre de gloire c'est sa quonnerie, il faut au moins tenir sa reputation.

En plus je trouve Boutef aussi laid que Bigeard mais je sens bien que ça va t'enerver alors je garde pour moi cette reflexion essentielle à l'avancée des debats.


Anonyme

l'accord tacite en fait résume simplement du gaz d'algérie contre du fric français,les événements antérieurs ,ils s'en battent les reins,car ce sont les mêmes qui l'ont pris entre les reins et nettement plus de 40cm
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 18:25

un artisan a écrit:
l'accord tacite en fait résume simplement du gaz d'algérie contre du fric français,les événements antérieurs ,ils s'en battent les reins,car ce sont les mêmes qui l'ont pris entre les reins et nettement plus de 40cm

Désolée, je pas comprendre.
Meme si c'est juste pour faire mousser les algeriens qui, faute de niveau de vie decent, en veulent aux gros vilains mechants français de ce qui s'est passé en l'An Zezette avant Carla Bruni, ce n'est pas assez logique pour que ça monte au cerveau.


Mab -c'est qu'il y a loin de l'info à la comprenote, chez la blonde d'Aquitaine-
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 18:41

Mara-des-bois a écrit:
Briard a écrit:
Bouteflika avec l'aval tacite des gouvernements successifs français, demande la reconnaissance des "crimes de la France" en Algérie

(Drapeau blanc) Ne monte pas sur tes grands chevaux, mais par curiosité, qu'est ce que ça veut dire "demande avec l'accord tacite" ?

Que celles ci sont de facto "reconnues comme fondées", puisque non démenties et rejetées avec véhémence, alors qu'au contraire on voit le dernier Ambassadeur avant son départ d'Algérie abondé dans le sens des demandes fantaisistes algériennes, sans pour autant être démenti par ses supérieurs et en priorité par le Président de la République garant de l'honneur de la France et de son Armée, lui qui en est le chef suprême.

Je veux dire, il peut toujours demander, qu'on soit d'accord ou pas, et il a bien raison de le faire, parce que quand son seul titre de gloire c'est sa quonnerie, il faut au moins tenir sa reputation.

En plus je trouve Boutef aussi laid que Bigeard

question de goût personnel, tu es libre de les trouver beaux ou môches, c'est pas mon probléme !! Même si ayant à choisir mon choix irait, non pas parce qu'il est Français, mais parce que c'est vrai, tout de même plus beau, sans être pour autant homosexuel.

mais je sens bien que ça va t'enerver alors je garde pour moi cette reflexion essentielle à l'avancée des debats.

19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Lol tu m'étonnes 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Icon_geek

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 18:43

un artisan a écrit:
Mara-des-bois a écrit:
Briard a écrit:
Bouteflika avec l'aval tacite des gouvernements successifs français, demande la reconnaissance des "crimes de la France" en Algérie

(Drapeau blanc) Ne monte pas sur tes grands chevaux, mais par curiosité, qu'est ce que ça veut dire "demande avec l'accord tacite" ?
Je veux dire, il peut toujours demander, qu'on soit d'accord ou pas, et il a bien raison de le faire, parce que quand son seul titre de gloire c'est sa quonnerie, il faut au moins tenir sa reputation.

En plus je trouve Boutef aussi laid que Bigeard mais je sens bien que ça va t'enerver alors je garde pour moi cette reflexion essentielle à l'avancée des debats.


Anonyme

l'accord tacite en fait résume simplement du gaz d'algérie contre du fric français,les événements antérieurs ,ils s'en battent les reins,car ce sont les mêmes qui l'ont pris entre les reins et nettement plus de 40cm

Ferais tu là allusion à notre Consul sodomisé sur la place publique à Alger ? Bien que dans ce cas là, tu outrepasses grandement les mensurations du sodomite, bien sur !!

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 18:56

je fais référence à ceux qui paient c'est a dire le citoyen.français..
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 19:03

un artisan a écrit:
je fais référence à ceux qui paient c'est a dire le citoyen.français..

Eh oh, je paie aussi, et si, le heu, hein, je serais au courant. Je crois.


Mab -on a de droles de coutumes consulaires, à Alger Suspect -
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty7/3/2010, 21:52

Mara-des-bois a écrit:
un artisan a écrit:
je fais référence à ceux qui paient c'est a dire le citoyen.français..

Eh oh, je paie aussi, et si, le heu, hein, je serais au courant. Je crois.


Mab -on a de droles de coutumes consulaires, à Alger Suspect -

C'est pourtant un fait véridique !!

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty8/3/2010, 04:02

Tu vois cher Briard, au fond tu mets tellement d'arguments pour nous convaincre de nous intéresser à cette Histoire que je peux t'affirmer que nos jeunes s'en foutent éperdument et avec juste raison.
Si Boutefika peut demander aux Français de reconnaître je ne sais quoi c'est parce que personne n'a la taille de dire au nabot qu'il peut aller se faire foutre chez plumeau.
Et oui il se trouve que pendant que des zombies du passé se disputent des gens s'enrichissent dans du commerce qui comme moi se bat l'œil des ballots.
Alors laissons les Boutefika et Sarkozy se toiser de toute leur hauteur Laughing... et avançons vers l'avenir qui ne passe pas par l'Algérie même en football.
Je n'ai même pas envie de visiter ce pays et si le FLN y existe toujours c'est qu'il a encore des lieux à libérer.
Qu'il se libère...il faut parfois en chier et ensuite ...cela va mieux. 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Icon_wink

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty8/3/2010, 07:36

GIBET a écrit:
c'est parce que personne n'a la taille de dire au nabot qu'il peut aller se faire foutre chez plumeau.

J'insiste, vraiment, ils ont des traditions bizarres en Algerie !


Mab, circonspecte
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty20/4/2010, 06:53

26 MARS 1962… (II)


ENQUETE SUR UNE TRAGEDIE

« Je consens que mon frère soit mort ; c’est la loi commune. Ce qui me révolte, c’est l’arrogance de ses assassins »(Christopher Marlowe – poète – « Edouard II »)


Au soir de cette journée meurtrière, le Ministre de l'Intérieur, Roger Frey, téléphona au Préfet Vitalis Cros et lui dit :

« Faites le maximum pour que la stricte vérité soit connue. Tout m’a été expliqué : l’Elysée est au courant et puisqu’il n’y avait pas moyen de faire autrement, soyez en paix, dites le à vos collaborateurs. »S'enorgueillant de cet encouragement, le zélé préfet s'adressa à la population bouleversée :

« Les commandos de l’OAS ont tiré, non seulement sur le service d’ordre, mais sur les manifestants. Force est restée à la loi ! »

Le lendemain, Fouchet -au mufle de primate- renchérira : « La cause de l’OAS est archi perdue. Il faut faire confiance à la France ! »

Pour sa part, de Gaulle parlera de « l’émeute d’une foule algéroise furieuse de l’arrestation de Jouhaud et qui ne put être dispersée que par le feu meurtrier des troupes. »

(Dans la soirée du 25 mars, le Général Jouhaud fut arrêté à Oran ainsi que le Commandant Camelin. La veille, déjà, le Lieutenant de Vaisseau Guillaume avait connu le même sort à Tlemcen.)

Que d'infamies dans ces déclarations !…

Moins de 24h après le drame, le 27 mars, le bureau de Presse du Général commandant supérieur des forces armées en Algérie (Ailleret) rendait –déjà- public les premiers résultats de l'enquête sur les circonstances exactes [i]de « l'ouverture du feu.
». Cette enquête qui puait le canular établissait que :
- Vers 14h30 un capitaine d'un régiment de tirailleurs remontant la rampe Bugeaud pour établir un barrage rue d'Isly, subit dans le dos le feu d'armes individuelles provenant à la fois de manifestants et des immeubles situés rue d'Isly, rue Lelluch et bd Bugeaud. Trois tirailleurs sont blessés. La compagnie de tirailleurs riposte.

- Vers 14h50, le régiment d'infanterie tenant les facultés et la rue Michelet subit le feu d'armes automatiques provenant d'immeubles de la rue Michelet, de la rue Charras, de l'av Pasteur et de la rue Berthezène.

- 14h55, le groupement de C.R.S. stationné près de l'immeuble Maurétania subit un tir de pistolet mitrailleur effectué par six individus (dont une femme) cachés dans la foule, puis le feu d'armes individuelles provenant du Maurétania et des immeubles environnants. Un C.R.S. est tué, trois autres sont blessés. Les C.R.S. ripostent.
- Vers 15h10, le groupement des gendarmes mobiles placés autour de la Délégation générale subit des tirs provenant de la caserne des douanes, des immeubles du bd Lafferrière et de la rue Berthezène.

Ce document appelle un certain nombre d'observations
Outre que le principe même des faits dont il participe est en contradiction avec les innombrables témoignages recueillis, il offre dans le détail certaines invraisemblances.
* Comment, par exemple, est-il possible que des tirs d'armes automatiques provenant de la rue Charras puissent aboutir rue Michelet ou sur les Facultés ? Seul un véritable miracle de balistique peut l'expliquer.

*Comment aussi six individus (dont une femme) (il y avait des milliers de personnes dans les rues !) peuvent-ils être décomptés si facilement et avec une pareille précision ? Comment, à eux six à la fois, peuvent-ils servir un seul pistolet mitrailleur ? Ce mystère demeurera entier.

* Comment, moins de 24h après les faits, a-t-on pu obtenir les résultats d'une enquête aussi complexe ? N'avait-elle pas été préparée à l'avance ?

Il n’y eut aucun coup de feu, contrairement à la première affirmation, avant 14h50, heure précise du déclenchement de la fusillade par les tirailleurs.

La presse officielle de l’époque a fait état d'un mort et de 14 blessés dans les rangs des forces de l'ordre. Or, le seul mort militaire l'a été par un officier ayant abattu un tirailleur qui avait, sous ses yeux, achevé, à terre, une femme blessée. Les militaires blessés, le furent entre eux (balles perdues). Il n'y eut jamais le moindre tué parmi les C.R.S !

Enfin, il a souvent été affirmé officiellement que la fusillade avait été provoquée par des tirs d'armes automatiques ou individuelles provenant de terrasses d'immeubles. Lors de débats à l'Assemble Nationale, le 14 avril 1962, le Ministre des Armées fut interpellé sur ce point (question n° 14942). Puisqu'il avait été reconnu et prouvé que toutes les terrasses des immeubles avoisinant les lieux des sanglantes fusillades du 26 mars étaient occupées par des éléments du maintien de l'ordre, il lui était demandé quels étaient les effectifs exacts des forces de l'ordre chargées de la surveillance des dites terrasses.

Le Journal Officiel de la République française du 3 mai 1962 publia à la page 842 la réponse suivante :

« Il n’est pas d’usage de rendre publics les effectifs exacts engagés dans telle ou telle opération précise ressortissant au maintien de l’ordre. »

Il fut donc établi que les terrasses d'où seraient partis les tirs de provocation (soi-disant de l'OAS) allégués pour expliquer le massacre, étaient occupées par des éléments du service d'ordre en nombre indéterminé.

Onze mois après les faits, lors du procès du Colonel Bastien-Thiry (attentat du Petit- Clamart), le chef de corps du 4ème RTA, le colonel Goubard, bien qu'absent lors de la tragédie, affirmera qu’une rafale était partie d’une terrasse d’un immeuble de la rue d’Isly, fauchant deux manifestants. En même temps, une autre rafale était tirée du deuxième étage de l’immeuble sis au coin de la rue d’Isly et du boulevard Pasteur amenant les tirailleurs à ouvrir le feu en direction des étages… et sur la foule en proie à la panique. Cependant, ce qu'il se gardera bien de dire à la barre, c'est que quelques jours avant le 26 mars, l'arrivée d'un hélicoptère venant d'Alger fut annoncée à Berrouaghia, où était stationné le régiment. Le colonel Goubard vint personnellement accueillir le général Ailleret. Cette visite du général commandant en chef avait lieu en l'absence du général commandant le Corps d'Armée et du général commandant la Zone... ce qui était anormal. Aucune note de service ne l'avait annoncée. Les deux hommes s'entretinrent, seul à seul, sans autre témoin, durant une heure environ. Quelques jours après, un élément du 4ème R.T.A, rappelé du bled environnant où il se trouvait, partait pour Alger en mission de maintien de l'ordre…

Pour la petite histoire, le Colonel Goubard sera nommé général et commandera l’Ecole de Guerre. Sublime récompense !

Mais à qui donc pouvait profiter ce génocide si ce n'était précisément au pouvoir et par là même à de Gaulle lui-même ? Par-là il apportait la preuve qu'il ne faiblirait pas et ferait accomplir par tous les moyens les accords d'Evian. De plus, il rendait désormais inopérante l'arme maîtresse des Pieds-Noirs : les manifestations monstres et les opérations de charme qui leur avaient toujours réussi jusque là, capables à elles seules de faire basculer l'armée.

En réalité, la vérité sur cette tragique journée fut vite étouffée par le gouvernement. Celui-ci avait eu beau rejeter la responsabilité sur l'OAS, il y avait eu trop de témoins, et en particulier de journalistes étrangers qui, dans l'ensemble, contredirent d'une façon catégorique ces allégations. C'est ainsi que deux mois plus tard, après une enquête minutieuse, un livre blanc fut publié sur ce drame. Dès sa sortie, le pouvoir gaulliste en interdit sa diffusion. Se savait-il coupable de ce massacre ? Craignait-il la réaction de ses électeurs, pourtant saturés, amorphes et d'une indifférence tellement ingrate ?

Tous les témoignages, y compris ceux des journalistes présents, font état de l'angoisse des militaires (notamment Européens) et des chefs de barrages qui n’avaient de cesse de supplier les manifestants de ne pas passer : « Nous avons ordre de tirer ! » imploraient-ils la foule. « Partez ! », criait un sergent, rue Michelet, à une dame qui, depuis lors, ne cesse de le remercier dans ses prières de lui avoir sauvé la vie ainsi qu'à son mari et ses fils. Elle l’avait écouté car le doute ne lui semblait plus permis… « Nous avons des ordres de ne pas vous laisser passer ! » lança le lieutenant Ouchène à un petit groupe de jeunes gens qui comptera un tué parmi eux. «Partez ! » répétait inlassablement le sergent avec, désormais, des sanglots dans la voix. Quant aux CRS et gardes mobiles, leurs ordres étaient identiques : ils devaient tirer sur la foule… Dans le documentaire de Christophe Weber, le sergent interrogé confirme : « Oui, nous avons reçu l'ordre de tirer ! ». Un ancien Delta des commandos de l’OAS rapporte, d’autre part, la mise en garde de son chef, le lieutenant Roger Degueldre, sur une imminente provocation ! Ce dernier ne fut pas écouté…

D’autre part, les témoignages se rapportant à l’attitude des soldats musulmans seront, également, unanimes : Ils paressaient visiblement nerveux, blêmes et menaçants, le canon de leurs armes systématiquement pointé sur la foule, le doigt crispé sur la détente. Ils échangeaient en permanence des propos en arabe indiquant nettement qu'ils allaient tirer. Les manifestants, placés au plus près de la troupe, seront formels : La première rafale d’arme automatique dirigée sur la foule provenait d'un pistolet mitrailleur servi par un tirailleur situé à proximité du bar du Derby, sur le trottoir des numéros impairs de la rue d'Isly

Le colonel des Affaires musulmanes, en retraite, Emile DUZER, témoignera :

« Il devenait évident que ces hommes, ayant l’allure et le parler des bergers primitifs de la montagne algérienne, allaient tirer. Soudain, l’un d’eux dit en arabe : « Allez ! Tirez sur les chrétiens ! » et un autre : « On nous a dit : Tirez sur les chrétiens ! »

J'ai crié aussitôt : « Ils veulent tirer ! Sauvez-vous ! »

D’autres témoins plus éloignés (il y avait plusieurs milliers de personnes), affirmeront que les premiers tirs provenaient du 2ème étage d’un immeuble de la rue d’Isly. Mais, dès lors que ceux-ci étaient occupés par le service d’ordre, qui, hors de ces derniers aurait pu tirer ? Par ailleurs, si cela avait été le fait de l’OAS, les tirs, logiquement, auraient été dirigés vers le service d’ordre et non vers les manifestants… Au procès de Bastien-Thiry, on a également évoqué le rôle qu’auraient vraisemblablement joué les barbouzes qui, en toute tranquillité, couverts par le service d’ordre, auraient occupé les étages…

Joseph Hattab Pacha, alors Maire de la Casbah d'Alger et Conseiller général, s'adressa aux tirailleurs après leur forfait :

- Pourquoi avez-vous tiré sur une foule pacifique et désarmée ? Nous sommes tous des frères ! Tous des Français !

La réponse se fit cinglante :

- Nous ne sommes pas Français ! Nous sommes la future armée algérienne !

Ainsi, contrairement aux allégations des « hommes du Pouvoir », ce fut à un massacre abominablement prémédité que fut conviée, ce 26 mars 1962, la foule algéroise.

Aucune enquête officielle ne fut jamais effectuée ; aucune commission d'enquête ne vit jamais le jour. Sitôt la fusillade terminée, comme le soulignèrent les journalistes Christophe Weber et René Duval, d’Europe n°1, les preuves furent arrachées des mains des photographes et des cameramen. Dans les jours qui suivirent, les forces de l’ordre surveillèrent ces lieux maudits dans le but d’empêcher les Algérois de prendre des photos ou en confisquant les appareils. L'enquête judiciaire sur commission rogatoire demandée par le juge Charbonnier ne fut jamais rendue publique, détournée au profit du procureur général militaire Jonquère et les archives militaires ne s'ouvriront jamais. Il s'agit bien, là, d'une enquête bâclée et tenue secrète…

Et pour donner plus de poids à cette machiavélique collusion, la presse française se garda bien de faire état de cette monstrueuse préméditation et, dans son ensemble, rapporta l'événement avec une certaine rigueur. Seul le journal « L’Aurore » se signala par son courage et sa fidélité mais dut se plier aux exigences rigoureuses de la censure…

Ce sera à travers la presse étrangère qu’il faudra se tourner pour bénéficier d’une plus « ample » information.

- Du « New York Herald Tribune », on pouvait lire ceci :

« Il y a du sang français sur le drapeau tricolore. Des Français ont utilisé leur drapeau comme linceul. Les vivants trempaient[/size]leurs drapeaux dans le sang des morts. »

- Du « Daily Express » :

« … Dans la porte d’une boutique, deux hommes se réfugièrent, brandissant un drapeau français. Cela ne les sauva point. Un soldat les tua tous les deux, à cinq mètres de distance. »

- Du « Daily Herald » :

“… Une rangée de soldats musulmans et européens a ouvert le feu dans le dos de la foule.”

- Du « New York Times », Henry Tanner écrivit :

“On a vu les soldats tirer à bout portent dans la foule avec des armes automatiques. Les militaires installés sur les trottoirs ont également ouvert le feu. Quelques-uns des soldats ont vidé des chargeurs entiers. D’autres épuisaient le magasin de leur mitraillette et le réapprovisionnaient encore. On vit un officier arracher des mains d’un soldat la bande de cartouches qu’il s’apprêtait à engager.

… Ce fut la journée la plus sanglante qu’Alger ait connu en sept ans de guerre et sept jours de « cessez-le-feu. »

- Quant à John Wallis, du « Daily Telegraph », il écrivit :
« Personne ne semble avoir su qui a tiré. Une chose est sûre : c’est que le premier cou de feu n’est pas venu des manifestants. Les soldats ont ouvert le feu sur la foule placée à quelques mètres devant eux. Certains se retournèrent et mitraillèrent dans le dos des manifestants qui les avaient dépassés. »

- Les envoyés du « Figaro » écriront le 27 mars :
« Des flaques de sang coagulés forment presque une nappe depuis l’angle de la rue Pasteur et de la rue d’Isly jusqu’à la Grande Poste. Le trottoir devant le Crédit Foncier d’Algérie est rouge sur une dizaine de mètres et la façade de la banque est pleine de sang jusqu’à hauteur d’hommes. »

- Yves Courrière que l’on peut pourtant classer parmi les anti-OAS notoires écrira plus tard :

« Cette journée devait voir se produire l’inimaginable. Le massacre d’une population désarmée. Le comble de l’horreur. »

Mais où étaient donc les articles tonitruants de « l’Humanité », « l’Express », « Témoignage Chrétien » et tant d'autres, toujours prêts à porter secours aux faibles, aux opprimés et à s'élever contre le « despotisme ». Pourquoi ce soudain silence de la part de Mauriac, de Sartre et de Jules Roy qui s'étaient découverts, en d'autres temps, une vocation de chantre de race opprimée ?

Et qu'elle aurait été la réaction de la presse française et de la population dans son ensemble, si, dans les chaudes journées de mai 1968, on avait appris que les chars et l'aviation étaient intervenus au Quartier Latin, que le service d'ordre avait ouvert le feu dans le dos des manifestants faisant 80 morts et 200 blessés, que l'on avait tiré sur des gens à terre, sur ceux qui levaient les bras et que l'on avait achevé les blessés, que l'on avait tiré sur ceux qui les secouraient, les médecins, les brancardiers, les ambulances et les véhicules de pompiers ? On fut, sans conteste, plus discret pour Bab-el-Oued et la rue d'Isly comme on le fut pour toutes les autres situations où il s'agissait de victimes Pieds-Noirs.



José CASTANO

e-mail : [url=mailto://joseph.castano0508@orange.fr]joseph.castano0508@orange.fr[/url]



« La première loi de l’histoire est de ne pas oser mentir ; la seconde, de ne pas craindre d’exprimer la vérité » (Léon XIII)

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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty24/4/2010, 13:47

Tout est dit !!


POUR QUI LA REPENTANCE ?

8 MAI 1945 DANS LES HAUTS-PLATEAUX SETIFIENS ET A GUELMA

Comme tout un chacun j’ai entendu parler, en mai 2005, du 8 mai 1945.

Comme tout un chacun j’ai entendu évoquer des « massacres » : ceux de Sétif du 8 mai 1945.

Comme tout un chacun j’ai appris qu’il s’agissait de massacres subis par des berbères musulmans affamés, qui s’étaient rebellés contre des Français affameurs.

Comme tout un chacun j’ai entendu parler de repentance : celle que la France devait exprimer à la suite de ces « tueries ».

Comme tout, un chacun j’ai enregistré la timidité, la passivité, plus encore la couardise, ne craignons pas la vigueur des mots, manifestées par certains de nos médias Pieds-noirs dans leur riposte geignarde.

Comme tout un chacun j’ai ressenti un désespoir atroce né du manque de détermination de la part de notre communauté à se défendre avec force, avec violence, avec passion, contre l’accusation de génocide portée contre elle et contre notre armée, à l’occasion de cette horrible tragédie du 8 mai 1945.

Comme tout un chacun enfin, j’ai pris acte, d’une attitude coupable : le refus de connaître la signification véritable de ce drame car, lors de cette émeute, à, travers les seins coupés et les ventres ouverts des femmes françaises violées par des Berbères fanatisés, c’était la France, « l’Alma Mater », la Mère Patrie française que l’on éventrait dans un vacarme de youyous, aux cris de « Jihad » et de « qatlan ensara », « tuez » les chrétiens !

Oui, j’ai enregistré tout cela et j’éprouve, aujourd’hui, un sentiment de honte à l’égard de ceux qui, parce qu’ils sont ignorants des faits, parce qu’ils se vautrent dans cette ignorance qui leur sert d’excuse et d’alibi, se taisent en refusant d’opposer la Vérité à ce séisme accusateur et diffamatoire.

La vérité, c’est-à-dire l’identité réelle des événements du 8 mai 1945, qui à l’évidence n’intéressent personne, à l’exception de nos frères et soeurs des Hauts-Plateaux sétifiens qui ont subi l’événement.

Et pourtant combien de fois, avons-nous insisté sur l’origine de ce 8 mai 1945, combien de fois avons-nous écrit et proclamé que ce 8 mai 1945, dans les Hauts-Plateaux sétifiens et à Guelma, illustrait le début militaire de la guerre d’Algérie, le début de la nouvelle Révolution Mondiale telle que nous la connaissons dans sa phase actuelle !

Révolution mondiale ?

« Pauvre abruti » m’a-t-on répliqué, « mais, de quelle révolution mondiale parles-tu ? »

Avec pitié, plus qu’avec dédain et mépris, je leur ai répondu :

« la révolution mise en place par les stratèges de l’anti-Occident, qui ont su utiliser l’islamisme fondamentaliste algérien pour enclencher cette nouvelle dialectique ultime, c’est-à-dire cette nouvelle contradiction, qui illustre l’histoire du monde actuel :

l’Islamisme, contre l’Occident chrétien.

L’islamisme, arme révolutionnaire actuelle, contre ce qui reste de la pauvre civilisation occidentale, capitularde, geignarde, pour ne pas dire soumise. »

Mais, aujourd’hui, parce que l’urgence l’impose, mon attitude s’est radicalement modifiée.

Halte à la rancoeur ! Halte au mépris !

Ce qu’il faut, c’est d’abord savoir, puis faire savoir. Et pour savoir, il faut regarder l’histoire. Mais dans un combat regarder ne sert à rien si l’on n’est pas capable de voir. Et pour être capable de voir il ne faut plus se piquer de cette vanité commune, à quelques Pieds-noirs : celle de tout savoir.

Et que voit-on dans l’historique et la genèse du 8 mai 1945 ?

Ceci et pour l’amour du ciel regardez, mais surtout voyez !

En 1931, se réunit à Jérusalem le Congrès mondial de l’Islam, à la convocation d’Asmine El Husseïni, le mufti de Jérusalem, sous l’égide des services secrets britanniques.

En réalité il s’agit d’installer un dispositif de guerre dans le but, d’interdire la naissance de l’état d’Israël. Les Anglais, reniant les engagements de Lord Balfour, veulent s’opposer à la naissance de l’état Juif, dans l’espoir d’assurer la sauvegarde d’un oléoduc destiné à transporter le pétrole d’Irak au port d’Haïfa en traversant la Jordanie. Ils ont donc besoin des « Arabes » et ils jouent leur va-tout sur Asmine El Husseïni.

Mais celui--ci pour accomplir la mission dont il est investi doit s’appuyer sur la complicité de notables musulmans en renom du Proche-Orient. Tout particulièrement sur les animateurs de la « Nahdah ».La nahdah, c’est la renaissance de l’islam, un mouvement islamiste spécifiquement arabe, qui est né en Egypte au lendemain de la victoire des Pyramides, remportée par Bonaparte.

Or, en 1931 la nahdah bénéficie du concours d’un animateur de prestige, d’un grand homme de l’Islam. Il s’agit de l’émir Chekib Arslan. C’est un Druze libanais né en 1870, journaliste puis parlementaire à la Chambre ottomane. Avant toute chose, il s’agit d’un religieux profond, animateur principal de la nahdah, précisons-le encore et encore. C’est un homme doté d’une immense culture, mais avant tout c’est un fanatique du Panarabisme. Il est membre du parti Union et Progrès fondé en Turquie au XIXème siècle. En 1915, il participe activement à la campagne exigeant le génocide arménien. Plus tard, en 1931, au moment du congrès de l’Islam de Jérusalem, il est devenu, depuis 9 ans, un farouche ennemi de la France.

En effet, en 1922 il n’a pas accepté les décisions du traité de San Remo par lequel, la Société Des Nations (SDN) attribue à la France le mandat d’administrer la Syrie et le Liban. Alors que l’Angleterre reçoit le mandat d’administrer l’Irak, la Transjordanie et la Palestine. Très vite, sous la pression du Roi Pétrole, le nouveau veau d’or du monde moderne, les Britanniques vont accorder l’indépendance à l’Irak, faire naître le royaume de Jordanie et assurer les Palestiniens musulmans de leur détermination à interdire la naissance d’Israël. Car les Anglais ont besoin du port d’Haïfa, pour garantir la rentabilité de ce fameux et théorique oléoduc.

Dans cette perspective il faut une caution islamiste, un appui spirituel, qui va soutenir dans le sens antijuif et antisioniste l’action du mufti de Jérusalem Asmine El Husseïni. Qui va, personnaliser cette caution islamiste ? C’est l’émir Chekib Arslan, le Druze libanais, l’homme qui a réclamé le génocide arménien, l’animateur principal de la nahdah, expression religieuse du panarabisme.

Mais entre-temps pour les Britanniques Chekib Arslan offre une autre appréciable qualité : il est devenu un ennemi de la France, depuis le traité de San-Remo, comme nous l’avons précisé antérieurement. Il déclare la guerre à la France… en 1925. Il va prendre part à la révolte des Druzes syriens déclenchée cette année-là. De furieux combats seront livrés par l’armée française contre les rebelles. Au cours de cette révolte un officier subalterne français, est sévèrement blessé. Il s’appelle : Raoul Salan. En 1926 un tribunal militaire français le condamne à mort par contumace.

Chekib Arslan s’installe alors, à Genève où il organise un comité suprême pour la « libération » de l’Afrique du Nord Française. Mais fidèle à la nahdah, qu’il continue d’animer, il fonde une revue « el Ouma », « la Nation Arabe » A partir de Genève, de l’Egypte et des territoires non français du Proche-Orient, il prêche le jihad contre la France. Il est en contact permanent avec les grands indépendantistes berbères d’Algérie qu’il avait connus antérieurement, avant la guerre de 1914, lorsque ces derniers étaient venus accomplir des stages de formation au Hedjaz et dans tout le Proche-Orient. En particulier, il va connaître Abdelhamid Ben Baddis, Berbère de Constantine, et El Bachir El Ibrahimi, un Berbère du Constantinois, des Hauts-Plateaux sétifiens, né en 1889 à Tocqueville, Ras-El-Oued, pas loin de Sétif et Borj-Bou-Arreridj. Ce dernier détail est d’une importance cruciale pour comprendre la genèse du 8 mai 1945. Ces deux hommes ont fait partie en 1920, à l’échelon directionnel, de la première organisation religieuse fondamentaliste algérienne, anti-française, peu connue, mais dont le rôle sera déterminant, fondé par un Berbère, Omar Smaïl.

1920 ?

Pourquoi, 1920 ? Parce que c’est l’année qui suit 1919. Que s’est-il passé, en 1919 ?

C’est le 4 février, de cette année-là qu’ont été publiés dans le journal officiel les décrets d’application d’une nouvelle loi. La loi du 4 février 1919.

Elle reprend les données du sénatus-consulte de Napoléon III du 14 juillet 1865, concernant l’accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française, mais en simplifiant considérablement la procédure d’accession. Il suffira désormais de passer par le bureau d’un juge de paix, de satisfaire à un questionnaire, et la citoyenneté française est octroyée à celui qui la demande. C’est donc une loi de très grande importance qui engage évidemment, mais on l’ignore à cette époque, l’avenir de l’Algérie française, celui de la France, de l’Europe et aussi l’avenir de l’Occident tout entier. Mais le sait-on à cette époque ? Non, soulignons-le une fois de plus. Car, onze semaines après l’armistice, à la fin à l’imbécile boucherie de 14-18, qui est préoccupé, en France de l’accession ou de la non-accession des musulmans à la citoyenneté française? Personne.

En France on panse les plaies subies par la Patrie et par notre peuple, et surtout on aspire à la paix. Les Arabes d’Algérie ? Ca n’intéresse personne à ce moment-là. En réalité nous nous inscrivons parmi ceux qui considèrent avec conviction, plus encore avec une certitude absolue, et nous le démontrons dans notre nouvelle conférence[1], que cette loi illustre une astucieuse et savante provocation. Elle a pour but réel de déclencher une réaction en Algérie dans la perspective de voir s’édifier sur cette terre, un appareil de riposte à partir duquel va se structurer progressivement un organe de guerre, dans le but de provoquer l’expulsion de la France d’Algérie.

Dans cette nouvelle optique, Omar Smaïl, un négociant berbère, islamiste convaincu, réunit en 1920 des oulémas, berbères comme lui, dans une toute nouvelle et première association tout à fait légale. C’est-à-dire conforme aux exigences de la loi de 1901 sur les associations, la très célèbre loi de Waldeck-Rousseau. Des oulémas, nous voulons dire des imams, des muftis et des cadis. Ce sont les Cénacles, ainsi s’appelle cette nouvelle association. Dans le cadre de ces Cénacles, en observance des statuts, Omar Smaïl va demander deux choses à ces oulémas, et pas une de plus.

1°/ Imperméabiliser la communauté des croyants à l’égard des effets possibles de la francisation et de l’assimilation. Et il ajoute, contre toute logique : protéger aussi la communauté des croyants contre l’évangélisation ! Comme si le gouvernement de la IIIème République était préoccupé de la christianisation des Musulmans ! C’est d’autant plus aberrant, en apparence seulement, que les conversions collectives sont interdites par la IIIème République.

Aberrant, en apparence seulement, avons-nous dit. Pourquoi ? Parce que cette illogique et inutile recommandation va permettre à Omar Smaïl et aux oulémas des cénacles, de forger, dès cette époque, l’arme maîtresse de la guerre d’Algérie.

Guerre d’Algérie qui est en train de se mettre en place cette année-là. Une arme révolutionnaire que, plus tard, nos grands spécialistes de la guerre subversive et de la guerre psychologique ignoreront totalement dans leur souci de “chinoiser” à outrance la guerre d’Algérie. Il s’agit tout banalement de l’arme de la malédiction divine. Car ce que veut exprimer Omar Smaïl c’est ceci : « la France veut faire de vous, des citoyens français, mais ce qu’elle prétend en réalité c’est faire de vous des chrétiens et vous subirez en temps voulu les effets de la malédiction divine ». La malédiction divine, voilà la menace brandie contre ceux qui refuseraient de suivre la Révolution algérienne.

2°/ Mais Omar Smaïl demande aux oulémas des cénacles une seconde chose : « il vous appartient dorénavant d’exercer votre action en faisant un usage exclusif de la langue arabe littérale »

Il s’adresse à des oulémas presque tous, Berbères comme lui. Il exige d’eux qu’ils s’expriment en arabe littéral. Mais il sait que cela ne pose aucun problème à ses interlocuteurs, étant donné le niveau culturel exceptionnel des hommes auxquels il s’adresse.

En prenant cette décision il recherche et obtient un double résultat :

- il impose la nouvelle arabité de l’Algérie pour faciliter le combat contre la France, la fameuse « arabité rénovée » sur laquelle nous sommes très peu nombreux à insister ;

- il incorpore ainsi ce combat dans les exigences culturelles de la nahdah, dont l’émir libanais Chekib Arslan est le principal animateur, nous le savons déjà.

Cette action des cénacles dure cinq ans et en 1925 il peut se permettre d’aller plus loin. Il fonde une deuxième association : le « nadi at taraqui », « le cercle du progrès ».

Dans cette nouvelle association, il attribue au statut personnel des musulmans d’Algérie une valeur de plate-forme révolutionnaire ultime, sur laquelle la France finira par se casser les dents.

En 1931, enfin, il créée une troisième et dernière association, au cours de deux cérémonies solennelles :

- la première le 5 mai 1931 : il fonde ce jour-là l’association des oulémas d’Algérie, le conseil supérieur des docteurs de la foi coranique ;

- la seconde le 7 mai : il fait élire, à la présidence de l’association Abdelhamid Ben Baddis, mufti de Constantine et à la vice-présidence un autre Berbère des Hauts-Plateaux sétifiens, l’homme de Tocqueville-Ras El Oued, El Bachir El Ibrahimi ou Ibrahim Bachir Cheikh.

Or ces deux Berbères, comme tous les autres de l’association, sont depuis longtemps sous l’influence spirituelle de l’émir Cheikib Arslan, le Druze ennemi de la France depuis 1922, condamné à mort par contumace en 1926, qui a milité ouvertement pour le génocide arménien en 1915, et qui dirige depuis l’étranger le combat islamiste contre la France.

Après la déclaration de guerre (septembre 1939), Ben Baddis est astreint à résidence surveillée dans un camp de concentration français. Il y meurt le 23 avril 1940. El Bachir El Ibrahimi, le vice-président de l’association, l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens, bien qu’assigné à résidence dans la petite ville d’Aflou, près de Tiaret, devient le président “de facto”. Astreint à résidence certes, mais libre de ses mouvements et de ses contacts dans les limites de cette ville.

Pendant le déroulement du conflit mondial, le mufti de Jérusalem, Asmine El Husseïni, rejoint Adolphe Hitler à Berlin. L’émir Chekib Arslan le suit très peu de temps plus tard. Il va participer, par la voix radiophonique allemande, à la préparation d’un soulèvement des musulmans d’AFN. Il est fait prisonnier par les alliés à la fin de la guerre, en même temps qu’Asmine El Husseïni devenu depuis son séjour en Allemagne le grand mufti de Jérusalem. On les “laisse” s’évader et Chekib Arslan donne le signal de l’insurrection le jour de la capitulation effective de l’armée allemande, c’est-à-dire le 7 mai 1945.

Nous avons apporté, par ce parcours très schématique et nécessairement incomplet, une explication au « pourquoi » de la date du 8 mai. Il fallait que l’insurrection se déclenchât alors que l’essentiel de l’armée d’Afrique se trouvait encore en Allemagne, ou répartie dans des centaines de garnisons de France, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Il ne restait dans le Constantinois qu’un effectif de forces militaires classiques extrêmement restreint. Donc le 8 mai, c’était vraiment la date limite favorable à l’insurrection, avant le rapatriement d’effectifs militaires plus conséquents, habitués au combat depuis 1943.

Mais pourquoi cet appel dont le résultat, bien que sanguinaire, fut un fiasco complet, s’est-il révélé efficace sur le territoire des Hauts-Plateaux sétifiens et à Guelma ? Et sur ces territoires seulement ?

Pour deux raisons sur lesquelles d’une part nos accusateurs et d’autre part nos défenseurs, à la combativité ramollie, ne veulent pas insister.

Première raison : le 23 avril 1945 se déroulent dans le Constantinois des manifestations destinées à commémorer d’une façon spectaculaire le cinquième anniversaire de la mort de Ben Baddis, décédé en 1940 dans un camp de concentration français. “Assassiné” par les Français, vont dire les organisateurs de cette commémoration. Et c’est, dans un climat passionnel tout à fait exceptionnel, d’une extrême violence, que va se dérouler cette célébration.

Si l’on ne veut pas connaître et retenir cette phase préalable de l’événement, il est inutile de prétendre à défendre notre peuple pied-noir contre les attaques dont il est l’objet. A plus forte raison, il est impossible, dans l’éventualité de ce comportement, de contre-attaquer sur le drame du 8 mai 1945.

Au cours de ces cérémonies, la haine de la France fut non seulement proclamée mais, surtout elle fut psalmodiée : c’est-à-dire qu’elle fut chantée, modulée en cadence au nom de Dieu, accompagnée du rituel balancement latéral et rythmé de la partie supérieure du corps. La haine connut ainsi, une expression physiologique, sous la forme d’une transe collective ressentie biologiquement par une foule littéralement envoûtée. Les scouts musulmans ont joué un rôle décisif dans la transmission des mots d’ordre et dans la préparation psycho-religieuse de l’action. C’était le « cantique des cantiques de la haine et du sang ».

Deuxième raison : tout cela se déroulait sur la terre de l’exécuteur en chef, le cheikh El Bachir El Ibrahimi, né à Tocqueville-Ras El Oued, président en fonction à cette époque de l’association des oulémas. C’est-à-dire qu’en lui s’illustrait le père spirituel et militaire de la révolte. “qatlan ensara”, « tuez » les chrétiens, voilà le cri de guerre psalmodié en cadence.

Le jour de la manifestation du 8 mai 1945, autorisée par le gouverneur général Chataigneau dans toute l’Algérie bien qu’il fût informé par son bureau militaire du déclenchement d’une insurrection le jour même de la capitulation allemande, tout était prévu pour, qu’au premier incident, quel qu’il fût, se déclenchât le massacre.

Un massacre non pas localisé dans la ville de Sétif, mais répandu sur le territoire des Hauts-Plateaux avec une extension à Guelma. Pour les déclencheurs, une généralisation à l’ensemble du territoire était espérée.

Nous avons dit qu’El Bachir El Ibrahimi était à Aflou. Mais il y résidait librement. De la même manière que Messali Hadj était assigné à résidence à Revel-Chelala à l’ouest d’Alger. Il ne porte aucune responsabilité personnelle dans le déclenchement de l’émeute. Au contraire, à Aflou, le président de l’association des oulémas recevait des messagers et transmettait depuis la fin avril les consignes émanant de l’émir Chekib Arslan, soutenu lui-même par Asmine El Husseïni, qui depuis son ralliement à Hitler était devenu le Grand Mufti de Jérusalem. Prisonnier des alliés depuis quelques semaines il s’est évadé. Il se rend à Genève et sera plus tard remis aux autorités françaises. Après un séjour confortable au château de Rambouillet il s’évadera une fois de plus pour rejoindre d’autres sites plus accueillants dans le but de continuer son combat contre les Juifs et contre la France, car pour lui c’est le même combat. Beaucoup plus tard, en octobre 1962, il assistera à Alger aux cérémonies commémoratives du 45ème anniversaire de la révolution bolchévique et on le photographiera en train de serrer la main de l’ambassadeur soviétique. De Hitler aux soviets il y avait un petit pas à franchir et ce pas passait par Sétif, les Hauts-Plateaux, par nos concitoyennes violées et massacrées, nos frères écharpés, tout cela sous l’indulgence béate des ennemis de l’Algérie française d’hier et d’aujourd’hui.

Le début des massacres de Sétif, des Hauts-Plateaux et de Guelma fut d’une atrocité obscène. En quelques heures, sur tout ce territoire des hommes furent littéralement lynchés par dizaines, des enfants tués et disons-le une fois de plus des femmes violées collectivement avant d’être éventrées et d’avoir les seins coupés.

Le « fait de tuer » avait été sublimé, en quelque sorte « consacré », par les incantations et les psalmodies des jours précédents. C’est-à-dire pendant la période du 23 avril au 8 mai 1945 et les quelques jours qui ont suivi.

C’est au nom de Dieu que l’on a voulu humilier les Français d’Algérie de toutes confessions, comme si l’on avait voulu projeter une malédiction sur un peuple de Français d’Algérie qui, depuis toujours, avait établi d’excellentes relations avec les Berbères. Et je fais partie de ceux qui attribuent aux malheureuses femmes violées le rang de saintes martyres de notre terre.

Aucune justification sociale, économique ou tout banalement humaine ne pouvait être invoquée. C’était encore une époque coloniale certes, mais tout à fait légitime et légale, au cours de laquelle les relations entre les peuples étaient déterminées par des règles différentes des règles modernes, qui ont vu le jour par la suite. Règles imposées par la logique et par la raison. Et auxquelles nous avons adhéré.

Mais rien ne justifiait une fureur animale de cette envergure. En particulier on ne pouvait invoquer « la faim ». Car il s’agissait de terres à blé et les populations qui y vivaient étaient les mieux nourries d’Algérie. C’est au nom de Dieu, au cri de jihad que fut déclenché le massacre de notre peuple français. Le génocide amorcé des Français avait été l’expression choisie de la foi en Dieu.

Il fallait arrêter le massacre. Donc il a fallu riposter.

La riposte fut terrible.

Oui. C’est vrai. 4 000 morts, chiffre le plus vraisemblable.

Et heureusement. Pour être efficace elle se devait d’être violente, cruelle même, en tout cas spectaculaire. Car en quelques heures il était devenu nécessaire de se comporter en égorgeurs pour ne pas être égorgés ! Au diable la timidité, les fausses pudeurs, la lâcheté et les manifestations méprisables de pitié a posteriori. Le moment était une terrible tragédie.

Il fallait la réduire à sa plus faible durée. Il fallait survivre d’abord, ensuite protéger la vie de nos concitoyens menacés de mort, de lynchage, de dépeçage et de viols.

Une question, la dernière, doit être posée. Qui est responsable de l’explosion de l’islamisme fondamentaliste en Algérie française ? Qui est responsable de l’intronisation, c’est-à-dire de la consécration laïque de l’association intégriste des oulémas dont le rôle fut déterminant dans cette émeute ? Dans ces horreurs ?

C’est le général De Gaulle lui-même qui, en 1943, en tant que Président du CFLN (Comité Français de Libération Nationale) depuis le mois d’août de cette année-là, autorise plus tard Ferhat Abbas à déposer les statuts de son nouveau parti l’AML. C’est-à-dire l’Association du Manifeste de la Liberté. Statuts rejetés par le général Giraud au printemps 1943.

Il officialisera ainsi cette organisation révolutionnaire née de la réunion tactique de quatre partis politiques :

1° - le PCA (Parti Communiste Algérien),

2° - le PPA (Pari du Peuple Algérien),

3° - le premier parti de Ferhat Abbas, “le manifeste algérien de la Liberté,

4° - enfin l’association des oulémas, qui existe depuis le 5 mai 1931 et qui en 1943 est présidée par El Bachir El Ibrahimi, l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens depuis la mort de Ben Baddis le 23 avril 1940. Il transmettra l’ordre du Jihad qui aboutira au drame du 8 mai 1945.

Dans la continuité de son action El Bachir el Ibrahimi, le jour de la Toussaint Rouge, c’est-à-dire le 1er novembre 1954, dont je ne veux pas évoquer ici la manière indigente dont le 50ème anniversaire a été évoqué par nos médias et nos associations en 2004, El Bachir El Ibrahimi donc, réfugié au Caire depuis 1952, proclame ce jour-là que le combat est engagé pour « le triomphe de l’arabisme et de l’Islam ».

Il définit ainsi à cette occasion, pour ceux qui sont capables de comprendre, la projection extra-africaine de la Révolution algérienne.

Aujourd’hui encore cette proclamation définit l’identité de cette nouvelle révolution qui se développe progressivement au niveau des trois sites géopolitiques qui nous intéressent, parce qu’ils sont prioritaires : la France, l’Europe et l’Occident.

Pour le « triomphe de l’arabisme et de l’Islam », voilà la nouvelle formulation de l’actuelle Révolution Mondiale.

En Algérie, en 1945, nous étions encore en situation de riposter. Protéger notre peuple partout, c’était difficile. Mais en toutes circonstances nous étions en mesure de punir les agresseurs, ceux qui osaient lyncher nos anciens et violer nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Par la suite le pouvoir capitulard s’emploiera à nous priver des moyens de riposter. La dernière riposte, traduction de la vigueur de notre peuple, s’est illustrée à Philippeville le 20 août 1955. Après le massacre odieux de Français sans défense la punition fut rapide, terrible et collective.

Puis revint le général De Gaulle qui s’emploiera à nous amputer des moyens de riposte, soumettant ainsi notre peuple à la violence libérée des ennemis de la France, de l’Europe et de l’Occident.

Privés de moyens de nous défendre nous subirons l’assassinat collectif du 26 mars 1962 à Alger, les massacres d’Oran du 5 juillet 1962, les enlèvements de nos concitoyens.

Nous ne pouvions plus nous défendre, car nous étions désarmés et abandonnés de nos concitoyens de la métropole, qui ont envisagé notre génocide avec une quiétude… surprenante. Il fallait partir d’une terre qui avait changé d’identité.

Je prends acte de la mort de l’Algérie française et je n’éprouve aucune envie de la retrouver dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Mais la vérité doit être enseignée.

C’est notre combat.

Fin

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Fuis les éloges, mais essaie de les mériter
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« Une heure glorieuse vaut une éternité obscure. »
Alan SEEGER

Bonjour à toi Invité
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MessageSujet: Re: 19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN   19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU… ou la victoire du FLN Empty24/4/2010, 21:05

Tout cela est passionnant et personnellement je te remercie Briard.
En 1962 j'avais 15 ans et nous vivions chichement à Paris dans une période incertaine économiquement.
Nous n'avions aucun membre de notre famille en Algérie et nous n'avions que la TSF pour suivre l'actualité.
Je n'ai jamais été gaulliste ... ma mère si par réaction à la période de Vichy. Pour elle Pétain c'était le héros de 14/1 , mais si vieux qu'en 40 il était "irresponsable" à ses yeux. Pas si faux que cela quand on sait qu'il était suivi par son médecin personnel, devenu son conseiller politique, qui écrivit qu'il n'avait que 4 heures de lucidité par jour!!
Mon père n'était pas très gaulliste. Après 5 ans de camps à Postdam il ne considérait pas de Gaulle comme un sauveur.
Quand à l'Algérie!!... Tout ce qu'on savait c'est qu'à cette époque, de 59 à 62, on ne mettait pas de beurre dans la marmite.
Alors tu veux que l'on se souvienne, cher Briard?
Mais te souviens-tu de la vie que tu avais alors, de celle de ta famille?
Moi cette histoire là je m'en souviens comme de millions de pauvre gens de l'époque qui se moquaient bien au quotidien des Jouhaud, De Gaulle ou Salan.
Ce qui est étonnant dans la vie des petites gens c'est qu'ils franchissent, sans s'en rendre compte, des moments que l'histoire de leur Pays retient comme forts, alors qu'ils étaient étrangers à ce quotidien là.
Tu veux aujourd'hui nous les faire exister pour que nous apprécions , pour que nous condamnions!
Tu as raison de nous rappeler l'histoire des français, qu'ils furent en Algérie ou ailleurs. Parles nous d'eux pour que nous ne les oublions pas.
Mais les responsables j'ai du mal à me sentir concerné par leurs erreurs.
Ils étaient arrivés là par quelles voies?
C'est cela qu'il faut méditer!!!!

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